Des mots d’amour en conserve

Pixabay

Hier, mon fils – un peu comme sous l’effet d’une révélation divine – est venu vers moi pour me dire que moi, sa mère, j’étais parfaite et sans défaut.

Je sais, devant une telle affirmation, les mauvaises langues vous diront probablement que c’est du grand n’importe quoi. L’homme de la maison lui, froncerait peut-être un peu les sourcils au passage. Chose certaine, mon grand-père lui m’aurait sans aucun doute remis les pieds sur terre en me rappelant que mon fils ne connaît pas grand chose de la vie…

N’empêche!

Pour ma part, je l’avoue, mon sens critique le plus élémentaire a d’un coup foutu le camp et la phrase de mon fils m’est apparue comme de la véritable musique à mes oreilles!

Continuer la lecture de « Des mots d’amour en conserve »

Taleur et Pamoi

Pixabay

On parle de plus en plus dans les médias de l’écriture inclusive. Vous savez ! Cette « invention » moderne qui serait rien de moins que l’équivalent d’un « péril mortel » si on devait en croire l’Académie française. Les membres de cette « élite » ne pouvant se résigner à accepter le fait bien banal que les femmes représentent environ la moitié de l’humanité.

Et que par conséquent, on est bien loin du scandale en imaginant pouvoir « dire » cette réalité. 

Mais, il m’arrive de me dire que ce sont peut-être mes multiples statuts qui m’amènent à imaginer que des mondes parallèles puissent co-exister dans l’univers. Même ceux que je ne savais pas nommer jusque-là. Et dont sans doute, j’ignorerais l’existence si je n’avais eu le bonheur de devenir mère en même temps que d’être un jour née québécoise.

Continuer la lecture de « Taleur et Pamoi »

La fin du plus que parfait ou la beauté du chaos

Pixabay

En jetant de temps en temps un regard sur la vie des autres à travers cette loupe grossissantes que sont les Facebook et Pinterest de ce monde, je me dis parfois qu’il n’y a que moi qui ai une vie complètement bordélique et désorganisée.

Vous savez ce que je veux dire j’imagine !

Ce sentiment d’avoir une vie pas mal plus beige que celle que je peux percevoir comme étant celle des autres. Dans la mienne, jamais assez de voyages. Beaucoup de responsabilités. Trop de nuits blanches à m’inquiéter de tout et de rien. Le sentiment perpétuel de lutter constamment contre mon poids. De ne pas savoir être là ou j’aurais envie d’être. D’être devenue avec l’Homme de la maison au fil des années à l’image de ces vieux couples qui me décourageaient tellement quand je les regardais aller, il y a quelques années. D’être cette mère pas toujours aussi patiente que j’aimerais imaginer l’être. Et surtout, cette incapacité crasse à me tenir debout pour enfin terminer mon livre. Un projet qui pourtant, me semble être le symbole ultime s’il en est un que j’aurai atteint le sommet de ce que me semble être une vie réussie (à mes yeux).

Parce que bien sûr, il m’arrive, comme à vous sans doute, d’être soudainement frappée de cette impression qui me tombe alors dessus un peu comme une tonne de briques qu’il n’y a que moi…. pour qui les choses se passent rarement comme je l’aurais voulu.

Continuer la lecture de « La fin du plus que parfait ou la beauté du chaos »

Les bienfaits du calendrier de l’Avent… presque de la magie!

Pexels

Je ne sais pas pour vous mais de mon côté, une fois le cap du 1er décembre passé, j’ai comme soudainement ce sentiment que Noël est à nos porte.

Et avec lui, cette évidence que c’est sur les genoux que j’arriverai à ce fameux Jour J!

Toutefois, un plaisir chaque fois renouvelé je pense, c’est celui du calendrier de l’Avent.  Un plaisir qui, selon les psychologues, aurait bien plus de bénéfices que nous aurions pu l’imaginer ! Mais, en ce qui me concerne, ce n’est pas tout à fait les raisons auxquelles vous auriez pu vous-même imaginer. Dans le genre «magie», «festivités»… Et toutes ces fadaises qu’on raconte chaque année aux enfants. 

Parce que la véritable magie dans le concept du calendrier de l’Avent, il m’arrive de me dire que c’est peut-être celle que constatent les commerçants qui, ayant semble-t-il compris le principe depuis un bon moment, déclinent maintenant les versions de calendriers à n’en plus finir. Car des calendriers, c’est clair, il y en a maintenant pour tous les goûts n’est-ce pas ? Et cela, peu importe que vous soyez fan de cosmétiques, de chocolats, de cafés, de thés… Ou même, si vous êtes un chien !

Continuer la lecture de « Les bienfaits du calendrier de l’Avent… presque de la magie! »

Futur simple

Crédit: IStock

Mon fils travaillant ses verbes, un peu grincheux…

«Ça ne devrait pas s’appeler le futur simple mais le futur difficile»

Que répondre à cela ?

Pas si simple ça non plus !

Je cherche encore !

Le chaînon manquant

Crédit: IStock

Je suis forcée de l’avouer: c’est la disette côté inspiration ces jours ci !

Ce qui ne m’a pas empêchée de sourire ce matin, en tombant sur cet article du journal Web Le journal des Femmes, dans lequel on parle des fausses croyances les plus drôles des enfants.

Vous vous souvenez ? Ces choses dont vous étiez convaincu enfants, faute d’explication…

Cela m’a rappelé mon fils qui un jour, visiblement troublé d’avoir appris qu’il avait été dans mon ventre….est venu me demander si nous croquions vraiment les bébés!

Décidément, il en avait conclus qu’il devait bien y avoir un «chaînon manquant» dans l’équation 😉

Enfantillages

Crédit: IStock

 

Les enfants, on le sait, ça nous réserve parfois des surprises qui ont cet art de nous faire sourire…. ou de carrément nous remettre les pieds sur terre !

Ce soir donc, alors que nous mettions notre fils au lit et au moment de le border, je me suis collée sur lui, l’appelant « mon petit prince ».

Lui – Depuis quand tu m’appelles ton « petit prince » ?

Moi – Ben quoi, je ne suis pas ta princesse ?

Lui – (tournant de l’œil comme s’il avait soudainement l’impression de se trouver devant un OVNI) : Ben là…! Pas pantoutte *!

Ça y est! Mon moral est définitivement à zéro 😉

* Pas du tout, en bon français !

 

 

La mère a mal…et autres considérations

 

Crédit: IStock

Dans sa dernière édition, le magazine québécois Châtelaine donne la parole à une journaliste et blogueuse, Maude Goyer (du blogue Maman 24/7) qui dans la section Tribune libre, signe un article dans lequel elle raconte comment elle a ce sentiment de déranger, depuis qu’elle a des enfants…

Quelle mère en effet n’a jamais eu ce sentiment qu’elle serait bien mieux chez-elle alors que les restaurants dit-familiaux semblent l’exception; que dans les magasins, les allées semblent toujours trop petites pour y circuler avec une poussette; ou encore, que pour circuler dans le métro, il faille décidément avoir une force herculéenne pour pouvoir monter (ou descendre !) seule les escaliers avec la-dite poussette, les âmes charitables prêtes à nous aider ne semblant décidément pas légion…

« J’en ai marre. Qu’on cesse d’affirmer que notre société est gaga de ses enfants! « Socialement, on ne le dira pas mais on n’est pas ouvert aux enfants, on les tolère, dit Jacques Davidts, scénariste et auteur des Parent. On les supporte tant qu’ils sont de petits adultes. Mais quand ils agissent en enfants, ça nous tape sur les nerfs. » (Châtelaine, Décembre 2012, page 194)

Continuer la lecture de « La mère a mal…et autres considérations »

Reflet par un matin d’automne

Crédit: IStock

J’ai été frappée ces derniers temps de constater à quel point nos enfants, bien que nous en soyons rarement conscients, apprennent de nous!

Car on a beau dire qu’ils intègrent beaucoup plus par nos actions que par nos paroles, la chose, j’en ai l’impression, me semblait souvent bien abstraite jusque là….

C’est que mon fils qui est âgé de six ans et qui en est à sa première année en ce moment a depuis quelques temps ce que je pourrais qualifier de « fixation ». En effet, il est absolument F-A-S-C-I-N-É par les Transformers.

Vous savez?

Ces petites autos qui se transforment en robots au gré de ses humeurs. À tel point que tous ses dessins regorgent de ces objets aux formes les plus insolites.

Continuer la lecture de « Reflet par un matin d’automne »

Se pourrait-il que nous soyons devenus des parents obsédés de présence ?

Crédit: Photo-libre.fr
Vendredi dernier, alors que dans ma vie c’était le chaos, ma cousine donnait le jour à une magnifique petite fille qu’elle et son conjoint ont prénommée Béatrice. 
Comme quoi, même un vendredi 13, de belles choses peuvent se produire n’est-ce pas ?

Et puis, ce matin, en lisant mes journaux, sur papier et sur Internet, je suis tombée sur un article qui parlait justement du fait d’être parent (Passez donc moins de temps avec vos enfants, Slate), et de notre façon d’élever notre marmaille. Et qui posait la question de savoir si en cours de route, nous n’étions pas devenus des parents obsédés de présence… Causant ainsi à nos enfants plus de préjudice que nous ne l’aurions imaginé. Notre tendance à les surprotéger leur causant finalement plus de tort qu’autre chose en les privant peut-être ainsi de certains apprentissages essentiels…

Et comme j’ai cette tendance à conserver une multitude d’articles sur lesquels je tombe – de ceux qui savent attirer mon attention, bien que je ne sache pas nécessairement au moment ou je les découvre, à quel usage j’utiliserai l’information que j’y ai trouvée – voici que je n’ai pu m’empêcher de faire le lien avec ce vieil article trouvé sur le site du magazine Fémina et qui expliquait que finalement, ce concept d’être une super maman était en fait une idée relativement nouvelle. 
Alors que dans le passé… on s’en fichait royalement !
« De fait, des siècles durant, la femme se contentait d’enfanter. Selon le milieu social auquel elle appartenait, elle avait à prendre soin «techniquement» de son bébé, sans forcément s’impliquer sentimentalement, ou le confiait à des nourrices puis à des précepteurs. C’est dire si les liens d’attachement pouvaient être distendus, voire inexistants. Ce qui n’avait pas d’ importance puisque le rôle d’un(e) descendant(e) était avant tout d’être utile à sa famille. » (Ëtre une bonne mère, avant on s’en fichait! Fémina, 8 mai 2011)

L’idée n’est pas sans intérêt et la question se pose sans doute! Alors que récemment l’américaine Anne-Marie Slaughter se demandait comment concilier travail et famille, nous pouvons en effet nous demander si une partie de la réponse ne résiderait justement pas dans cette constatation que nous en faisons peut-être un peu trop ? 

Pour ma part, jamais je n’oublierai cette table de billard que ma sœur, mon frère et moi avions construite, un certain dimanche pluvieux, il y a de cela presque vingt-cinq ans! Utilisant une planche autour de laquelle nous avions cloué des 2×4. Et donnant  à un manche à balai que nous avions justement délesté de son balai…. une nouvelle vie à titre de bâton qui avait pour «mission» de frapper…des boules de gommes !

Et si l’ennui était la mère de la créativité ?

error

Enjoy this blog? Please spread the word :)

Follow by Email