Les souliers rouges

Petite annecdote que je ne devrais peut-être pas raconter ici si je souhaitais encore conserver un minimum de crédibilité!

Mais de la façon dont va le monde en ce moment, je me dis que ce sera peut-être là ma contribution pour trouver une façon de rire de quelque chose!

Vous saurez me le dire! Mais définitivement, les filles me comprendront!

C’est qu’aujourd’hui, j’ai vu des souliers Manolo Blanhnik de feu sur EBay (Vous savez! Les souliers de Carry Bradshaw, oui oui, ceux là!). De beaux souliers de déesse rouges à 50$ (US mais quand même!) Bien sur, l’Idée m’a effleuré l’esprit une fraction de seconde qu’à ce prix là, il y avait «peut être» des chances que ce soit pas des vrais mais bon…on ne s’arrête pas aux détails dans de tels cas n’est-ce pas ?

Vous ais-je dit? Des souliers de déesses. Rien de moins!

Au pire, je me suis dit que si ce n’était pas des vrais, la vérité c’est qu’ils étaient vraiment beaux. Et que je pourrais bien faire semblant de ne pas le savoir.

Alors envoye la carte de crédit, ça presse!

Pour me rendre compte après la transation…que le vendeur ne vendait que la chaussure gauche !

Tsé, au cas ou la fille voudrait un beau trophée à exposer ! Ou qui sait? Comme nous sommes à l’ère de l’inclusion, pourquoi pas pour une unijambiste coquette?

Bref! C’est rien de moins que la transaction la plus courte de l’Univers car j’ai bien sur annulé tout cela illico!

Mais la morale de l’histoire elle est sans doute aussi vieille que le monde! Quand c’est trop beau pour être vrai….

#Les2secondesEtQuartOuJaiEuDesManoloBlanhik

#ÇaSentLarnaque

La vie au temps du Coronavirus…De la nécessité de revoir ses attentes en matière de vacances

Rendue là, on va se le dire!

On ne compte plus les jours.

Parce qu’après avoir été confinés pendant des semaines, alors que la vie semble reprendre un semblant de normalité au moment où on se déconfine lentement mais sûrement, il pourrait être tentant d’imaginer que tout cela, c’est du passé.

La vérité, j’en ai bien peur, c’est que rien ne sera plus comme avant. Du moins pour un bon moment encore, comme je l’ai réalisé en tentant d’imaginer les prochaines vacances.

Parce que je ne suis sans doute pas la seule dans cette situation n’est-ce pas ? À ne pas savoir sur quel pied danser. Sortir de la ville ou pas ? Réserver une auberge sous mon vrai nom et risquer d’être stigmatisée en tant que montréalaise, résidente d’une ville ou le virus semble avoir frappé plus fort qu’ailleurs? Du moins aux yeux des résidents des régions. Ou bien m’inventer une nouvelle identité? Cela pour pouvoir circuler en dehors de la grande ville sans risquer d’avoir la police à mes trousses. Venue vérifier que je me suis bien confinée. Comme il se doit en arrivant dans une nouvelle région…

Vraiment ! La planification des vacances, ça semble devenu, dans ce monde post-pandémie, une véritable question de Polichinelle. Tellement stressante en fait que j’en fini moi-même par me demander «quand est-ce qu’elles commencent mes vacances? Qu’on en finisse!»

Bien sûr, j’exagère, vous l’aurez compris!

Mais, à quelques heures de «partir» en vacances, je me questionne vraiment à savoir de quoi il aura l’air ce repos. Parce que «partir» est ici un verbe qui résonne drôlement étant donné que je viens de passer trois mois chez moi à ne franchir nulles autres frontières que celles des pièces de mon condo. Et qu’ici, vacances semblent destinées à rimer avec Balconville…

Bref!

Une idée tellement peu inspirante semble-t-il que certains se sont mis à fantasmer sur le projet d’aller faire du camping…. Non mais y avez-vous pensé? Une éventualité qui à mes yeux semble définitivement mille fois plus effrayante que l’idée d’attraper ce satané coronavirus! Vraiment, c’est un peu comme le sac banane, revenu lui aussi, d’une façon qui dépasse ma capacité de compréhension, sur la sellette ces derniers mois.

J’ai déjà donné.

Mais bon, ça c’est moi!

Parce que, j’ai beau être originaire de l’Abitibi, une région dite «éloignée», un territoire saturé de nature, de lacs et d’épinettes, je n’ai définitivement pas hérité de l’amour du camping. Et ça, c’est le moins qu’on puisse dire !

Parce que, du camping, il faut vraiment en avoir fait pour savoir à quel point c’est loin d’être l’expérience extraordinaire qu’on nous dépeint dans les romans, je vous en passe un papier. Parce que, si je vous résume l’idée, l’activité consiste à peu près en ceci: subir en quelques heures (quelques jours pour les plus acharnés) rien de moins que l’équivalent des sept plaies d’Égypte. Soit dormir par terre et comprendre de façon assez saisissante, au cas où on en aurait douté, qu’on a rien de la princesse aux petits pois (à preuve la sensation des pierres sur sa chute de rein dont on ressentira les effets pendant des jours). Et je ne parle même pas ici des maringouins, des voisins «sur le party», du froid à 2h du matin semblant destiné à vous assurer la nuit la plus courte qui soit. Mais encore ? De la pluie et de la grêle si vous avez gagné le «gros lot»… Sans oublier la totale! Le voisin plus gonflé que son matelas …et qui se fera un devoir de ronfler.

Et? Inévitablement le lever du soleil à 4h30!

Je ne voudrais pas sembler de mauvaise foi mais je ne peux m’empêcher ici de voir des similitudes avec certaines descriptions qui évoquent de façon particulièrement explicite certaines expériences de torture…

Mais bon, ça n’engage que moi !

Ah je sais! C’est ici que vous allez me dire que j’exagère! Qu’il faut simplement être bien équipé n’est-ce pas ?

Balivernes que je vous dis!

Parce que me reviennent en mémoire ces souvenirs dans lesquels, adolescente, j’ai eu l’occasion d’expérimenter cette activité «ludique» et «mémorable» pour d’autres raisons que celles auxquelles vous pourriez penser. L’époque au cours de laquelle ma mère avait justement trouvé chez son deuxième mari un amoureux de la nature qui trippait taxidermie (oui, oui, des animaux empaillés chez nous!) Et grâce à qui j’ai notamment eu l’immense privilège d’élargir ma palette gustative en ayant l’indéfinissable opportunité de pouvoir goûter autant des civets de lapins, des mijotés de viande d’ours, que des ragoûts de hiboux (ça ne s’invente pas!). Et, par conséquent, vous l’aurez deviné, le camping était au programme de tous nos weekends de la saison estivale!

Merci la vie!

Et ça se passait invariablement ainsi.

Nous partions le vendredi soir (ou le samedi matin, c’est selon) l’auto chargée à raz bord de nourriture, de la tente, de sacs de couchage pour chacun des chanceux participants…

Et? Je vous le donne en mille!

D’une table de cuisine dont on avait pris soin de démonter les pattes, histoire d’en faciliter le transport (je vous le jure!). Sans oublier bien sûr, des chaises qui venaient avec.

Je vous laisse imaginer le tableau! Vraiment, que c’était beau à voir! Notre traversée du lac sur un canot chargé à bloc pour nous rendre à notre lieu de destination. En bref! Rien de moins qu’un déménagement tous les sept jours!

Mais bon! Chacun son dada n’est-ce pas ? Si vous fantasmez à l’idée d’aller faire du camping pour vos vacances, vraiment gâtez-vous ! Qui suis-je pour ainsi gâter votre plaisir hein ! Mais définitivement, le camping ce n’est pas le miens, je pense que vous l’aurez compris.

Mais, la question demeure entière! On n’y échappe pas en cette période post-pandémie!

On fait quoi pour nos vacances cette année ?

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La vie au temps du Coronavirus

Ce n’est un secret pour personne je pense. Vraiment, l’information est tellement partout ces temps-ci qu’il faudrait probablement venir d’une autre planète pour l’avoir manquée. ..

Jamais en effet l’idée d’attraper la grippe ne nous aura autant stressés, tous autant que nous sommes.

Pour ma part, je le dis haut et fort, je refuse catégoriquement de voir mon niveau d’anxiété augmenter face à l’éventualité que le fameux coronavirus s’installe à demeure chez-nous.

N’empêche! Même si je faisais déjà attention, signe des temps, j’avoue que je suis encore plus attentive par les temps qui courent au lavage des mains, un acte qui au demeurant, m’apparaît être un peu la base.

C’est pourquoi hier, devant l’évidence que les gels désinfectants et autres produits de nettoyage étaient carrément en pénurie partout, ais-je eu le réflexe d’aller sur Amazon, histoire de voir si je ne pourrais pas y trouver une bouteille de Purrell. Parce que, même sans être stressée par la question, je me suis dit qu’on n’était sans doute jamais trop prudents.

Aussi, quelle n’a pas été ma surprise de voir que la-dite bouteille y était vendue à un prix qu’on pourrait qualifier de quasi usuraire. Et je ne parle même pas ici des frais d’envois!

De la pure folie !

N’empêche! En analysant la chose, j’en suis venue à me dire que c’était sans doute le moment idéal pour se partir en affaires.

Non mais pensez-y!

On dévalise une usine de gel désinfectant. On coupe le produit avec un peu de glycérine et d’huile essentielle. Puis on revend le tout sur Ebay dix fois le prix.

Avouez qu’on a là un plan d’affaire de nature à faire place nette de toute concurrence!

Je dis ça, je dis rien bien sûr! Mais j’ai comme le pressentiment que c’est rien de moins que la fortune qui nous guette !

Alors? Prêts à investir dans mon projet?

Les investisseurs qui se pensent bien stratégiques en mettant leur argent dans le cour du brut n’ont rien vu ! À nous le magot!

#AMoiLaFortune
#OnSenLaveLesMains
#ViteUnBrevet
#ABasLeCoronavirus

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Mise à jour: Preuve que j’étais loin d’halluciner, voici que 24 heures après la mise en ligne de ce billet, La Presse raconte la même chose ce matin. Alors? Du Purrell à 70$ ou 100$ la mini bouteille, ça vous dit?

Pour ma part, pas tant!

Chronique de l’amour et du hasard ou comment survivre à la St-Valentin

J’ignore si je suis la seule à avoir remarqué le phénomène mais chaque année en février, à l’approche de la St-Valentin, j’observe sur mon fil facebook et sur les médias sociaux en général à un genre de rituel un peu particulier. Et attention! Je ne parle pas ici de l’accouplement des tourterelles au coucher du soleil. Mais bien de ce que je qualifierais de déferlement de conseils que des coachs auto-proclamés de l’amour distillent avec un empressement qui me dépasse.

Bref! Ce que j’aurais envie d’illustrer comme étant un perpétuel jour de la marmotte. Mais conjugué sur le mode de l’amour.

Aussi, pour la St-Valentin qui arrive à grands pas, ne reculant décidément devant rien pour le bénéfice de l’amour, j’ai pensé écrire ce billet afin de vous révéler absolument tout tout tout ce que vous devez absolument savoir (ou presque) sur la recherche de l’amour. Rien de moins qu’un guide pour vous éviter les conseils plus bancals qu’efficaces. Ceux, surtout, plus vides que les montagnes de cœur en chocolat que s’empresseront de vendre les commerçants pour cette fête de l’amour. Et ce n’est pas peu dire!

Alors soyez prévenus! Vous ne trouverez absolument rien de scientifique ici!

Je vous dirais que cette idée est partie du fait qu’il y a quelques jours, lorsque j’ai vu passer cet article, je me suis dit qu’il me fallait absolument faire la lumières sur ces précieux conseils dont on imagine pas à quel point ils sont une source sans fin de réflexion!

Et pour illustrer ce que je veux dire par là, quel meilleur exemple que ce conseil-ci. «La bonne personne frappera à votre porte au moment où vous vous y attendrez le moins»….

Vous voyez! Je vous laisse le temps de relire cette phrase pour en saisir pleinement toute la profonde subtilité.

Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, ce genre de conseils, ça me fait toujours beaucoup rire. Car, quiconque a été célibataire plus de cinq secondes et quart dans sa vie sera probablement d’accord avec moi. Plus encore si comme moi lorsque j’étais dans la vingtaine, vous l’avez été des mois, voire des années! Si c’est le cas, vous vous souvenez d’une chose ! Vous aviez vraiment hâte de vous conjuguer au pluriel. Tellement que la personne qui vous serait arrivée avec ce «divin conseil» aurait pu finir étouffée. Non pas à la vue de votre beauté sans commune mesure (ce dont on ne doute aucunement ici)! Mais bien sous l’effet de vos blanches mains !

Non mais on s’entend! Vraiment, quel conseil de merde, n’est-ce pas!

Ce genre d’affirmation, ça me fait bien rire en fait parce que c’est un peu là le principe de la pensée magique. Vous savez! Ce phénomène de la princesse qui attend son prince charmant. Celui qui lira dans vos pensées, devinera vos moindres secrets. Tout cela alors qu’il ne sera même pas encore descendu de son beau destrier d’une blancheur immaculée! (parce que c’est forcé, les destriers sont toujours d’une blancheur immaculée!)

Déjà, quiconque a déjà été en couple au sein d’une relation de longue durée, assez pour avoir une bonne idée de quoi on parle lorsqu’on évoque la routine, comprend assez vite merci qu’il y a un os dans l’affaire! Parce que voyez-vous, n’importe quelle femme en couple depuis suffisamment longtemps sait pertinemment une chose !

Allez! Je ne suis pas la seule à avoir fait cette découverte! Avouez !

Un homme, ça ne lit pas dans nos pensées.

J-A-M-A-I-S ! Comme dans Never!

La preuve, s’il était besoin de n’en nommer qu’une seule, étant cette charge mentale relative au fonctionnement familial qui repose à 99% sur les femmes, dès l’arrivée des enfants. Et ce n’est pas que moi qui le dit ! Des listes, des listes, faites-en! Parce que personne d’autre que vous ne se rappellera des milles obligations domestiques qui reviennent pourtant avec la déroutante régularité d’un métronome. Pas plus que personne, vraiment personne, ne lira dans vos pensées pour découvrir que vous en laisseriez bien au moins un peu à votre homme de cette foutue charge mentale.

Alors lire dans vos pensées vos émotions les plus profondes ? Vraiment ?

Pffff !

*Note à moi-même: Est-ce que ça ne ferait pas joli d’insérer ici l’image d’un ballon qui explose ?

Alors lorsque pour ma part je tombe sur ce type de conseil à cinq sous, genre  «La bonne personne frappera à ta porte au moment où tu t’y attendra le moins», je suis toujours un peu perplexe. Car ce que j’entends en fait c’est à peu près ceci.

Ma belle, méfie-toi! De deux choses l’une. S’il ne trouve pas la sonnette, il n’est probablement pas vite, vite! Dans lequel cas à ta place, déjà je trouverais ça louche. Et certainement, je m’assurerais à tout le moins d’avoir à portée de main le numéro de téléphone de la police… Juste au cas où…

Ou pire!

Imagine que ce soit le représentant d’une secte! Bien sûr, je dis ça, je dis rien ! Car vraiment loin de moi l’idée de dénigrer qui que ce soit! Mais quand même! Notez la similitude! Eux aussi, qu’on se le dise, trouvent toujours le moyen de frapper à votre porte quand vous vous y attendez le moins. Avec eux par contre, pas de surprise n’est-ce pas? C’est toujours la fin du monde ! Alors que vous bien sûr, ce que vous voulez, c’est le paradis n’est-ce pas ? Vous savez! Les oiseaux qui chantent, le sentiment d’avoir des ailes, et tout le forfait qu’on imagine venir avec le fait de trouver enfin «la bonne personne»!

Quoi qu’il en soit, et blague à part (nonnnnn!) pour ma part je ne prends jamais de risque. Si on frappe à ma porte, surtout au moment où je ne m’y attends pas, je fais la morte. Et surtout, je surveille ma télé, au cas où elle disparaîtrait !

Car soyez prévenues (je m’adresse ici aux femmes car bien sûr, je n’imagine pas un gars lire ce genre d’article!) Lorsqu’il est question d’amour, on n’est jamais trop prudentes !

Mais, je dis ça, je dis rien hein !

Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas qu’au final, chaque chausson fini toujours par trouver sa chaussette. Et même s’il arrive parfois que certaines se perdent d’une façon un peu mystérieuse dans le triangle des Bermudes du sèche-linge, dites-vous que certains «matchs» même inattendus peuvent parfois s’avérer fort surprenants.

Ne me remerciez pas! Ce sera cinq sous pour ces précieux conseils qui à n’en pas douter, changeront définitivement votre vie !

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La fin du débat

Nous sommes loin de la révélation du siècle n’est-ce pas ? En ce moment au Canada, nous sommes actuellement en pleine campagne électorale, des élections fédérales devant se tenir dans quelques semaines.

Aussi, j’écoutais il y a quelques jours par brides le débat qui s’est tenu à la télé entre les aspirants Premier Ministre, et je me suis faite une réflexion. Celle qu’il m’apparaissait comme presque obscène qu’en 2019, alors qu’on a bien d’autres chats à fouetter (l’environnement et le réchauffement climatique parmi bien d’autres dossiers tout aussi chauds) on en soit encore à parler de ça.

Et j’ai nommé, l’avortement.

C’est moi ou bien c’est presque insultant qu’en 2019, la question de l’avortement soit encore entre les mains de décideurs hommes ? Quatre grands gaillards qui on consacré rien de moins que presque le quart de la tribune télévisuelle qui leur était octroyée pour répondre à une seule et même question posée des dizaines de fois, sur tous les tons et de toutes les façons. Êtes-vous pour ou contre l’avortement ? Pensez-vous que les femmes doivent pouvoir décider de leur corps? Et, advenant que vous soyez élus, allez-vous ré-ouvrir le dossier de la criminalisation de l’avortement?

C’est moi ou bien on a l’impression d’être tombés dans un genre de «Back to the future» dans lequel, par un quelconque phénomène de brèche spatio temporelle, nous ne serions plus en 2019, mais plutôt retournés des décennies en arrière?

Vraiment, on se serait crus revenus aux années cinquante!

Et pourtant, ce ne sont pas les dossiers d’intérêt qui manquent. L’environnement, le réchauffement climatique, le débat sur la mort dans la dignité, les écoles qui souffrent de sous-financement chronique, les soins de santé auxquels il semble parfois plus difficile d’accéder qu’au sommet de l’Everest lui-même… Pour ne nommer que ceux-ci.

Vraiment! Qu’on nous laisse tranquilles avec cette menace constante de venir gérer nos corps! Un «espace» que les hommes politiques ont la trop fâcheuse tendance de considérer comme un territoire sous leur gouvernance…

Personnellement, je trouve affreusement pathétique que les hommes politiques s’acharnent encore à s’enfarger dans la question de l’avortement, honteusement en décalage avec notre époque.

Ce «débat qui ne devrait pas en être un», ça me ramène moi-même au début de mes vingts ans. Un nouvel amoureux, un manque de vigilance, le fait d’être un peu inconsciente comme on l’est souvent à cet âge et voilà, je me suis retrouvée enceinte. Une discussion avec le gars concerné m’a emmenée, dans le temps de le dire, à me dire que ce lien-là avec cette personne-là, ce n’était pas ce que je voulais. Que ce n’était pas le bon moment, ni même le père que je souhaitais pour mes enfants. Et qu’à la limite, le temps d’un clignement d’oeil, pour un simple moment d’égarement, je m’enlignais sur la même route que ma mère: celle de me retrouver trop jeune avec des enfants et prisonnière d’une relation qui n’aurait jamais du se nouer. Parce qu’on le sait n’est-ce pas ? Le père de son ou de ses enfants, on y est liées pour la vie. Qu’on qu’il advienne.

Et cela, même à vingts ans, je le savais.

Honnêtement, je n’ai jamais regretté cette décision et cela, même si c’est bien évident que je ne connais pas une femme qui se dise un beau matin « oui, moi dans ma vie, j’aimerais bien ça vivre un avortement ». La vérité c’est qu’un jour, en fonction de circonstances particulières et pour mille et une raisons qui n’appartiennent qu’à toi – et dans lesquelles, clairement, le politique n’a rien à voir! – tu en viens à la conclusion que c’est ce qui s’impose.

Inutile de dire donc que quand j’entends dans une campagne électorale que le sujet de l’heure de ceux qui ne sauront jamais de quoi on parle quand on parle d’avortement se trouve justement l’avortement, j’avoue que ça laisse perplexe.

Et on se demande après cela pourquoi le citoyen moyen se désintéresse tellement du politique… Le niveau de confiance moyen envers les gouvernement s’étiolant de jour en jour. Pour ma part, je rêve du jour ou l’avortement ne sera même plus un sujet tant ça relèvera de l’évidence que ça ne concerne personne d’autre que la personne concernée.

Mais bon, je dis ça, je dis rien !

Mais mon Dieu qu’elle avait raison elle !

«N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.» (Simone de Beauvoir)

Pages féminines d’un autre temps…L’art de s’embellir

Les recettes de grand-mère aux problèmes qui n’existent pas ? On adore n’est-ce pas ?

En voici une – prétendument efficace! – et qui m’a bien fait rire! Pour celles qui se soucieraient de la minceur de leurs chevilles…

***

L’art de s’embellir

Pour affiner les chevilles – Pour amincir et affiner les chevilles, voici un exercice aussi amusant qu’efficace. Mettez une grande feuille de papier sur le plancher devant votre chaise. Asseyez-vous sur le rebord de la chaise, retirez vos bas et placez un crayon de mine entre le gros orteil et le quatrième orteil du pied droit. Touchez ensuite le papier avec votre crayon, cambrez la cheville et écrivez… Tracez les lettres de l’alphabet, répétant chacune 5 fois et recommencez ensuite avec le pied gauche.

En «écrivant», cambrez et faites jouer au maximum vos chevilles et efforcez-vous de tracer les lettres avec le plus de précision possible. Plus votre écriture de pied sera belle, plus vos chevilles seront fines.

(Le Petit Journal, 25 août 1957)

Qu’est-ce qu’on mange pour souper ?

Il y a des jours comme ça à ce qu’il paraît!

Tu te décides à préparer un repas pour la semaine. Tu trouves une belle recette de galettes à la dinde.

Ça tombe bien! Il t’en reste au congélo.

Tu commence ta préparation pour te rendre compte que tu avais déjà sorti de la dinde. Mais! Obligée de la jeter parce que ça fait une semaine qu’elle attend au frigo.

Pas grave que tu te dis!  Continuer la lecture de « Qu’est-ce qu’on mange pour souper ? »

La vie n’est pas une série télé

Pixabay

Hier matin, en passant chercher mon café avant de me rendre au boulot, je me suis retrouvée dans une conversation un peu improbables sur les séries télé.

Vous savez ce que c’est! Ce genre de moment ou on se retrouve à discuter avec de purs étrangers en attendant son café dans une conversation momentanément commune…

Un peu à l’image de ces séries, justement, qu’on écoute en les commentant sur Twitter avec de purs inconnus lorsque l’occasion s’y prête. Tous comme soudainement unis dans une grande conversation commune dans ce salon virtuel qu’est le grand nuage…

La teneur de ce bref échange improvisé ?

Les séries qu’on écoute en cachette. Un peu comme un plaisir coupable, que, à l’image d’un bouton sur le nez, on préfère garder pour soi. Presque honteusement.

Continuer la lecture de « La vie n’est pas une série télé »

8 secondes dans la vie d’un poisson rouge

Pixabay

Les montres molles de Dali (ou Persistance de la mémoire), vous connaissez? Cette oeuvre du célèbre peintre surréaliste qui a un jour imaginé pouvoir représenter le temps qui fuit à travers cette image de montres aussi molles que de la guimauve. Et qui sur un paysage un peu désertique, n’en finissaient pas de fondre, de s’étendre et de s’étirer presque à l’infini. Un peu comme les dimanches de mon adolescence qui n’en finissaient plus eux non plus de finir alors que je n’avais moi qu’une envie.

Celle de retrouver mes amis le lundi matin.

Continuer la lecture de « 8 secondes dans la vie d’un poisson rouge »

Comme un grand coup de tonnerre

Pixabay

La vie est courte.

Ça, nous le savons tous pour avoir entendu ou lu cette affirmation quelque part, un jour ou l’autre n’est-ce pas ?

Mais, un peu dramatiquement, on l’oublie… Jusqu’à ce que la vie nous le rappelle, un peu comme un coup de tonnerre.

Dans certains cas, il arrive que le coup de tonnerre en question frappe si fort et de façon si dévastatrice que quelques jours plus tard, on est toujours là, immobile, cherchant à comprendre ce qui s’est réellement produit…

Continuer la lecture de « Comme un grand coup de tonnerre »

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