01/30/15

L’application qui vous invente un petit ami fou amoureux…et imaginaire!

Crédit: Photo-Libre.fr

Ce week-end, tous, nous tourneront la page de nos calendriers… Déjà février qui pointera ainsi le bout du nez !

Et l’hiver qui par conséquent, perdra lui un peu de terrain…

Et février, tout le monde le sait n’est-ce pas, c’est aussi le mois de la Saint-Valentin, moment symptomatique de l’année ou tous, nous sommes supposés célébrer l’amour…

Du moins, c’est ce qu’on tente de nous vendre dès le 2 janvier à coups de boîtes de mauvais chocolats en forme de cœur et d’immenses bouquets de roses que bien des hommes iront chercher pour leur dulcinée…à la dernière minute le 14 février prochain!

C’est pourquoi j’ai eu cette idée de partager avec vous quelques nouvelles plutôt insolites sur lesquelles je suis tombée ces derniers jours….et qui m’ont fait sourire parfois. Ou m’ont carrément découragée dans certains cas!

D’abord celle-ci ! Une nouvelle que vous avez peut-être lue vous aussi d’ailleurs tant elle a circulé sur les réseaux sociaux ces derniers jours… Et qui faisait état d’une nouvelle tendance qui ma foi, m’a laissée plutôt perplexe !

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12/1/11

La fille de Staline

Il est parfois des héritages dont il peut sembler difficile de se défaire….  Comme celui de  Svetlana Alliluyeva. Je sais, probablement que le nom ne vous dit pas grand-chose. N’empêche, sa vie a été bien loin de la banalité !

Si je vous en parle aujourd’hui c’est qu’elle est décédée la semaine dernière dans le Wisconsin aux États-Unis ou elle vivait depuis qu’elle avait fui la Russie en 1967. Fille chérie de nul autre que… Joseph Staline, sa défection en 1967 pour les États-Unis avait alors causé toute une commotion !

Car il faut bien l’admettre, sa vie a tout d’un roman ! D’abord, sa mère, deuxième femme de Staline, qui se suicide alors que Svetlana n’a que 6 ans. Elle n’apprendra la vérité (on lui avait dit que sa mère était morte d’une crise d’appendicite !) que dix ans plus tard, à l’adolescence. Et puis, alors que sa vie  débute dans un monde protégé (elle était la fille chérie de son père !), elle fuira la Russie, départ qui la mènera à une vie d’exil.

Elle dira plus tard de son père qu’il brisa sa vie deux fois. Une première en envoyant son premier amour (un poète juif) dans un camp de travail. Puis une seconde fois en refusant de la laisser étudier l’art. Elle dira au final qu’elle aura toujours été la «prisonnière politique» du nom de son père… Cela sans parler du fait qu’elle perdit également l’un de ses frères, son père ayant refusé de l’échanger contre un général allemand; il fut fusillé.

On en parlait un peu partout dans les médias ces jours derniers. Ici dans le Journal Le Monde. Puis ici. Puis encore ici, dans Le Figaro.

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11/18/11

Origines

Photo: IStock

Je me questionne beaucoup ces temps-ci sur les notions d’identité et de sens… « Qui sommes-nous ? » et « Quel est le sens de nos vies? », voilà bien des questions que tous, nous nous sommes posés à un moment ou un autre de notre vie n’est-ce pas ? Des questions qui impliquent également, bien que nous n’en soyons pas toujours conscients, de nous demander « Que ne suis-je pas ? »…

Aussi, j’écoutais cette semaine une émission de télévision dans laquelle étaient toutes deux invitées, en entrevue et côte à côte, les chanteuses Isabelle Boulay (dont je me délecte actuellement du nouvel album « Les grands espaces ») et Diane Tell. La première, originaire de la Gaspésie et qui maintenant vit presque exclusivement en France. Puis la deuxième, qui par le plus grand des hasards, est originaire de la même petite ville Abitibienne que moi, Val-D’Or. Ville dans laquelle je ne suis pas née mais dans laquelle j’ai néanmoins passé mon adolescence… Avant de prendre mes « cliques et mes claques » comme on dit, pour venir poursuivre mes études – et ma vie – ici à Montréal.

Toutes deux parlaient du fait que bien qu’elles se soient littéralement construit une vie en France – et ce, depuis près de vingt ans ! – leurs origines demeuraient quant à elles, indélébiles.

M’est alors revenu en mémoire ce premier voyage que j’avais fait à Paris. Le tout premier. Toute seule à trente ans. C’était en mai 2001. Tout juste avant que certaines tours ne tombent…

Je me souviens m’être alors sentie vraiment seule bien sûr ! Mais surtout, avoir alors pris conscience de tout ce que je n’étais pas… De toute cette histoire faite d’épinettes et de froid qui m’imbibait, comme suintant de ma peau… Et que j’étais bien la seule visiblement à m’être imaginée en avoir effacé toutes traces…

Ainsi, je suis fascinée de constater que pour la majorité, nous passons nos vies à tenter de masquer ces traces de notre enfance, tentant du mieux que nous le pouvons de fuir « nos épinettes »… Comme pour se faire croire à soi-même, l’espace d’un instant, que tout cela n’a pas eu tellement d’importance finalement…

J’ai pour ma part été des années à croire que lorsque mon grand-père serait décédé, jamais plus je ne retournerais dans ma région. Et que toute cette vie «d’avant », ce serait un peu à l’image d’une petite maison abandonnée dans laquelle je ne ressentirais jamais plus le besoin de revenir….Alors que paradoxalement, je me souviens lors du retour en voiture après les funérailles, avoir regardé l’immensité du Parc La Vérendrye… et en avoir soudainement vu la beauté… Comme si j’avais été comme par magie et d’un coup, gratifiée de ses yeux à lui…

Et m’être dit que j’y reviendrais certainement…

Et puis aussi, je réalise à quel point de « tout cela », on ne peut pas fuir éternellement ! Car alors que j’aurais pu mille fois aller me recueillir sur la tombe de mon père (qui je le rappelle, n’a pas de pierre tombale !), c’est aujourd’hui seulement, quelques 32 ans après son décès, alors que je n’ai plus aucune raison de retourner là-bas, que je ressens de façon intense ce besoin de « réparer »…

Et de faire mettre une pierre tombale pour lui…

Peut-être un peu comme un refus de me résigner ? Avec cette volonté de mettre ma petite touche dans tout ce bordel que contre toutes attentes, même le temps n’a pas su effacer…

Et je ne peux faire autrement alors que de me dire que nous sommes peut-être les derniers finalement à pouvoir prendre la mesure du sens de nos vies….Alors que plus de trente ans après la mort de mon père, je suis là moi, à vouloir écrire un livre sur lui… À vouloir faire installer une pierre tombale sur sa tombe.

Seule avec mon besoin de « réparer »… 

Rt puis, je suis tombée sur ces mots, comme s’ils avaient été écrits par ou pour moi…

« J’admettrai simplement que tu étais mon origine
que c’est moi qui ai ta chemise
que je n’ai pu la brûler
J’admettrai même ce qui est faux
l’irréel
et tout ce qui traîne dans nos esprits»
(- Marie-Pier Deschênes, Comme si tout se jouait ici)

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11/9/11

À la guerre comme à la guerre: un faux Paris pour leurrer l’ennemi

Ne trouvez-vous pas vous aussi qu’il est passionnant de fouiller dans l’histoire ? La petite tout comme celle avec un grand «H» ?  Pour tout ce qu’on y apprend tant sur ceux qui nous on précédés bien sur ! Mais aussi sur nous… Et sur l’humain en général.

C’est un peu ce que j’ai ressenti lorsque je suis tombée la semaine dernière sur cette nouvelle racontant qu’à la fin de la première guerre mondiale, le gouvernement français avait eu l’idée de génie de créer…un faux Paris afin de berner l’ennemi allemand éventuel. Le chantier fut ouvert brièvement en 1917 mais jamais achevé. Néanmoins, au moment ou l’Armistice fut signé en 1918, quelques bâtiments factices avaient déjà été installés, dont notamment la réplique de la gare de l’est.

«Coincé au nord ouest de la capitale, entre Cergy au nord et Maisons-Laffitte au sud, le faux Paris n’aurait valu son existence qu’à un but et un seul, celui de protéger sa grande sœur légitime plus au sud des attaques aériennes et des premiers bombardements allemands. Si l’idée prête aujourd’hui à sourire, il en était surement tout autre à une époque ou la technologie radar n’existait pas et ou les pilotes se repéraient d’abord à l’œil, envisageant leur cible d’un regard avant de larguer leurs bombes

On en parle ici. Dans le magazine Slate. Et même dans le journal Le Monde.

Au moment ou sera souligné ce vendredi 11 novembre l’Armistice, l’anecdote m’a semblée plutôt sympatique, quelques 93 ans plus tard… En plus de ramener à mon esprit l’histoire de mon arrière-arrière-grand-père Édouard, décédé tout juste deux semaines avant la fin de cette fameuse guerre… Une guerre à laquelle il participa bien sur, bien qu’elle ne le tua pas…

Édouard ayant mené son combat à lui à un tout autre niveau…

***
Et parlant d’Édouard, j’ai finalement su hier que tous les dossiers de patients de l’Hôpital Robert-Giffard (anciennement St-Michel-Archange de Québec) datant d’avant 1968…avaient été détruits…

Je ne saurai donc jamais s’il avait laissé une ou des lettres pour Adeline, mon arrière-arrière-grand-mère….

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08/19/11

Le monde à l’envers

Photo: IStock

Il est étrange je pense de constater à quel point certaines histoires du passé peuvent sembler tout aussi fascinantes qu’étranges et troublantes lorsqu’on se met à les regarder sous le filtre du temps.

Quelques soixante-dix ans plus tard…

Je suis tombée cette semaine sur cet article dans lequel on annonçait la sortie le mois prochain d’un livre sur l’espionnage au cours de la deuxième guerre mondiale. Dans ce livre du professeur Brian Ford et dont le titre est «Secret Weapons : Technology, Science And The Race To Win World War II». L’auteur raconte notamment qu’au cours de cette guerre, l’imagination des services secrets britanniques aurait ainsi été sans limite…

En effet, l’organisation, dans le but d’apaiser la folie meurtrière d’Adolf Hitler, aurait eu « l’idée de génie » d’envisager de….modifier le sexe du Führer pour en faire une femme ! Les services secrets britanniques avaient en effet imaginé de dissimuler des hormones féminines dans les repas du dirigeant allemand, impossibles à détecter au goût et qui auraient eu pour objectif de réduire lentement (mais surement ?) …son agressivité ! Les hormones féminines ayant l’immense avantage sur le poison de faire effet sur une période assez longue. Question d’éviter les soupçons !

Imaginez le portrait ! Des hommes qui se targuent d’être sérieux et qui en viennent à de telles bêtises ! Assurément, ils avaient sous-estimé « l’agressivité » d’une femme qui n’a pas ce qu’elle désire ! Mon mari en aurait sans doute long à dire là dessus :-)

On en parle dans le The Daily Mail. Et dans le journal Le Monde.

Parmi les autres solutions envisagées (tout aussi « plausibles » et « rationnelles » il va sans dire !), les Britanniques avaient entre autre envisagé les possibilité de larguer d’importantes quantités de colle pour que les troupes allemandes ….restent engluées dans certaines zones, ou encore, de dissimuler des bombes dans des boîtes de conserve exportées en Allemagne.

C’est ce qu’on appelle un « plan B » et même un « plan C ». Avec cela j’imagine, ils étaient assurés de parer à toutes éventualités !

Et on dit que ce sont les femmes qui ne sont pas rationnelles !!!

Misère !

***
Je vous disais en début de semaine que l’inspiration me faisait faux bond ces temps ci… J’avais tort !

En fait, j’ai plutôt l’impression qu’il me fallait avoir l’humilité de reconnaître que j’avais un blocage pour qu’ainsi, cette «angoisse de la page blanche» (ou de l’écran bleu comme je l’appelle !) s’apaise un peu !

La vérité est que je ne savais pas trop par quel bout prendre mon roman. Mais surtout, la question qui me hantait était de savoir «Mais qui la racontera cette histoire !» Car si écrire au «Je» dans un blogue est tout naturel, je trouvais embêtant de le faire dans mon livre.

Qu’y a-t-il de plus énervant en effet que quelqu’un qui vous parle de sa vie au «Je» pendant quelques centaines de pages ?

Parce qu’une vie, nous en avons tous une finalement !

Sauf que pour mon livre, ce n’est pas de ma vie dont je désire parler mais plutôt de tout ce qui se trame dans une histoire familiale et qui dépasse au final la simple vision que nous pouvons en avoir en tant qu’individu… Ce qui au bout du compte, fait en sorte que nous sommes tous dans le même bateau…

Ainsi, ce matin j’ai eu une révélation qui pourrait bien tout changer et m’aider grandement à prendre mon livre à bras le corps !

Et si le narrateur était ces voix qui refusent de se taire ? Celle de l’un de mes ancêtres ? Ou encore, celle du vent qui murmure ?

Un peu comme ces personnes que l’on assis en tant qu’observateur dans un coin au tribunal, avec l’interdiction de dire quoi que ce soit… N’en vient-on pas à oublier qu’elles ont un point de vue différent de la situation ? Qu’elles ont pu voir des choses auxquelles nous-même n’avions pas porté attention ?

Je pense que de faire parler ces «voix» pourrait être intéressant dans la mesure ou elles auraient, je l’imagine, un point de vue différent du miens !

Bon, je suis tout à fait consciente d’avoir probablement l’air d’une folle en vous parlant ainsi mais ne sommes-nous pas ici dans un processus créatif ou rien n’est interdit !

Le plus drôle c’est que j’avais utilisé ce principe des voix dans le première année de mon blogue…

Pouvez-vous croire ?

Au moment ou j’avais commencé à écrire de cette façon, ma plus grande peur avait alors été de voir débarquer une ambulance devant chez-moi. Et qu’alors, on m’aurait dit «Mais embarquez-là ! Elle est complètement dérangée celle-là !»

Je suis toujours là alors je ne dois pas être un grand danger j’imagine ;-)

Alors ? Que pensez-vous de l’idée ?

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08/3/11

Honte et réparation

Photo: PABvision.com
Fouiner dans mon histoire familiale, j’en suis consciente, peux laisser sous l’impression que je refuse de regarder en avant, que je choisi de demeurer prisonnière d’un passé fort heureusement révolu…

Et pourtant, il n’en est rien !

Je suis simplement fascinée de constater à quel point jeter ce regard sur notre histoire familiale peut être révélateur sur nous même, de qui nous sommes, et paradoxalement, apporter une sorte d’assurance face à l’avenir.

Difficile à expliquer je pense, ce sentiment de se découvrir soi-même à travers tout cela…

Et bien sur, pendant que ma curiosité envers le sujet s’est aiguisée, je constate que je suis particulièrement attirée par les articles traitant du sujet. C’est pourquoi cet article tiré d’un journal belge et traitant de la honte des descendants allemands des nazis m’a particulièrement interpellée. Parce que j’y ai retrouvé des éléments qui m’ont semblé avoir beaucoup en commun avec tous ceux qui avouent porter le lourd héritage de leurs ancêtres… La honte mais surtout, ce besoin incommensurable de réparation du mal commis avant eux et pour lesquels ils ne sont pourtant en rien coupables… Comme si la culpabilité ou la responsabilité des actes commis se transmettaient bien malgré nous, de génération en génération, jusqu’à ce que réparation ait été apportée…

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05/2/11

Une histoire qui s’écrit

Lors de la rencontre à laquelle j’ai assisté vendredi dernier avec les auteurs Alexandre Jardin, Eric Fotorino et Philippe Forest, une question fort intéressante à été soulevée. Ainsi, la recherche de vérité familiale peut-elle mener à autre chose que du roman ?

Car dès lors qu’on se met à raconter notre histoire, il peut sembler inévitable que nous « devenions» du coup cette histoire…

Mais peut-être que paradoxalement, de mettre la hache dans son histoire, d’en dynamiter la notion de « vérité » familiale, celle qu’on répète d’une génération à l’autre, jusqu’à en faire un laïus d’où toute vérité est paradoxalement exclue… peut-être que c’est au fond ce qui nous permet de demeurer vivant ? Et d’éviter de mourir étouffé avec tous ces non-dits pris au plus profond de soi…

Si tel est le cas, si la recherche de la vérité mène forcément au romanesque, alors je vous dis moi que je ne suis pas prête de laisser tomber ma plume ! Et que tant que je vivrai, je saurai insuffler ma folie afin de l’amalgamer à celle des femmes qui m’ont précédées… Ma mère, ma grand-mère Jeanne, sa mère avant elle…

Et jusqu’à ce que quelqu’un d’autre après moi prenne ce relais – mon fils ? – je veux bien croire que j’aurai le dernier mot et que tout n’est pas encore joué….

Comme le disait Alexandre Jardin, nous ne sommes pas responsables de tout ce qui s’est produit dans le passé de notre histoire familiale mais on ne couvre pas. Nous ne sommes pas complices, voilà tout

Et « dire» parfois c’est la seule façon qu’on ait trouvé pour se distancier du « avant».

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04/4/11

Toute une découverte !

«Être fou, comique, c’est une manière de passer le temps quand on ne comprend pas le sens de notre vie.» (Alexandro Jorodrowsky)
Alexandro Jodorowsky, non mais quel personnage !
Celui dont je n’avais personnellement jamais entendu parler était à l’émission Tout le monde en parle d’hier soir et je dois avouer qu’il m’a totalement conquise !
Il faut dire que sa biographie est digne d’un roman ! Né au Chili en1929 de parents russes, il quitte sa famille pour Paris, de manière irrévocable, à 24 ans. Il ne les reverra effectivement jamais, selon ses propres dires. N’entrant décidément dans aucune case, et après un début de carrière comme marionnettiste ambulant, il deviendra réalisateur, acteur, écrivain, auteur de BD et même…psycho-magicien et spécialiste du tarot divinatoire ! À son arrivée à Paris, il intégrera même la compagnie du mime Marcel Marceau pendant environ cinq ans, avant de devenir…peintre en bâtiments !
Après quoi, il fait la rencontre de Roland Topor et Fernando Arrabal avec qui il crée un anti-mouvement artistique, « Panique » qui se propose de dépasser le courant du surréalisme. Puis il repart en Amérique du Sud les dix années suivantes. Là, en plus de la pantomime, il crée le théâtre d’avant-garde de Mexico,en plus de réaliser trois  films, dont « El Topo » en 1970, film qui sera financé par nul autre que John Lennon !
En entrevue, Jodorowsky a aussi raconté comment il s’était retrouvé seul avec son fils à qui il avait demandé un jour d’enterrer la photo de sa mère, actrice partie de son côté, et son « toutou d’enfant». Chose pour laquelle il a avoué avoir demandé pardon à son fils, bien des années plus tard, avouant que cela avait été une grande erreur…  Faisant avec son fils une cérémonie de «déterrement» !
Vraiment le genre de personnage, hors de toutes étiquettes, que j’adore découvrir ! Et qui me fait réaliser à quel point l’humain en général cherche toujours à rester en équilibre sur ses certitudes pour ne surtout pas en tomber, alors que des personnages comme Jodorowsky jonglent littéralement avec la vie ! Sans peur !


Il a 82 ans alors que je lui en aurait donné 50 !
J’adore !

«Pour que le monde nous appartienne nous devons penser qu’il nous désire. Seul ce qui nous désire est nôtre.» (Alexandro Jodorowsky)

Pour entendre cette entrevue qui est disponible sur Internet, c’est pas ici.
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11/3/10

Petit retour en arrière

Il est de ces familles au cœur desquelles le drame est tellement présent qu’on en vient à se demander si c’est là l’effet ou bien la cause de quelque chose d’autre…
Et c’est un peu là la crainte qui m’habitait lorsque me passait par la tête, ne serait-ce que l’espace d’un instant, l’idée que je pourrais en savoir plus sur eux: une certaine frousse de trouver du pire par rapport à ce que je savais déjà…

Avec mes yeux de femmes, je me dis aujourd’hui que ce drame fut probablement comme un cataclysme: une explosion, puis la poussière qui retombe. Mais on oublie souvent qu’entre les deux, il y a la déflagration. Et je pense aujourd’hui que celle-ci a peut-être duré quelques 70 ans dans cette famille…Au point d’en venir à croire à une malédiction !

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11/1/10

Comme un long fleuve

L‘histoire des familles, je pense, est bien souvent comme un long fleuve… 

Pas toujours tranquille celui-là. 

Alors qu’on imagine avoir affaire à une simple flaque d’eau,…on réalise un moment donné que nous n’avions affaire finalement qu’à l’un des innombrables méandres d’un fleuve sans fin…

C’est un peu la réflexion qui demeure en moi, alors que j’ai finalement fait le grand saut, décidant d’entreprendre des recherches sur ma famille paternelle.

Pourquoi maintenant, direz-vous ? Alors que de ma vie, j’ai toujours refusé de m’identifier à cette famille, au point au j’aurais même changé de nom si je l’avais pu!

Et surtout, pourquoi alors qu’au fond, j’ai un peu l’impression que je m’attendais presque à trouver l’origine de cette histoire familiale derrière une roche, quelque part près d’un village dont personne ne se souviendrait plus… Car mon plus grand handicap, comme je l’ai découvert ce week-end, résidait dans le fait que mon grand-père paternel qui détestait son vrai prénom avait tout simplement décidé de s’en choisir… un nouveau ! Un choix qui n’allait pas être sans conséquence pour tout descendant partant sur la trace de cette famille, comme j’en ai moi-même fait l’expérience ! En effet, plus je cherchais sur les sites de généalogies, et moins je trouvais bien sur ! Ne cherchant forcément pas le bon prénom, celui figurant sur les registres…

Mais comme le hasard fait bien les choses, un souvenir est revenu à ma mère qui je dois le dire, fait souvent montre d’une mémoire phénoménale en ce qui concerne les dates et autres vieux détails du passé ! Par conséquent, c’est ainsi que j’ai appris que mon grand-père qui avait été baptisé Origène avait décidé un beau jour de se prénommer Eugène, un nom plus seyant à son avis (on peut comprendre !).

Et voilà qu’à partir de ce simple détail, je n’ai pas seulement retrouvé mes origines mais une Histoire, celle avec un grand « H » ! Et pour ça, j’étais prête à me rendre jusqu’en Nouvelle-France puisqu’il le fallait…

Car vous le verrez, cette histoire est tellement incroyable que je suis encore sous le choc face à ce que je ne pensais jamais trouver ! 


Mais commençons d’abord pas le début de l’histoire…
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