• Plus on est de folles

    Apparence

    J’ai 20 lbs de trop. Mon nez est trop gros. Mes yeux trop petits. Mon ventre, trop gros. Mes fesses, trop plates. Mes cheveux, sont trop fins et raides. Mes dents ne sont pas tout à fait droites. Mes biceps sont trop mous. Mes seins, pas assez fermes. Je suis trop poilue. Je marche mal en talons hauts. Je suis maladroite. Je parle du nez. Je suis de la génération «Flash Dance ». J’ai grandi avec Olivia Newton-Jones et Madonna : work-out, fesses d’enfer et sex-appeal. J’ai vu les salons de bronzage faire leur apparition. J’ai vécu le retour des dessous sexy, porte-jarretières et mini-jupes. Je suis de la génération…

  • Plus on est de folles

    Échec et maths

    Choisir la bonne stratégie. Prendre des décisions et faire face à l’angoisse. Je lis et relis les textes des autres collaboratrices de ce blogue. Ce sont des mamans, ce sont des femmes, ce sont des employées, ce sont des boss, ce sont des érudites en orientation horizontale des rouleaux de papier de toilette, ce sont des personnes! (Petite parenthèse : en 1929 le Canada a bel et bien déterminé que les femmes, elles aussi, sont des personnes – grosse nouvelle.) Je lis et relis leurs textes et je me demande bien comment je vais y arriver. Toutes sortes de questions se bousculent dans ma tête; une guerre de questions. Premièrement,…

  • Plus on est de folles

    Cohabitation

    Les couples qui désirent avoir des enfants devraient être avertis de deux choses. Premièrement, les enfants ont leur propre caractère, et pas nécessairement parfaitement assorti au nôtre et deuxièmement, ça interagit ces p’tites bêtes-là! On dirait que le rôle de nos enfants est de nous pousser à explorer nos limites. Jusqu’où sommes-nous capable de nous investir? Quand perdrons-nous notre calme?

  • Plus on est de folles

    Un brin de folie

    Vendredi; le soleil est perché bien haut au-dessus des nuages de la ville grise, et la poulette grise, les oiseaux gazouillent et toutes sortes d’odeurs intéressantes émanent des monceaux de neige qui fondent. C’est définitivement le printemps qui approche. Comme à chaque printemps, j’ai décidé de faire le ménage de ma garde-robe et de faire le ménage de mes mèches rabougries. Du nouveau linge et une nouvelle coupe de cheveux, c’est de la magie pour l’estime. Ce printemps-ci, mon premier printemps en tant que jeune femme urbaine et mariée, j’ai opté pour une « pixie cut », très courte avec une longue frange du côté droit. Parenthèse : j’ai lu…

  • Plus on est de folles

    De l’amour et du papier

    J’avais tout juste 25 printemps lorsque je fis le grand saut et décidai d’emménager avec mon chum. Je n’étais pas née de la dernière pluie, j’avais bourlingué un peu et, en grande fille responsable que j’ai toujours été, j’avais une idée assez réaliste de la galère dans laquelle je m’embarquais. Je m’attendais aux chaussettes sales abandonnées sur la table de cuisine et j’étais préparée mentalement au siège de toilette éternellement relevé. Quelle ne fût pas ma surprise de constater que l’Homme ne semblait pas enclin à développer d’affreux défauts. Pas de chaussettes sales, pas de plongeon dans l’eau glacée de la cuvette aux petites heures du matin. Pas non plus…

  • Non classé

    Être occupé ou ne pas être

    Une maladie contagieuse frappe la ville. En tout cas elle fait rage autour de moi. Elle affecte mes collègues, mes connaissances et, même si je la combat férocement, j’en souffre moi aussi à mes heures. Tout le monde est occupé! Tout le monde manque de temps. On s’essouffle, on se plaint, on en parle et on le crie haut et fort à tous ceux qui veulent l’entendre. – «Comment vas-tu?» – «Ah! Je suis occupé» – «Sur quoi travailles-tu?» – «Trop de choses! Je suis dans le jus c’est pas possible!» C’est devenu la norme d’être occupé. Comme si c’était un but professionnel en soit. Comme si c’était une façon…

  • Plus on est de folles

    Retour sur l’investissement

    L’aire d’attente est déserte et froide. Je suis la seule âme qui vive ici, ce soir. Je sirote une boisson à peu près chaude et très sucrée. Ça disait «café» sur l’étiquette mais je doute fort de l’origine du sirop que la machine distributrice a distillé en vrombissant dans le gobelet de carton. J’attends. J’attends pendant les deux heures que ma fille, Miss Loulou, s’entraîne à faire roulades, rondades, grands écarts et renversements arrières. Je ne me plains pas de mon sort, car mon chum, pendant ce temps, se tape les quatre heures d’attente nécessaires pour que mon plus vieux puisse parfaire ses effets spéciaux au ping-pong…. heu… au tennis…

  • Plus on est de folles

    Parce qu’on fini toujours par se retrouver seul face à soi même…

    Breakfast at Tiffany’s. Pour la première fois en six mois, j’étais seule chez moi dans mon salon à plier mon linge que j’avais moi-même lavé dans ma machine à laver dans ma maison. Depuis les derniers six mois, je travaille dans un camp minier en Mauritanie (à l’Ouest du Mali et Sud du Maroc – je vous en reparlerai bientôt). J’y passe quarante jours sur soixante. Je mange dans une cafétéria. Des hommes enturbannés font mon lavage. Je ne me maquille pas. Je mets les mêmes bas deux jours de suite. Je me lève et me couche au son des prières. Je suis rarement chez moi. Enfin, j’étais de retour…

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