05/12/13

Gatsby le magnifique et les années folles

Francis Scott Fitzgerald

Pour une raison que je ne m’explique pas, j’ai toujours été fascinée par les années vingt. Celles que l’on appelle aussi les années folles…

Parce que semblant remplies de promesses suite à ces quatre années de guerre qui eurent lieu de 1914 à 1918. Cela, avant, bien sur, que le mur de la grande crise de 1929 ne vienne remettre les pendules à l’heure.

Mais une époque qui a néanmoins vu vivre les Colette, Robert Capa, Tamara de Lempika et autres audacieux de l’époque qui ont su braver les interdits pour s’inventer une légende personnelle. Comme si les limites, ce n’était pas pour eux…

Aussi, il était clair depuis longtemps que j’irais au cinéma voir cette nouvelle mouture de Gatsby Le Magnifique, œuvre écrite par Francis Scott Fitzgerald et qui parue dans sa version originale en 1925.

L’histoire ? Celle d’un jeune homme d’origines modestes, James Gatz qui, dans une volonté de se réinventer, est devenu Gatsby afin d’être à la hauteur de cet amour idéalisé qu’il porte à Daisy depuis des années. Et qui depuis, s’est mariée à un autre.

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09/29/12

Fifty Shades of Grey au temps de Madame de Sévigné

Photo: IStock

Fifty Shades of Grey, vous en avez entendu parler ?

C’est, parait-il, LE phénomène de l’heure en terme de littérature ! Mais, il ne faut pas le dire trop fort n’est-ce pas ? Car dans le Courrier International il y a quelques semaines, on en parlait comme étant le premier best-seller porno et féministe (oui, oui, semble-t-il que les deux puissent se dire dans la même phrase !) Le genre de littérature dont on se vante rarement d’en avoir lu…

Mais, serais-je tentée de dire, nous n’avons rien inventé n’est-ce pas?

À preuve, ce passage d’une lettre de Mme de Sévigné à sa fille…Il y a de cela, très très longtemps…Quelque part en 1689.

«Écoutez un peu ceci, ma bonne. Connaissez-vous M. de Béthune, le berger extravagant de Fontainebleau, autrement Cassepot? Savez-vous comme il est fait? Grand, maigre, un air de fou, sec, pâle, enfin comme un vrai stratagème. Tel que le voilà, il logeait à l’hôtel de Lyonne avec le duc, la duchesse d’Estrées, Mme de Vaubrun et Mlle de Vaubrun. Cette dernière alla, il y a deux mois, à Sainte-Marie du faubourg Saint-Germain; on crut que le bonheur de sa sœur la ferait religieuse et qu’elle aurait tout le bien. Savez-vous ce que faisait ce Cassepot à l’hôtel de Lyonne? L’amour, ma bonne, l’amour avec Mlle de Vaubrun. Tel que je vous le figure, elle l’aimait. Benserade dirait là-dessus, comme de Mme de Ventadour qui aimait son mari: «Tant mieux, si elle aime celui-là, elle en aimera bien un autre.» Cette petite fille de dix sept ans a donc aimé ce don Quichotte, et hier il alla, avec cinq ou six gardes de M. de Gêvres, enfoncer la grille du couvent avec une bûche et des coups redoublés. Il entra avec un homme à lui dans ce couvent, trouve Mlle de Vaubrun qui l’attendait, la prend, l’emporte, la met dans un carrosse, la mène chez M. de Gêvres, fait un mariage sur la croix de l’épée, couche avec elle, et le matin, dès la pointe du jour, ils sont disparus tous deux, et on ne les a pas encore trouvés. En vérité, c’est là qu’on peut dire encore:

Agnès et le corps mort s’en sont allés ensemble.

Le duc d’Estrées crie qu’il a violé les droits de l’hospitalité. Mme de Vaubrun veut lui faire couper la tête. M. de Gêvres dit qu’il ne savait pas que ce fût Mlle de Vaubrun. Tous les Béthune font quelque semblant de vouloir empêcher que l’on ne fasse le procès à leur sang. Je ne sais point encore ce qu’on en dit à Versailles. Voilà, ma chère bonne, l’évangile du jour. Vous connaissez cela, on ne parlait d’autre chose. Que dites-vous de l’amour? Je le méprise quand il s’amuse à de si vilaines gens.»

(Lettres de Madame de Sévigné: de sa famille et de ses amis, Volume 6, par la Marquise Marie de Rabutin-Chantal Sévigné)

Savoureux !

Et vous aurez remarqué par le lien que j’ai mis à cet extrait que ces lettres de Madame de Sévigné sont disponibles en téléchargement… gratuit !

J’adore !

 
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07/26/12

Faire du popcorn avec la vie

L’effet Popcorn, vous connaissez ?

Il s’agit en fait d’un livre, issus de ce qui était au départ…un blogue de filles, Marie-Josée Arel et Julie Vincelette qui au départ, n’étaient pas destinées à se rencontrer ! Car dans la «vraie vie», l’une sortait avec l’ancien petit copain de l’autre…. la deuxième ayant ensuite choisi de répondre à «l’appel», décidant de faire un séjour (de quelques années finalement !)…chez les religieuses ! Et qui s’est maintenant «recyclée» en «Madame Tupperware» ! Et maman dans la quarantaine !

Imaginez le parcours !

Je ne connaissais pas le blogue de ces deux filles jusqu’à ce que je tombe par hasard (mais le hasard existe-t-il?) sur le livre numérique et que je «tombe moi aussi en amour» avec leur belle façon de voir la vie au quotidien.

On trouve une belle entrevue donnée par Marie-Josée Arel au journal La Presse tout juste ici.

Et quant au blogue de ces deux filles, c’est tout juste ici.

Et la beauté de la chose ? Le livre est disponible en téléchargement numérique, sur le site de l’éditeur (ou on peut par ailleurs également feuilleter quelques pages du livre). De même que dans n’importe quelle librairie sur le web (sans oublier sur le blogue des deux auteures bien sur !).

Vive le numérique n’est-ce pas !

Quant à moi, j’ai craqué ! Un merveilleux livre à déguster, à petites doses !

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07/3/12

Acte de création

J’ai mis la main récemment, pour ma liseuse, sur un magnifique petit livre dont le titre, «Acte de création» de l’auteur Paul Savoie me laissait présager d’y trouver mon bonheur…

Ainsi, dans ce petit recueil, retrouve-t-on quelques 20 dialogues réalisés sur une période de quelques mois, période pendant laquelle l’auteur, Paul Savoie, aura ainsi tenté de saisir, au fil de ses questions, les profondeurs d’êtres cachés derrière leurs plumes ou leurs claviers.

Pour la plupart, des auteurs, écrivains, artistes hors Québec ayant choisi d’écrire en français. Une façon pour l’auteur de voir quelle place avait pour ces artistes-écrivains ce choix d’écrire en français dans un milieu où cette langue est minoritaire.

Tentant ainsi de découvrir, à travers la voix même de ces auteurs, ce qui les motive à créer afin de mieux cerner leurs cheminements, leurs œuvres.

C’est pourquoi, Paul Savoie a choisi de s’entretenir avec des gens issus de la même cour que lui, soit le milieu canadien-français, l’Ontario, l’Ouest et l’Acadie. Car, comme il l’écrit dans sa préface, «c’est là où je me sens véritablement chez moi et où je pouvais établir les meilleurs dialogues». Il s’agissait d’«essayer de comprendre ce qui motive la personne, définit sa démarche, décrit son cheminement» (p.9).

Parmi les écrivains rencontrés, Marguerite Andersen dira tout haut ce que d’autres pensent tout bas. «J’aime bien qu’on me loue, qu’on me dise que je fais bien. Surtout parce que j’ai toujours tendance à douter de moi et de mon travail d’écrivain.» Aurélie Resch, nouvelliste et conteuse, considère quant à elle l’écriture comme quelque chose d’extrêmement personnel. Dans son cas, ce processus de création est bien  souvent déclenché par un événement comme naissance ou un décès, une échéance ou un besoin.

Elle avoue du même souffle avoir «la chance d’avoir une imagination débordante et d’engranger très rapidement les idées, les situations et les rencontres». Pierre Léon de son côté, a toujours considéré l’écriture d’un poème, d’un conte, d’une nouvelle ou d’un récit comme «une activité ludique.»  Il précise ne s’être jamais pris au sérieux, ce qui lui a, selon lui, permis de survivre dans la jungle universitaire «où tant de gens ne sont vraiment pas rigolos».

La beauté de la chose ? Le livre est disponible en téléchargement !

Et on parle tout juste ici de la démarche de l’auteur ! Mais aussi dans cet article de L’Express.

Un livre enrichissant !  Et qui a ce mérite de susciter la réflexion sur ces raisons qui font que l’on ressent ce besoin d’écrire.

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06/5/12

Le jardinier du roi dans ma liseuse

Comme moi, vous aimez les livres anciens ? Et pour vous réclamer d’un minimum de paradoxe, vous aimez bien lire vos livres sur une liseuse ? (comme quoi, on peut aimer les livres anciens et se vouloir néanmoins moderne n’est-ce pas ?)

Aussi, alors que comme on le sait, Internet regorge du meilleur comme du pire, j’ai pour vous un petit bijou, rien de moins ! Et qui fera peut-être de Google votre ami à vie !

Et j’ai nommé:

«Le Jardinier François : qui enseigne à cultiver les arbres et herbes potagères, avec la manière de conserver les fruicts, et faire toutes sortes de confitures, conserves, et massepans». Par le jardinier du roi, Nicolas de Bonnefons. Vers 1664. 

Pour la petite histoire, il faut savoir que ce livre fut publié en 1651 de façon anonyme d’abord, par un Valet de chambre du Roy, Nicolas de Bonnefons. Par la suite, l’ouvrage connut jusqu’en 1701 quelques dix éditions successives : un véritable succès à l’époque ! Premier traité d’économie ménagère donc et que le visionnaire eut la bonne idée de dédier aux dames… 

Rien de moins !

Et que vous pourrez télécharger (sur votre ordinateur comme sur votre liseuse) tout à fait gratuitement, tout juste ici. (tiré de la copie originale qui selon ce qu’on peut en lire, reposerait maintenant à l’Université de Düsseldorf)

Pour le plaisir de constater à quel point la langue française à pu évoluer au fil des siècles !


Et que vous pourrez télécharger (sur votre ordinateur comme sur votre liseuse) tout à fait gratuitement, tout juste ici. (tiré de la copie originale qui selon ce qu’on peut en lire, reposerait maintenant à l’Université de Düsseldorf)

Pour le plaisir de constater à quel point la langue française à pu évoluer au fil des siècles !
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03/18/12

Amour et passion en format numérique

À Paris, se déroule actuellement le Salon du livre. Un Salon qui cette année, est axé sur le livre ancien mais dans lequel la nouvelle tendance du livre en format numérique est loin de passer inaperçue !


Ainsi, on apprend que le roman Harlequin, un genre qu’on pensait avoir complètement disparu de la carte (du moins, je le pensais !), serait celui qui bénéficierait le plus de la nouvelle popularité des liseuses électroniques ! On explique le phénomène du fait que selon toutes vraisemblances, les liseuses électroniques permettent de cacher la couverture du livre… De façon que la gène souvent associée à la lecture de ce genre littéraire dans les lieux publics disparaisse du coup.

Une tendance qui semble vouloir confirmer, comme on l’a déjà souvent lu dans les médias, que la littérature de sentiment, telle que pratiquée par Harlequin, soit souvent associée à de la pornographie pour femmes… Et qu’il semble préférable de se cacher pour en lire !

On en parle partout ces jours ci. Dans le Guardian de Londres ainsi que dans le New-Yorker américain. Mais aussi, dans Le Figaro.

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01/11/12

Addiction

Ça y est ! Je suis accro !

Mais à quoi donc, vous demandez-vous ?

À ma liseuse électronique, tout simplement !

C’est que je me suis amusée, depuis que je l’ai reçue à Noël, à rechercher sur Internet des livres à télécharger et je suis tombée sur rien de moins que de petits bijoux ! Les grandes espérances de Dickens, À la recherche du temps perdu, l’édition de 1947 en quinze volumes de Proust, Les Rougon Marquart en vingts volumes de Zola, quelques livres de Georges Sand notamment.

Imaginez ! J’ai même trouvé les «Petites misères de la vie conjugale» dans lequel Balzac donne ses «conseils» sur la vie conjugale dans ce qui se veut une compilation des petites misères endurées par l’une ou l’autre moitié du ménage… Et comme c’est un homme qui a écrit ce bouquin, je vous laisse bien sur imaginer qui est la moitié la plus insupportable du couple….

Un petit bijou de livre qu’on dévore avec un plaisir un brin voyou, sans qu’on soit pour autant obligés de suivre tous ses conseils, cela va sans dire !!! 
 
Et dont j’avais parlé sur mon blogue, tout juste ici. Et que comble du bonheur, nous pouvons télécharger gratuitement en différents formats, tout juste ici (les livres sont classés par auteurs).

«Un mari doit toujours savoir ce qu’a sa femme, car elle sait toujours ce qu’elle n’a pas» (Petites misères de la vie conjugale, Balzac, 1845)

Vous avez une liseuse aussi ? J’ai pensé partager avec vous, une fois par semaine, le fruit de mes pérégrinations livresques sur Internet.

Ça vous dit ?

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