Automne adoré, tu mourras quant il aura neigé dans les vergers

Crédit: Pierre-André Simard, Flickr

Il y a des gens qui aiment jouer les lézards et pour qui la période estivale représente le nec plus ultra du bonheur!

En ce qui me concerne, l’été, la canicule, les trois douches par jour et les vêtements qui collent à la peau, très peu pour moi !

Et dans le même sens, l’hiver, la neige et le froid, personnellement je rangerais cela avec les boules de Noël, le deux janvier.

Entre les deux, l’automne et ses couleurs; les étals des marchés qui débordent de fruits et légumes gourmands, colorés et encore gorgés de soleil…

Bref! Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été excitée par l’arrivée de l’automne !

Et ?

La par la rentrée, période où tout semble devoir recommencer !

Mais étonnamment, cette année je n’ai le goût de rien. Pas plus des hordes de légumes à mettre en conserve, habituellement inspirée et motivée de cette idée des orgies de saveur que je me réserve pour l’hiver. Que par la quantité de magazines que les kiosques à journaux nous proposent avec cette promesse mille fois faite d’affronter ce stress du grand retour avec un sentiment de zénitude exposant mille….

Moi, la fille super organisée qui planifie toujours tout, des menus de la semaine aux activités du weekend, je n’ai ces temps-ci qu’une envie ! Fuir la vie de famille (je sais, je ne devrais pas dire ça sous peine de passer pour la pire des égoïstes!) et m’exiler au bout du monde.

Au demeurant, je fantasme à l’idée de ne plus avoir à répéter trois-cent fois par jour à mon fils qu’il doit se lever, manger, se laver les dents. Puis à la fin de la journée, de reprendre la même rengaine avec des «vient manger!», «va te laver les dents!», «Allez! À la douche!»

Bref !

Cet été, avec le sentiment d’avoir été prise pendant trop longtemps dans un tourbillon sans fin, telle une Forrest Gump en puissance qui réalise d’un coup qu’elle a couru suffisamment, je me suis arrêtée.

Et devant le temps qui passe un peu comme du sable entre les doigts, les années tournant –  et me donnant le tournis au passage – un peu comme si elles étaient prises dans un jeu de roulette au perpétuel mouvement, je me suis fait une promesse.

Celle de me faire un cadeau pour ces cinquante ans qui, déjà, me font de l’œil à l’horizon.

Oui, je sais ! Je sais ! L’Homme de la maison me dirait que je ne les aurai que dans quatre ans! Mais, à mes yeux, c’est un peu comme si je les avais déjà n’est-ce pas!

Car quatre ans, ce n’est rien d’autre que cela au final!

Quatre automnes.

Quatre hivers.

Quatre printemps.

Quatre étés.

Aussi, ais-je décidé de me planifier un congé à traitement différé de six mois, de janvier à juin 2020.

Histoire de remettre du «Oumph» dans ma vie qui ces dernières années, semble avoir pris un sérieux coup de gris ! Et contre cela semble-t-il, il n’y a aucun effet cosmétique capable d’en atténuer les effets!

D’ici là ?

Je vais vais devoir trouver à quel projet fou de vais consacrer ces six mois.

Alors ! Des idées ?

Car moi, soudainement, je me prends à rêver !

* Titre inspiré d’un poème de Guillaume Apollinaire

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