À la guerre comme à la guerre: un faux Paris pour leurrer l’ennemi

Ne trouvez-vous pas vous aussi qu’il est passionnant de fouiller dans l’histoire ? La petite tout comme celle avec un grand «H» ?  Pour tout ce qu’on y apprend tant sur ceux qui nous on précédés bien sur ! Mais aussi sur nous… Et sur l’humain en général.

C’est un peu ce que j’ai ressenti lorsque je suis tombée la semaine dernière sur cette nouvelle racontant qu’à la fin de la première guerre mondiale, le gouvernement français avait eu l’idée de génie de créer…un faux Paris afin de berner l’ennemi allemand éventuel. Le chantier fut ouvert brièvement en 1917 mais jamais achevé. Néanmoins, au moment ou l’Armistice fut signé en 1918, quelques bâtiments factices avaient déjà été installés, dont notamment la réplique de la gare de l’est.

«Coincé au nord ouest de la capitale, entre Cergy au nord et Maisons-Laffitte au sud, le faux Paris n’aurait valu son existence qu’à un but et un seul, celui de protéger sa grande sœur légitime plus au sud des attaques aériennes et des premiers bombardements allemands. Si l’idée prête aujourd’hui à sourire, il en était surement tout autre à une époque ou la technologie radar n’existait pas et ou les pilotes se repéraient d’abord à l’œil, envisageant leur cible d’un regard avant de larguer leurs bombes

On en parle ici. Dans le magazine Slate. Et même dans le journal Le Monde.

Au moment ou sera souligné ce vendredi 11 novembre l’Armistice, l’anecdote m’a semblée plutôt sympatique, quelques 93 ans plus tard… En plus de ramener à mon esprit l’histoire de mon arrière-arrière-grand-père Édouard, décédé tout juste deux semaines avant la fin de cette fameuse guerre… Une guerre à laquelle il participa bien sur, bien qu’elle ne le tua pas…

Édouard ayant mené son combat à lui à un tout autre niveau…

***
Et parlant d’Édouard, j’ai finalement su hier que tous les dossiers de patients de l’Hôpital Robert-Giffard (anciennement St-Michel-Archange de Québec) datant d’avant 1968…avaient été détruits…

Je ne saurai donc jamais s’il avait laissé une ou des lettres pour Adeline, mon arrière-arrière-grand-mère….

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Quelques suggestions de lecture supplémentaire :

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Vivre en marge

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Fragments de réalité

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Le Bougainvillée à fleurs rouges (c) 2009 Pierre-Alain Bourquin Fouiner dans son histoire familiale, on le sait, cela peut très certainement réserver quelques surprises au passage... Et bien sur, en me lançant dans mon projet de livre[...]

2 commentaires sur “À la guerre comme à la guerre: un faux Paris pour leurrer l’ennemi

  1. Tout comme toi, je suis « férue » d'Histoire.
    Ne dit-on pas qu'il faut savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va… ?

    Je suis désolée que les dossiers ont été détruits en ce qui concerne ton arrière-arrière grand-père Édouard. Je croyais qu'on gardait les dossiers sur micro-films avant de les détruire. Que de moments de notre histoire collective et privée de perdus !

    Marjo

  2. J'aurais imaginé aussi que comme il s'agit de l'un des tout premiers hôpitaux, sinon le premier, ils auraient conservé ces dossiers. Mais en même temps, comme il s'agit d'informations personnelles sur les individus et que ces dossiers ont maintenant bien peu de chances d'être réclamés par qui que ce soit… Moi même, je n'avais pas obtenu le Certificat de naissance de mon arrière-grand-père (le fils d'Edouard) qui m'aurait permis d'accéder au dossier d'Édouard, ces certificats n'étant émis qu'aux héritiers directs (tous décédés maintenant !) Je préfère presque savoir que ces dossiers ont été détruits que de continuer de croire qu'ils existent mais que je ne peux y accéder pour une question de papiers 😉 N'empêche. Ma conviction qu'une telle lettre a existé est quant à elle intacte puisque Édouard savait écrire…et que je ne doute d'aucune façon qu'il se soit senti carrément abandonné dans ce lieu ou il n'aurait jamais du finir…

    Merci de me lire 😉

    Marie

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