Postcrossing, le monde dans sa boîte aux lettres

«Le bonheur est une petite chose que l’on grignote, assis par terre, au soleil.» (- Jean Giraudoux)

J’en ai parlé quelques fois, ici et  notamment. Ce plaisir qui peut sembler un peu démodé d’envoyer des cartes postales. Une activité qui semble certainement un peu oubliée dans notre monde de textos, de courriels et d’apéros en mode virtuel qui est aujourd’hui le nôtre. Un petit plaisir que j’ai néanmoins moi-même ré apprivoisé il y a quelques années lorsque je me suis inscrite à ce mouvement de Postcrossing qui permet à ses membres d’envoyer et de recevoir des cartes postales de partout sur la planète.

C’est ainsi que depuis 2014, j’ai dû envoyer et recevoir quelque chose comme 2,000 cartes postales des pays les plus divers, France, Espagne, Russie, Afrique du Sud, nommez-les tous! Et que, j’ai par ricochet entamé des échanges plus suivis avec certains amateurs, du Québec comme de France et de République Tchèque avec qui j’ai pu échanger cartes postales, sachets de thé et autres babioles. Tous soudainement réunis à travers ce plaisir d’écrire au sujet de la pluie et le beau temps, mais surtout de cette passion commune pour l’épistolaire.

Pour la petite histoire, le mouvement qui a vu le jour en 2005 a été créé par deux amis portugais, Paulo Magalheas et Ana Campos qui, dans leurs temps libres, ont eu cette idée de mettre sur pied un site internet ou ils pourraient rejoindre d’autres amateurs de cartes postales comme eux. Ils étaient loin de se douter à l’époque que le phénomène allait prendre autant d’ampleur, c’est le moins que l’on puisse dire! Tellement qu’en décembre 2018, c’était rien de moins que 50 millions de cartes postales qui avaient ainsi été échangées à travers le monde.

J’en parle aujourd’hui parce que vendredi, s’est produit un événement un peu particulier. L’envoi de la millionième carte postale en partance du Canada. Et, je ne vous cache pas mon excitation d’avoir été la chanceuse ayant remporté ce «trophée» alors qu’une grande partie des membres canadiens étaient aux aguets, chacun espérant obtenir ce fameux CA-1,000,000!

Et, j’en parle aussi ce matin parce qu’en cette période de confinement, tous autant que nous sommes encabanés chacun chez-nous en «distanciation sociale», le fait de trouver une carte postale dans sa boîte aux lettres, c’est un petit plaisir qui prend réellement tout son sens.

En terminant vous vous demandez ou a été envoyé ce millionième envoi Canadien ?

Taiwan! L’image de la carte postale que j’ai choisie est celle qui accompagne ce billet.

Alors si ça vous dit de vous joindre au mouvement, n’hésitez pas, ne serait-ce que deux secondes !

Les mots s’envolent et les écrits restent!

La fuck-it therapy: Au diable tout ce qui dépasse et déborde

Ce genre d’amie, on en a toutes une, non ? Sinon, je vous le dis, il faut absolument mettre ça illico sur votre liste de souhaits pour Noël.

Vous savez ? Ce genre de personne que l’on appelle quand on a besoin de ventiler et de se sentir plus légère.

Pour ma part, je ne sais pas ce que j’ai fait pour mériter ça mais j’en ai deux. D’abord Karla dont je vous ai souvent parlé ici. Et puis Lou, que j’aurais envie de vous dépeindre comme une joyeuse jeune retraitée à l’énergie d’une bombe sur le point d’exploser. Comme autrefois elle occupait ce poste qui est aujourd’hui le miens, c’est vers elle que je me tourne quand j’ai besoin d’évacuer tout ce qui a besoin de l’être. En bref, c’est un peu une mentore.

Son mantra ? Fuck off! Au diable tout !

Inutile de vous dire que c’est la meilleure personne à qui parler quand on a besoin de dédramatiser.

Bref! C’est à elles deux que j’ai pensé quand je suis tombée sur cet article qui fait l’éloge de la «fuck it Therapy». Qu’on pourrait traduire par «Rien à foutre!» en français.

Le principe selon l’inventeur et promoteur de cette approche? Inquiétez-vous moins et vivez plus!

Et le meilleur? Selon John Parkin, cet homme à l’origine d’ateliers et de stages consacrés à cette «Fuck It Therapy» au Royaume-Unis, le fait de se retrouver en groupe et de crier «Fuck It!», ça produirait le même effet antistress qu’une longue séance de méditation ou de relaxation. Rien de moins que l’équivalent d’un massage pour l’esprit.

Ça me ramène moi-même à ma vingtaine. Cette époque ou mon mantra, cette phrase fétiche que j’aimais bien me répéter au besoin, c’était un peu l’équivalent du retentissant «Fuck Off» de Lou…

«Mon nom c’est Joe Meilleur, si ça ne fait pas ici, ça fera ailleurs!»

Essayez le ! Dites-là cette phrase ! Je vous mets au défi de ne pas vous sentir soudainement plus léger(e) qu’une bulle de champagne. Magie garantie! Même les lutins seront jaloux!

J’en parle parce que ces dernières semaines, en regardant toutes ces taches qui, comme c’est le cas chaque année à l’approche des fêtes, luttent pour se faire une place dans mon agenda, je me suis sentie quelques fois à un cheveu d’hyper-ventiler.

Dans le détail, aux habituels ménage, lavage, repassage, s’ajoutent les rencontres de parents pour le premier bulletin, les repas des fêtes à planifier (parce que les agendas de tous s’alignent rarement sous l’effet de la magie), les cadeaux à acheter,…et les ateliers d’écriture auxquels on a eu la bonne idée de s’inscrire !

Parce que, je ne sais pas pour vous, mais je suis comme ça n’est-ce pas ? Toujours à programmer mille affaires, en faisant du déni sur leur faisabilité. Jusqu’à ce que la réalité de la surcharge me saute au visage comme une bombe soudainement dégobillée.

Mais cela, c’était jusqu’à ce que je tente récemment la chose la plus révolutionnaire qui soit. Et j’ai nommé le largage élevé au rang de grand art.

Ainsi, la séance dans la cuisine pour produire mes habituels biscuits de noël? On saute une année.

L’atelier d’écriture qui me bouffe la moitié de mes samedis, exposant cinq? On pousse vers l’avant et on remet ça à l’ hiver.

La planification hebdomadaire des repas ? Mon Dieu, une pause s.v.p! Nous trouverons bien le moyen de piger dans le congélo pour quelques semaines. À la limite, l’occasion idéale de nettoyer celui-ci, une fois qu’il sera vide. Et je me dis que la tragique vérité, c’est que probablement personne ne verra la différence…

Comme quoi!

Mais du coup, je réalise que nous sommes nombreuses comme ça à se mettre sur les épaules la pression d’une tonne de briques.

Alors aujourd’hui, je rend grâce à John Parkin (mais aussi à Lou!). Eux ont compris le secret du bonheur!

«Fuck Off!» tout ce qui dépasse !

On largue les amarres!

***

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Ateliers, saveurs… et nouveaux horizons

 

Crédit: Pixabay

Hier, je racontais que selon une étude sur laquelle je suis tombée cet été, les instants et, d’une certaine façon, la liberté qu’on s’offrait parfois en cherchant de l’aide à l’extérieur pour nous libérer de certaines tâches moins «trippantes» du quotidien (ménage, cuisine, etc), quitte à payer pour l’obtenir, c’était bien souvent gage de bonheur.

Et cela, bien plus que tous les objets matériels que l’on peut s’offrir dans une vie !

Par ailleurs, dans l’un de mes derniers billets, je racontais également à quel point j’étais fascinée de constater combien il pouvait être difficile de nos jours d’aller vers les autres lorsque, lorsque pour une raison ou pour une autre, on souhaite dynamiser son réseaux d’amitiés. Parce que là-dessus, je sais bien que je n’ai rien inventé n’est-ce pas ? Et que plus encore, je suis bien loin d’être la seule oursonne de la forêt qui un jour réalise que ces amis que l’on connaît depuis l’université, la vie étant ce qu’elle est, et bien on les voit moins. Non pas par manque d’envie bien sur! Mais tout banalement, parce que la famille, les obligations, les déménagements parfois, ou pire, les divorces dans certains cas, se chargent un jour ou l’autre de venir brouiller les cartes.

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Le bonheur, je ne vous dis pas ! Mon meilleur d’octobre

Crédit: Pexels

Compliqué d’être heureux ?

Et si, au contraire, le bonheur résidait dans les petites choses ? Ces brefs instants, aussi volatiles que des bulles de savon, et qui disparaissent du radar de nos souvenirs en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire …

Voilà que j’ai eu l’idée de cette liste… Le meilleur du dernier mois !

En octobre donc, j’ai:

  • Craqué pour les couleurs d’un automne en feu;
  • Passé un superbe moment avec une gang de fans de cartes postales alors que nous nous réunissions un samedi d’octobre dans le plus inutile et vintage des passe-temps;
  • Vu l’un des billets de mes chroniques être repris sur le Huffington Post;
  • Compté quelques nouveaux membres officiellement abonnés à mes chroniques;
  • Mangé, un midi, des nattas qui goûtaient le ciel;
  • Ceci expliquant peut-être cela, acheté des billets d’avion pour Lisbonne en mars !
  • Été approchée par HabiloMédias pour qui j’écris des billets sur l’éducation aux médias…pour être consultante sur un projet commandé par la Régie du cinéma dans le but d’éduquer les jeunes au classement signalétique des films. O Joie !
  • Cuisiné une bonne douzaine de pots de ma «célèbre» confiture de poivrons ! J’avais d’ailleurs déjà partagé la recette ici ! Mais comme il s’agit bien sur d’une recette secrète, je vous serais gré d’en protéger le mystère !
  • Été renversée par la gentillesse de Fatima qui un matin au café, m’a fait en douce le plus énorme latté que j’ai vu de ma vie! Débordant d’une créma des plus gourmandes. Mais c’est promis! Je garderai le secret ! Histoire de ne pas faire de jaloux!

Et vous ? Qu’est-ce qui vous a rendu heureux en octobre ?

Et si l’avenir appartenait réellement à ceux qui se lèvent tôt ?

Je racontais il y a quelques jours à quel point le fait de me lever tôt le matin – certains vous diraient, aux aurores! – avait pu changer ma vie ! Un moment qui est devenu pour moi rien de moins qu’un processus d’hygiène mentale au quotidien!

Seule au monde a avoir découvert ce secret ?

Il semblerait bien que non! Le preuve étant cet article dans le Psychologie Magazine de Mai dans lequel on vante justement les vertus de ce moment destiné à s’occuper de soi, à développer des projets personnels, à s’adonner à la peinture, à l’écriture… Et à et quoi d’autre encore !

La promesse ? Une réduction notable du stress et une augmentation fulgurante de la productivité ! Comme l’ont un peu démontré plusieurs études menées par des chercheurs en psychologie, tant aux États-Unis qu’ici au Canada. Des études qui ont clairement établi que ceux qui se levaient tôt le matin étaient plus heureux, plus optimistes, plus consciencieux. En plus d’être moins exposés à la dépression.

Que demander de mieux ?

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L’art du rangement de Marie Kondo ou la quête du Saint-Graal

Crédit: Photo-libre.fr

Est-ce l’effet de l’automne qui s’incruste, lentement mais sûrement?

D’une fin de semaine de pluie ?

Ou bien juste une «échoeurantite aïgue» de faire sans fin du ménage ? Un peu comme une Sisiphe poussant sa pierre sur une colline qui monte et monte…et  monte encore.

Je ne sais trop!

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Dessines moi une rose, disait le petit Prince

« C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. » (Le petit Prince, Saint-Exupéry)

Je sais ! Je m’étais dit que je profiterais de juillet pour prendre une pause de mon blogue… Histoire de laisser monter l’envie, l’inspiration et l’excitation que suscite en moi la publication de chacun de mes billets..

Toutefois, comme vous le verrez, ce qui suit est loin d’être incompatible avec mon soudain désir de ralentir ! Bien au contraire !

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La semaine des quatre jeudis

Procrastination, David Dapin, Flickr

La procrastination. Maudite maladie que celle-là n’est-ce pas ?

N’empêche, j’ai envie de croire – ou de faire du déni, diront les mauvaises langues! – que c’est l’arrivée de l’été qui, ces temps-ci, fait en sorte que je ne peux m’empêcher d’avoir envie de sombrer dans une certaine lenteur. Un peu comme celle suggérée par la célèbre oeuvre de Dali dans laquelle celui-ci a justement choisi de représenter des montres molles, symbole du temps qui ralenti et s’allongeeeeeeeeeeeeeeeeee…

Vous savez ? À l’image de guimauves bien fondantes sur un feu de camp!

Écrire mon livre? Demain, promis !

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La quête du bonheur: À la bonne heure !

Le bonheur…~ Happiness… ..est fait de centaines et de centaines de petites choses, moments, sentiments. France, Flickr

«Le bonheur, c’est tout ce qui arrive entre deux emmerdements (- de Jean-Baptiste Lafond)

Ah le bonheur ! Quelle galère !

C’est comme n’importe quoi n’est-ce pas ? Beaucoup concluent que si c’est tendance, il y a forcément moyen de faire de l’argent avec ça !

À preuve, ces montagnes de livres qui jonchent les tablettes des libraires, nous promettant le bonheur facile et assuré. Un peu comme dans une recette de gâteau qu’on vous promet inratable ! Mais que j’ai paradoxalement toujours l’impression d’être la seule au monde à justement rater !!

Vous doutez ?

Qu’il vous suffise de taper le petit mot de 7 lettres dans Google pour voir le nombre de résultats plutôt impressionnant que le moteur de recherche vous balancera à la figure !

Je le sais ! Je l’ai fait !

Rien de moins que 97,300,000 résultats!

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Les petits bonheurs

Carte postale de Canberra en Australie, Collection personnelle

«Le bonheur est une petite chose que l’on grignote, assis par terre, au soleil (- Jean Giraudoux)

Le bonheur, bien souvent ça se révèle dans les petites choses. Loin des recettes.

Qu’on se le dise !

C’est pourquoi j’ai toujours eu la conviction profonde de cette importance d’ouvrir grands les yeux afin de n’en rien manquer!

Mon bonheur du jour ?

Trouver dans ma boîte aux lettres une carte postale d’un pur inconnu, habitant à Canberra en Australie (le bout du monde, carrément!) qui me souhaite un bon anniversaire !

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