Canicule et surchauffe

Crédit: Pixabay

Me voici en ce début juillet avec, malgré une infernale canicule qui sur Montréal engourdit à peu près tout ce qui pourrait avoir la plus infime envie de bouger, une folle envie…

Celle d’écrire.

Et cela (je vous entend penser!) malgré tout le paradoxe qui vient avec le fait d’avoir écrit, pas plus tard qu’il y a un mois et demi, que c’en était fini de ce blogue. Et que, définitivement, je n’écrirais plus un mot ici.

Mais là-dessus, soyez en certains, je reviendrai. Mais gardez à l’esprit entre-temps que je plaiderai alors la non-responsabilité pour cause de chaleur excessive.

Parce que, aujourd’hui, il  fait clairement trop chaud pour plein de choses. Dormir par exemple, alors que même les draps vous collent à la peau. Mais aussi, pour réfléchir, alors que mon esprit, un peu comme mon climatiseur, menace de surchauffe.

Mais qu’à cela ne tienne ! Parce que ces derniers jours, ma pensée a été toute dirigée vers tous ceux qui, selon une tradition toute québécoise, ont décidé de déménager leur pénates ailleurs. Troquant un appartement pour un autre. Un lieu qu’ils quitteront aussi l’an prochain, pour un autre encore. Parce qu’ici, l’étranger qui arrive impunément un 1er juillet ne manque jamais d’être franchement interloqué devant cette habitude qui est la nôtre. Non pas seulement de déménager, mais de déménager précisément un 1er juillet. En pleine canicule en plus, comme pour rajouter une couche à l’aberration que représente ce fait de faire du déménagement plus qu’une tradition, une opération à date fixe.

Une «fête» qui laisse comme «preuve» des festivités des trottoirs jonchés de meubles à donner, à jeter, de cartons de pizza éventrés (parce qu’il faut bien nourrir les bons samaritains qui nous aident!). Mais également, des tonnes de ces cartons qui auront servi à transporter notre vie entière.

Parfois pas plus loin que deux coins de rue plus loin…

Bref! Tout cela pour dire que ces jours-ci, juste à penser à tous ceux qui sont déménagés en pleine canicule, je suis pleine de compassion. Parce que Montréal est littéralement paralysée depuis une semaine  sous l’effet d’une chaleur à laquelle nous ne sommes pas vraiment habitués. Un peu l’équivalent je dirais de ce que l’on imagine être l’une des sept plaies d’Égypte pour les québécois que nous sommes, peuple un peu bipolaire dont la «tare» de naissance pourrait être qualifiée de géographique…

Mais le bon côté de la chose j’imagine, c’est que des hivers à -40 et des étés à 45 degrés, ça vous oblige à une chose!

S’adapter!

Et, comme pour ce climatiseur qu’on achète sur un coup de tête, sans prendre le temps de réfléchir, on se dit qu’il sera toujours temps de s’expliquer…

Un autre jour.

*****

Me voici en ce début juillet, écrivais-je un peu plus tôt, avec, malgré une infernale canicule qui sur Montréal engourdit à peu près tout ce qui pourrait avoir la plus infime envie de bouger, une folle envie…

Celle d’écrire.

Et cela, malgré tout le paradoxe d’avoir prétendu il y a quelques semaines que c’en était fini de ce blogue.

Aujourd’hui, je ne saurais vous dire si ce n’est là le signe d’une envie qui revient. Ou le banal dernier mouvement du mourant dont les membres continuent de bouger une fois la vie enfuie. Comme les poulets dont on coupe la tête … et qui continuent néanmoins de courir.

Bref! Qui vivra verra !

Ou pas.

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