02/22/17

Y a-t’il encore quelqu’un pour jouer à la marelle ?

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Parfois, je me dis que de vieillir, ça vient peut-être, un peu de façon incompréhensible, avec une certaine tendance à se refermer sur soi. C’est ce que je me dis, chaque fois que je prend deux minutes pour réfléchir. Et que je réalise à quel point mon cercle d’amis a pu rétrécir au fil des années.

Non pas en raison de disputes quelconque. Mais plutôt sous l’effet des circonstance (ou d’un fait qu’on appelle banalement «la vie»), des éléments qui font en sorte qu’une fois les études terminées, la vie de famille enclenchée et les hypothèques contractées, pour nous tous autant que nous sommes, le temps réservé aux amis semble devoir rétrécir comme peau de chagrin.

Cela, sans qu’on n’y ait pris garde le moins du monde.

Et tout aussi soudainement, on réalise un beau matin qu’on sort de moins en moins de sa zone de confort. Et qu’on se restreint de plus en plus à ce qu’on connaît déjà.  Même siège dans l’autobus tous les matins, le premier café à 4h28 tous les jours. Et un troisième ramassé au même café  à 9h57 du lundi au vendredi, douze mois par année!).

Et nos amitiés? Un beau jour, celles-ci se résument à un banal texto envoyé (ou reçu) trois ou quatre fois par année. Ne serait-ce que pour se donner l’illusion qu’on ne s’est pas perdus de vue….

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02/21/17

Placard

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Suite à la mise en ligne de mon billet d’hier – billet qui traitait de la façon d’assumer ou pas sa vie privée lorsque l’on alimente un blogue – j’ai beaucoup repensé à ce que j’y ai écrit.

Parce que clairement, et ceux qui me lisent depuis longtemps en savent quelque chose, j’ai raconté vraiment beaucoup de choses ici. Des anecdotes familiales que, je l’avoue, n’importe qui d’un minimum sain d’esprit aurait plutôt décidé de garder pour lui (ou elle!).  Histoire de se garder une petite gêne!

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02/20/17

Les coulisses du blogue, semaine 8: Vie privée vs Vie bloguesque ou l’art de valser sur un fil

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Alors que jusqu’à maintenant, et ce depuis les débuts de cet interblogue dédié aux coulisses de l’écriture de mon blogue, j’ai de façon générale eu une certaine facilité à écrire mes billets à l’avance, dire que j’ai vraiment ramé sur le sujet de cette semaine serait très clairement un euphémisme ! 

Celui qui en principe, doit porter sur l’épineuse question de la vie privée pour celui ou celle qui alimente un blogue. Dans le cas présent: moi!

Et j’en suis tout à fait consciente ! Avouer cette difficulté pourra sembler bien paradoxal alors que dans les faits, et depuis presque sept ans, j’ai pu donner l’impression d’être un livre ouvert tellement j’ai raconté de choses ici ! À la limite de l’impudeur parfois même. Tellement que j’ai sans doute du causer quelques cheveux blancs à ma mère par moments. À preuve! Ces coups de téléphones impromptus au cours desquels ma génitrice me demandait parfois, avec toute la subtilité dont elle est capable, si c’était bien une bonne idée d’écrire tel ou tel détails…

Tout à coup que quelqu’un qu’on connait m’aurait lue, n’est-ce pas ! Imaginez le scandale !

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02/17/17

La vie comme une peinture

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Pendant le congé des fêtes, j’ai mis la main sur une série télé fabuleuse avec laquelle je suis littéralement tombée en amour ! Celle ci (This is Us) partant du principe que sur terre, environ 18 millions d’êtres humains à travers le monde partagent le même jour d’anniversaire (et parfois plus!), met en scène une famille répartie entre New-York et Los Angeles.

Une famille dont quatre des membres partagent justement la même date d’anniversaire…

Mais aussi, comme on le découvre, infiniment plus. Comme dans une immense broderie dont on s’étonne de découvrir peu à peu tous les fils si merveilleusement liés les uns aux autres.

Si la prémisse de départ peut sembler de prime abord bien mince, je vous mets personnellement au défi de ne pas succomber à sa magie! Et cela, dès le premier épisode !

Mais, si j’en parle aujourd’hui, c’est que j’ai littéralement craqué pour un passage en particulier de l’épisode 5 dans lequel l’un des personnages, discutant avec des enfants pour leur expliquer la mort et le deuil, fait le parallèle entre la vie et une peinture abstraite.

Pour vous, je traduits ci-bas, un peu grossièrement il va sans dire (mon anglais bien loin d’être de niveau élite !) ces mots qui m’ont tellement touchée.

Inspirant!

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02/16/17

Oser, malgré la peur?

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«Je passe mon temps à faire ce que je ne sais pas faire, pour apprendre à le faire» (-Pablo Picasso)

Contrairement à Picasso qui avouait passer son temps à faire ce qu’il ne savait pas faire, histoire d’apprendre à le faire (n’est-ce pas logique?), j’ai pour ma part le sentiment de passer une grande partie de ma vie à comme m’excuser de savoir faire ce que je sais faire, d’être qui je suis.

Mais surtout, de ne pas assumer tout cela et, en quelques sortes, de banaliser mon travail. Un peu comme si celui-ci était sans valeur.

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02/15/17

Du pouvoir réactionnaire de la féminité

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Hier, je suis tombée sur un article de Libération qui, après m’avoir donné le sentiment d’être littéralement tombée de ma chaise, m’a portée à réfléchir…

L’histoire ?

Celle de Lucia Caram, une bonne sœur Dominicaine d’une cinquantaine d’années qui, dans un talk-show, «Chester in Love» sur la chaîne privée espagnole Cuatro, a osé vanter les mérites de la sexualité dans le couple. Celle-ci, partant pour démontrer son argumentaire du modèle de vie de couple tel que vécu et présenté par Joseph et Marie.

Bon d’accord, je l’avoue ! Le modèle «date» un peu mais on parle quand même d’une bonne sœur pour parler du sujet ! Nous lui pardonneront donc les exemples un peu désuets.

Bref !

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02/13/17

Les coulisses du blog, semaine 7: Cinq sources pour trouver des photos et images libres de droit pour alimenter un blogue

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Trouver de belles photos lorsque on alimente un blogue, c’est plus qu’un luxe ! Clairement une nécessité ! Et cela, même si nous sommes bien loin d’avoir nécessairement un budget du tonnerre pour s’en procurer !

Et, j’avoue que j’ai en ce qui me concerne toujours été particulièrement soucieuse de chercher des photos pour lesquelles il y avait un droit d’utilisation clair. Étant entendu qu’aucun artiste au monde n’apprécie vraiment de se faire voler son travail n’est-ce pas ? Et cela peu importe qu’on parle d’un artiste de la photo, de la musique, de l’écrit ou de quelque autre domaine que ce soit.

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02/9/17

Pages féminines d’un autre temps…La femme qu’on ne doit pas épouser

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Lire de vieux journaux, ça a toujours cet effet de faire ma journée ! Ici, dans Le Petit journal du 13 février 1955, l’un des «meilleurs psychologues français» met en garde les hommes sur les cinq types de femmes qu’ils ne doivent jamais, au grand jamais, épouser….

J’adore le point 3 !

*****

La femme qu’on ne doit pas épouser

Un des meilleurs psychologues français, qui est en même temps (ce qui ne gâte rien) un homme d’esprit, vient d’établir la liste des femmes que l’on peut parfois fréquenter, mais dont il est sage…de ne point demander la main.

  1. La femme-enfant, celle qui toute sa vie, jouera à la petite fille. Elle est charmante au début. Elle amuse, elle donne l’illusion que la jeunesse durera toujours. Mais elle devient bientôt crispante, s’avère incapable de tenir une maison, ou ses caprices et ses enfantillages déchaînent des drames.
  2. La femme-qui-a-soin-de-sa-beauté.  Il peut être flatteur de sortir au bras d’une femme bichonnée, maquillée, peinturlurée. Mais combien cher l’homme paie cette satisfaction d’amour-propre! Tout son temps, Madame le passe devant son miroir; tout son souci est pour elle-même, pour sa ligne, sa cellulite. Elle ne quitte guère sa salle de bains. Alors…on fait le ménage soi-même et l’on mange des conserves du début à la fin de l’année.
  3. La femme d’un autre milieu. Un bon jeune mécanicien a épousé une femme-peintre cubiste. Au bout de six mois de ménage, il était fou. Il n’est pas nécessaire d’en dire davantage, ne croyez-vous pas? Cet exemple se suffit à lui-même.
  4. La grande nerveuse.  Celle-là semble avoir un marché passé en sous-mains avec le marchand de porcelaine, car dans l’appartement, vole la vaisselle. Et, la vaisselle épuisée, tout est bon pour sa rage de destruction. Les voisins s’amusent bien. Mais le mari…beaucoup moins.
  5. L’adjudante. La femme qui porte la culotte, qui exige le versement intégral des appointements, qui impose de marcher avec des «patins» sur des parquets cirés, qui fait pivoter son époux comme un toton. Oh! avec elle, l,a maison est bien tenue…on se sent chez-vous…comme à la caserne. Vivement la classe!

À part ces quelques exemples, on peut en somme épouser n’importe quelle femme. L’ennui, pour tenir compte des conseils de notre psychologue, c’est qu’on ne sait jamais ce qu’est exactement une femme qu’après l’avoir épousée. 

(Le Petit Journal, 13 février 1955, page 47)

02/7/17

Petit éloge du vide et de l’ignorance à l’ère de la sur-information et des fausses nouvelles

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Je ne sais pas trop si c’est la faute de l’hiver, qui, comme chaque année a cet art bien à lui de sembler un peu beige… Mais ces jours-ci, un peu comme la célèbre marmotte qui, le 2 février de chaque année sort la tête de son trou avant de décider si elle retournera se cacher, je ressens moi aussi cette envie soudaine et subite de retourner me terrer sous une couverture bien chaude.

À l’abri du monde

Je ne sais pas pour vous mais, depuis des semaines, je suis moi-même comme paralysée devant ce qui ressemble de plus en plus à une impossibilité totale. Celle de lire deux articles de file sans voir le nom de celui qui est maintenant à la tête des États-Unis (et que je refuse de nommer ici!). Et dont le caractère malsain semble maintenant devoir recouvrir un peu tout de son ombre malaisante et viciée.

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