05/7/13

En attendant de trouver les mots

Crédit: photo-libre.fr

Ouf ! Comment décrire se qui se passe dans ma vie présentement ? Sinon comme un merveilleux cadeau de la vie.

Du genre inespéré ! Et que je n’aurais jamais osé demander au Père Noël, clairement par manque d’imagination !

Car voilà, cette cousine de ma grand-mère et dont la mère n’était autre que la soeur de Lucienne, mon arrière-grand-mère, et dont surtout, j’ignorais l’existence il y a peu me donne l’impression, comme Alice au pays des merveilles, d’être passée de l’autre côté du miroir…

Car il est vrai que mon courrier électronique surchauffe de nos échanges depuis près d’une semaine !

Et, au cours de ces échanges, j’ai pris conscience que la « tempête Lucienne »  avait probablement eu un impact pas mal plus intense et dévastateur que ce que je n’aurais jamais pu imaginer.

En ce moment, je l’avoue que je me sens choyée, véritablement, de pouvoir vivre cela ! D’avoir ce sentiment de voir la vie comme en plongée. Un peu comme si j’avais la chance de voir toute mon histoire familiale d’en haut, de ressentir véritablement l’impact laissé par Lucienne sur des générations. Tout cela ayant comme pour effet de « valider » en quelques sorte, et de donner du sens à ces dernières années ou j’ai eu plus souvent qu’autrement l’impression d’être seule. De m’acharner sur quelque chose qui ne servirait probablement jamais à rien. Qui ne mènerait peut-être nulle part.

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05/4/13

La traversée d’un miroir

Crédit: IStock

C’est fou comme le temps file, un peu comme du sable entre nos doigts, n’est-ce pas ?

Voilà presque une semaine que je n’avais pas écris ici ! Non pas qu’il ne se soit rien passé !

Tout juste cette réalité que le temps a manqué!

Et dans cette semaine qui s’est avérée un peu chaotique, une chose assez extraordinaire s’est produite: cette impression de traverser un miroir. Et comme Alice au pays des merveilles, découvrir qu’il est possible de faire tomber des murs…et découvrir, l’autre côté du monde.

Mais pour éviter de vous perdre, que je vous raconte plutôt !

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04/28/13

Filigrane ?

Crédit: IStock

Un weekend passé à courir les ateliers littéraires, c’est le cas de le dire, ça stimule l’imaginaire!

Et hier justement, j’ai comme été prise d’une poussée d’inspiration, en pensant à mon projet de livre sur les femmes, du côté de ma famille maternelle, et dont le titre de travail était jusqu’à maintenant, « Derrière des portes closes ».

Étrangement, bien que je sache très bien depuis le début que ce titre en était un temporaire, n’ayant rien trouvé de mieux jusqu’à maintenant, je n’y avais pas trop repensé depuis. Mais, m’est revenue en tête cette semaine cette nécessité de trouver un titre mieux adapté alors que j’ai vu quelqu’un dans le train lisant un livre qui s’intitulait justement… « Behind The closed doors »…

Manque de chance n’est-ce pas !

Mais qu’à cela ne tienne, alors qu’hier, en entendant un tout petit mot, j’ai senti tout d’un coup que c’était peut-être cela.

FILIGRANE

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04/12/13

Une suite de hasards

Crédit: IStock

Trouver sa voie, j’ai parfois l’impression que c’est un peu beaucoup… une suite de hasards. Il n’y a pas vraiment de recette convenant à tous. Pas plus que de méthodologie pour y parvenir à coup sur.

On ne peut se fier à rien d’autre qu’à son instinct…

Hier soir, avait lieu à Montréal une méga conférence donnée par la très connue Oprah Winfrey. Malheureusement, je n’y étais pas (15,000 personnes réunies au même endroit, c’est un peu beaucoup pour la claustrophobe que je suis !). Néanmoins, ce qu’elle avait à dire pourrait sans doute se résumer en tout au plus quelques mots. Mais des mots contenant rien de moins que toute la vérité du monde!

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09/24/12

Ombres et secrets

Photo: Chroniques d’une cinglée

J’ai toujours été fascinée par les maisons… Car que nous y vivions depuis cinq minutes ou depuis vingts ans, n’avons-nous pas bien souvent cette impression d’en voir fait le tour en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ? 

Et pourtant, qu’y a-t-il de plus mystérieux qu’une maison ? 

Aussi, la vie je pense m’a toujours semblée ressembler un peu à ces maisons qui jalonnent la route, alors qu’on roule en voiture vers une destination quelconque. N’avez-vous en effet jamais remarqué à quel point celles ci semblent le témoin de secrets plus ou moins avoués ? Avec leurs façades qui donnent à penser que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, avec des fleurs aux fenêtres et le mot « Bienvenue » en grandes lettres peintes sur la porte. 


Photo: Chroniques d’une cinglée
Avec des rideaux légers voltigeant au vent… 
Et puis, les maisons, c’est un peu comme les humains je pense. Alors qu’on s’imagine tout savoir à leur sujet, on se rend compte bien souvent que nous n’avions pas dépassé le niveau de leur façade…

C’est pourquoi je n’ai pu m’empêcher de sourire en tombant sur cet article tiré du site internet du Magazine Cles, Retrouver du sens dans lequel on parle justement de traquer l’esprit des maisons…  Me rappelant soudainement mon retour de Caraquet au Nouveau-Brunswick lors des dernières vacances, alors que fidèle à une habitude que je ne m’explique pas, je n’ai pu m’empêcher de photographier au passage les maisons qui avaient cette grâce d’attirer mon regard…

« Encore un peu de temps, vous finirez par éprouver ce que la maison où vous êtes a de tendre ou de froid, de nostalgique ou de vengeur. Car toutes ont des caractères secrets, assez semblables à ceux des personnes. Certaines sont bêtes, d’autres sournoises. Quelques habitations sont austères et revêches, beaucoup sont espiègles, joueuses, toutes sont difficiles à apprivoiser. » (« Traquer l’esprit d’une maison », Cles, Retrouver du sens)

C’était aux petit matin, alors que nous avions justement pris la route tout juste avant six heures. La route et le ciel qui lui aussi avait l’esprit embrumé… Et entre les deux, nous qui roulions pour revenir chez-nous. Si ce n’avait été de ces deux ou trois voitures que nous avons croisées, nous aurions facilement pu croire qu’il n’y avait âme qui vive dans cette parenthèse entre le jour et la nuit. 
Entre les vacances et le retour. 
Entre le hier et le demain…
Photo: Chroniques d’une cinglée
Et voilà que je me suis mise à photographier les maisons. Non pas les plus belles. Non pas non plus les plus coquettes ! Au contraire, mon œil s’est obstiné à chercher le secret derrière ces façades décrépies aux volets clos. Ces maisons ou, n’ais-je pu m’empêcher de penser, il avait du se vivre tellement de choses…

« A cause de leur histoire, probablement. Aucune, en effet, n’est faite seulement de pierre, de bois, de brique et de ciment, de carrelage, de tuile ou d’ardoise. Une maison est aussi constituée des idées de ceux qui l’ont conçue, des pensées de ceux qui l’ont construite, des péripéties qui s’y sont déroulées. On ne sait bien sûr ni comment ni pourquoi, mais des lambeaux et des bribes de ce passé flottent toujours dans l’air ou s’agglutinent au bas des portes. N’oublions pas non plus qu’une maison n’est jamais absolument close, tout à fait hermétique. Elle existe par la répétition d’une multitude d’allées et venues, abrite une possibilité sans limite d’arrivées, de départs, de transits.» (« Traquer l’esprit d’une maison », Cles, Retrouver du sens)

Ce parralèle entre les maisons et les humains…il y a longtemps déjà que j’y réfléchi. Allant même jusqu’à imaginer que je pourrais m’en servir dans mon projet de livre. Celui portant sur la lignée des femmes du côté maternel et dont le titre de travail pour le moment est justement « Derrière des portes closes»…

Et si cette histoire, c’était la maison qui la racontait ? Cette maison grand-paternelle dans laquelle j’ai moi-même vécu quelques mois, tout juste avant d’entrer à l’école…

Je n’ose imaginer combien de secrets elle cache en ses murs!

«Encore un moment, un dernier pas, et vous approcherez de l’énigme essentielle. L’élucider est hors d’atteinte, mais la formuler n’est pas difficile : chaque maison imprègne les gens qui y séjournent, règle leurs parcours, en partie leurs humeurs. Ce ne sont pas eux qui vivent dans la maison… c’est elle qui les habite.» (« Traquer l’esprit d’une maison », Cles, Retrouver du sens)

Ce scénario me revient toujours en tête alors que j’ai toujours cette image finale dans laquelle la maison de mon enfance serait ravalée par tous ces arbres que mon grand-père a passé sa vie à planter…

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09/16/12

Vivre en marge

Crédit: Photo-libre.fr

Je racontais hier combien le fait que mon arrière-arrière-grand-père Édouard ait été atteint d’épilepsie avait du peser lourdement sur son destin…mais également, sur celui des siens. 

Plus, probablement que tout ce que j’avais pu imaginer jusque là…

Car il est vrai que l’épilepsie, à l’époque, était bien souvent assimilée à de la folie. Et était très certainement, un sujet de honte pour la famille.

À cet égard, je suis tombée un jour sur un article dans lequel on racontait que la Reine Mary et son époux, le roi anglais George V, avaient eux aussi un fils atteint d’épilepsie. Né en 1905, on découvrit ainsi dès ses quatre ans que ce plus jeune fils de la famille était atteint de cette maladie. Aussi, afin d’éviter de nuire à la réputation de la famille royale mais aussi pour éviter les éventuelles scènes embarrassantes, on décida de le cacher. D’abord maintenu isolé dans une petite maison proche du palais, puis dans une écurie qui allait être aménagée pour lui à la campagne, le petit prince fut élevé par des nounous. Selon les témoignages de l’époque, sa mère aurait été à peu près la seule personne de la famille à venir le visiter, se montrant toutefois peu démonstrative et gardant ses distances de crainte qu’il ne soit «contagieux».

On raconte un peu cette histoire sur Internet. Ici, par exemple, on dit que Georges V «avait honte de la santé de son plus jeune fils John, épileptique et légèrement débile. Il le fit enfermer dans une ferme du Norfolk, où il mourut en 1919 à l’âge de 13 ans, après n’avoir eu comme contact familial que celui de sa mère. L’enfant fut enterré dans le plus grand secret dans le petit cimetière de Sandringham.»

Du coup, je réalise que le plus jeune fils de Georges V est décédé à peu près à la même époque, soit tout juste deux mois après mon arrière-arrière-grand-père Édouard. Et bien qu’il soit tout à fait évident qu’ils ne se soient pas connu, je me dis que si cette maladie était aussi honteuse au niveau de la noblesse de l’époque, n’est-il pas réaliste de croire que la chose ait été tout aussi stigmatisée dans toutes les couches de la société? Et que notre fameux «secret de famille», ce n’ait été «que ça» finalement ?

Cette «prétendue folie» d’Édouard…. Que pendant des générations, nous n’aborderions pas, même du bout des lèvres…

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09/15/12

…qui en génèrent d’autres.

Crédit: Photo-libre.fr

Ainsi, je vous racontais hier qu’en consultant les résultats du recensement de 1911, j’étais tombée récemment sur un détail qui m’avait d’une certaine façon accroché….

Car quiconque a déjà consulté de vieux recensement sait qu’à l’époque, au début du vingtième siècle, les familles étaient pas mal toutes construites sur le même «moule». Soit la femme s’occupant de la maisonnée, l’homme subvenant aux besoins de la famille. Chacun connaissant sa place et son rôle si on peut le dire ainsi! Par conséquent, sur les registres, dans la section «Occupation», la femme ne semblait jamais «rien faire» alors que l’homme lui, était selon la région, souvent agriculteur, parfois commerçant.

Dans de rares exceptions occupant un métier plus rare, comme cet ancêtre qui comme je l’ai découvert, était tailleur de cuir. Mais ça, c’est une histoire sur laquelle je reviendrai à un autre moment.

Enfin bref, voilà donc que sur ce recensement (oui, oui, j’y viens !), j’ai pu découvrir qu’Édouard était sans occupation. Et qu’Adeline était «laveuse», selon le terme utilisé. Ce qui selon ce que j’ai pu en déduire, signifiait qu’elle nettoyait les vêtements des autres…

Une fois encore, nous sommes bien loin du modèle traditionnel lorsque l’on remonte mon histoire familiale…

Je me suis donc demandé si je n’avais pas là un autre «indice» capable de faire dériver tout ce que j’ai cru jusque là. Et suscitant, il va sans dire, nombre d’autres questions! Et si Édouard atteint d’Épilepsie avait été marginalisé, incapable de trouver un travail pour subvenir aux besoins de sa famille? Le fait étant qu’à l’époque, cette maladie, par manque de connaissances, était assimilée à l’état de folie chez son sujet… Pour avoir vu l’un de mes oncles en crise, je puis assurer que la chose est assez affrayante à voir !

Et si Adeline avait été obligée de palier à ce manque? Et si la mort d’Édouard de la grippe espagnole, alors qu’il était déjà hospitalisé à l’asile n’avait été finalement, et en quelques sortes, qu’un «soulagement » pour elle? En quelque sorte ce qu’elle pourrait avoir perçu comme une deuxième chance de se réinventer face à une situation qui bien sur, devait être bien lourde pour elle…

Est-ce que cela n’expliquerait pas qu’Adeline ne se soit pas présentée aux chevets d’Édouard lorsqu’il a été enterré, en octobre 1918? Qu’elle se soit remariée dès l’été suivant, en juillet 1919, changeant même de ville, comme pour fuir quelque chose. Ou bien commencer une nouvelle vie. Loin du jugement de tous ceux qui les connaissaient et du stigmate probablement laissé sur la famille par la «folie» d’Édouard…

Bien sur, de tout cela, je n’ai absolument aucune certitude! Sauf des indices sur lesquels je me permets de broder allègrement. Mais comment faire autrement ?

Surtout quant les éléments semblent, comme c’est le cas ici, même contre toutes logiques, constituer les pièces d’un immense puzzle qui au final…se tient !

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09/14/12

Une suite de questions…

Le Bougainvillée à fleurs rouges (c) 2009 Pierre-Alain Bourquin

Fouiner dans son histoire familiale, on le sait, cela peut très certainement réserver quelques surprises au passage…

Et bien sur, en me lançant dans mon projet de livre (pardon ! Mes deux projets !), je n’étais pas sans savoir que la chose m’apporterait, à moi aussi, quelques surprises… Des surprises qui parfois, comme je l’ai découvert depuis, loin d’être des réponses, seraient également le déclencheur d’une suite d’autres questions…

Elles aussi, sans réponse…

Et je dois également avouer que bien que «L’homme nu» occupe une large part de mon esprit ces temps-ci, celui-ci se dispute dans un même temps allègrement mon attention, dans ce qu’on pourrait qualifier de tiraillements sans fins, avec mon autre projet d’écriture, «Derrière des portes closes». Un projet qui quoi qu’on en dise, relève du même processus de fouilles de squelettes depuis longtemps oubliés de plusieurs. Des «fouilles» qui impliquent que je parte à la recherche de tous ces indices que je pourrai trouver sur ma route. Les langues étant fort peu nombreuses à pouvoir se délier pour me révéler ces secrets auxquels je livre une chasse exempte de répit…

C’est ainsi que l’autre jour, alors que je projetais d’annuler mon abonnement à l’un des sites de généalogie auquel je m’étais abonnée il y a déjà un an ou deux, j’ai voulu d’abord faire le tour de ce que j’avais trouvé jusqu’ici, histoire d’être certaine de ne laisser rien me passer sous le nez. Et puis, en regardant un vieux recensement, celui de 1911 qui aussi étonnant que cela puisse paraître, est disponible sur Internet, j’ai fait une découverte qui bien que je ne sache pas encore si elle est importante ou non, me donne à penser qu’elle n’est pas complètement innocente…

Alors remontons à Adeline, mon arrière-arrière-grand-mère du côté maternel… Vous savez ? Celle qui avait épousé en premières noces Édouard, cet arrière-arrière-grand-père qui allait finir sa vie dans un asile, oublié de tous. Jusqu’à ce que je tombe sur un vieux registre relatant son décès en octobre 1918… Un registre signé par le seul prêtre présent, accompagné à titre de témoin par un représentant de l’hôpital… Adeline ne s’étant visiblement pas présentée.

Cette dernière selon la petite histoire, s’est par ailleurs remariée l’été suivant, avant de quitter son petit village près de Québec pour aller vivre à La Tuque avec le nouvel époux et enfants. La chose n’ayant rien d’exceptionnel à l’époque, une femme ayant alors besoin d’un homme pour assurer les besoins de la famille.

Mais voilà que sur le recensement dont je parlais plus haut, celui de 1911, cette époque ou Édouard vivait toujours, un « détail » m’a sauté aux yeux…

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