L’amour des sacs et autres obsessions inavouables

Nous avons tous et toutes nos TOC j’imagine. Vous savez! Ces petites obsessions qu’on ne parvient pas à contrôler, souvent – et surtout! – pour l’inutile et ou le superflu.

Aussi, si pour certaines ce sont les chaussures qui prennent des airs de sirènes auxquelles on ne sait résister, j’ai pour ma part récemment réalisé à quel point mon amour pour les sacs à main était proche de la maladie mentale. Ceci lorsque j’ai constaté, un peu comme sous l’effet d’une illumination, que j’en possédais maintenant …quatorze ! Et, quand j’ai avoué la chose à l’homme de la maison alors que nous étions en voiture, son air abattu et sa réaction instantanée, un peu comme un cri du cœur à l’effet qu’il ne voulait pas savoir ça, m’ont convaincu que définitivement, nos hommes n’ont définitivement pas besoin de tout savoir !

En effet, qu’aurait pu comprendre l’homme de la maison quand je suis tombée amoureuse d’un magnifique sac aperçu dans une vitrine de l’aéroport de Lisbonne à mon retour à Montréal en 2017 ? Comment aurait-il pu comprendre ce sentiment d’urgence – maintenant ou jamais ! – devant un sac – un autre ! – aperçu à Barcelone en 2019 (Desigual, évidemment!) ? Comment aurait-il pu comprendre mon admiration pour cet autre sac, en forme de joli livre auquel aucune femme au monde n’aurait pu résister j’en suis certaine ? Si mini, qu’on se le dise, que je ne peux rien y mettre, outre un rouge à levres et un trousseau de clés… À condition bien sur que celles ci ne soient pas trop nombreuses.

Mais qu’importe! Il est si beauuuuu ce sac !

Ou encore? Lambert, cette marque québécoise chérie à laquelle j’ai du mal à résister chaque fois qu’un nouveau modèle est offert. Et auquel je ne résiste d’ailleurs que très mal puisque je possède quatre de leurs modèles (bon je l’avoue, sept maintenant, depuis que j’ai écris ce billet il y a quelques semaines)…

N’empêche! Ça n’a pas empêché – heureusement pour moi – l’homme de la maison de m’offrir le petit dernier de Lambert pour mon anniversaire.

Comme quoi, définitivement, on a pas besoin de toujours tout savoir et ou comprendre n’est-ce pas ?

Bref! Mes sacs, je les aime littéralement d’amour.

Et vous? À quoi résistez-vous avec aussi peu de talent?

Pourquoi je déteste Noël, Robert Benchley

Quand on y pense, c’est assez fascinant de réaliser que les plus merveilleux Noëls, ceux que nous renvoit notre mémoire, sont toujours aussi ceux de notre enfance. Un peu comme si en vieillissant, il devenait impossible de voir la magie de ce moment de l’année qui en vient rapidement à rimer avec chicanes de familles, folie des préparatifs pour accueillir des gens que finalement, on n’a pas toujours tant plaisir à fréquenter.

Et le 2 janvier, Merci mon Dieu, c’est fini jusqu’à l’année prochaine! Au débarras sapin et boules (celles de Noël comme celle au ventre!)

C’est pourquoi je me suis beaucoup amusée à lire ce petit recueil de nouvelles – douze comme les douze coups de l’horloge avant minuit? – toutes dédiées à Noël justement.

Et justement, l’auteur s’en est donné à coeur joie, n’y allant pas de main morte en mettant en scène des noëls catastrophiques, et en vantant les vertus de l’abolition des cartes et cadeaux de voeux,…

Écrites pour la majorité entre 1925 et 1949, ces nouvelles sont d’une grande modernité et l’humour noir et grinçant de certaines m’a bien fait rire, je dois le dire. Surtout la première dans laquelle l’auteur nous montre justement à quel point c’était tellement «génial» ces fameux Noëls à l’ancienne. Et qui franchement, m’ont rappelé ceux que je passais moi-même enfant chez mon grand-père en Abitibi. Les chambres en haut dans lesquelles on gelait, les après-midis à attendre le repas du soir parce qu’il n’y avait rien d’autre à faire, le rang non déneigé qui tuait dans l’oeuf la plus petite envie de fuir !

J’ai aussi beaucoup aimé la deuxième nouvelle qui de son côté raconte la prétendue naissance de la carte de voeux par un certain Ferderber. L’homme serait ainsi recherché dans pas moins de quarante-deux états pour avoir ainsi crée un monstre incontrôlable.

Bref! Une écriture décalée et un peu absurde. J’ai adoré ! Et je reste avec cette pensée, peut-être pas si rassurante, que forcément un jour pour certains, le plus merveilleux Noël de leur vie, ce sera ce Noël de pandémie qu’on s’apprête à vivre. Comme quoi, tout est probablement relatif!

À glisser dans le bas de noël sans hésitation.

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Chronique de l’amour et du hasard ou comment survivre à la St-Valentin

J’ignore si je suis la seule à avoir remarqué le phénomène mais chaque année en février, à l’approche de la St-Valentin, j’observe sur mon fil facebook et sur les médias sociaux en général à un genre de rituel un peu particulier. Et attention! Je ne parle pas ici de l’accouplement des tourterelles au coucher du soleil. Mais bien de ce que je qualifierais de déferlement de conseils que des coachs auto-proclamés de l’amour distillent avec un empressement qui me dépasse.

Bref! Ce que j’aurais envie d’illustrer comme étant un perpétuel jour de la marmotte. Mais conjugué sur le mode de l’amour.

Aussi, pour la St-Valentin qui arrive à grands pas, ne reculant décidément devant rien pour le bénéfice de l’amour, j’ai pensé écrire ce billet afin de vous révéler absolument tout tout tout ce que vous devez absolument savoir (ou presque) sur la recherche de l’amour. Rien de moins qu’un guide pour vous éviter les conseils plus bancals qu’efficaces. Ceux, surtout, plus vides que les montagnes de cœur en chocolat que s’empresseront de vendre les commerçants pour cette fête de l’amour. Et ce n’est pas peu dire!

Alors soyez prévenus! Vous ne trouverez absolument rien de scientifique ici!

Je vous dirais que cette idée est partie du fait qu’il y a quelques jours, lorsque j’ai vu passer cet article, je me suis dit qu’il me fallait absolument faire la lumières sur ces précieux conseils dont on imagine pas à quel point ils sont une source sans fin de réflexion!

Et pour illustrer ce que je veux dire par là, quel meilleur exemple que ce conseil-ci. «La bonne personne frappera à votre porte au moment où vous vous y attendrez le moins»….

Vous voyez! Je vous laisse le temps de relire cette phrase pour en saisir pleinement toute la profonde subtilité.

Je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, ce genre de conseils, ça me fait toujours beaucoup rire. Car, quiconque a été célibataire plus de cinq secondes et quart dans sa vie sera probablement d’accord avec moi. Plus encore si comme moi lorsque j’étais dans la vingtaine, vous l’avez été des mois, voire des années! Si c’est le cas, vous vous souvenez d’une chose ! Vous aviez vraiment hâte de vous conjuguer au pluriel. Tellement que la personne qui vous serait arrivée avec ce «divin conseil» aurait pu finir étouffée. Non pas à la vue de votre beauté sans commune mesure (ce dont on ne doute aucunement ici)! Mais bien sous l’effet de vos blanches mains !

Non mais on s’entend! Vraiment, quel conseil de merde, n’est-ce pas!

Ce genre d’affirmation, ça me fait bien rire en fait parce que c’est un peu là le principe de la pensée magique. Vous savez! Ce phénomène de la princesse qui attend son prince charmant. Celui qui lira dans vos pensées, devinera vos moindres secrets. Tout cela alors qu’il ne sera même pas encore descendu de son beau destrier d’une blancheur immaculée! (parce que c’est forcé, les destriers sont toujours d’une blancheur immaculée!)

Déjà, quiconque a déjà été en couple au sein d’une relation de longue durée, assez pour avoir une bonne idée de quoi on parle lorsqu’on évoque la routine, comprend assez vite merci qu’il y a un os dans l’affaire! Parce que voyez-vous, n’importe quelle femme en couple depuis suffisamment longtemps sait pertinemment une chose !

Allez! Je ne suis pas la seule à avoir fait cette découverte! Avouez !

Un homme, ça ne lit pas dans nos pensées.

J-A-M-A-I-S ! Comme dans Never!

La preuve, s’il était besoin de n’en nommer qu’une seule, étant cette charge mentale relative au fonctionnement familial qui repose à 99% sur les femmes, dès l’arrivée des enfants. Et ce n’est pas que moi qui le dit ! Des listes, des listes, faites-en! Parce que personne d’autre que vous ne se rappellera des milles obligations domestiques qui reviennent pourtant avec la déroutante régularité d’un métronome. Pas plus que personne, vraiment personne, ne lira dans vos pensées pour découvrir que vous en laisseriez bien au moins un peu à votre homme de cette foutue charge mentale.

Alors lire dans vos pensées vos émotions les plus profondes ? Vraiment ?

Pffff !

*Note à moi-même: Est-ce que ça ne ferait pas joli d’insérer ici l’image d’un ballon qui explose ?

Alors lorsque pour ma part je tombe sur ce type de conseil à cinq sous, genre  «La bonne personne frappera à ta porte au moment où tu t’y attendra le moins», je suis toujours un peu perplexe. Car ce que j’entends en fait c’est à peu près ceci.

Ma belle, méfie-toi! De deux choses l’une. S’il ne trouve pas la sonnette, il n’est probablement pas vite, vite! Dans lequel cas à ta place, déjà je trouverais ça louche. Et certainement, je m’assurerais à tout le moins d’avoir à portée de main le numéro de téléphone de la police… Juste au cas où…

Ou pire!

Imagine que ce soit le représentant d’une secte! Bien sûr, je dis ça, je dis rien ! Car vraiment loin de moi l’idée de dénigrer qui que ce soit! Mais quand même! Notez la similitude! Eux aussi, qu’on se le dise, trouvent toujours le moyen de frapper à votre porte quand vous vous y attendez le moins. Avec eux par contre, pas de surprise n’est-ce pas? C’est toujours la fin du monde ! Alors que vous bien sûr, ce que vous voulez, c’est le paradis n’est-ce pas ? Vous savez! Les oiseaux qui chantent, le sentiment d’avoir des ailes, et tout le forfait qu’on imagine venir avec le fait de trouver enfin «la bonne personne»!

Quoi qu’il en soit, et blague à part (nonnnnn!) pour ma part je ne prends jamais de risque. Si on frappe à ma porte, surtout au moment où je ne m’y attends pas, je fais la morte. Et surtout, je surveille ma télé, au cas où elle disparaîtrait !

Car soyez prévenues (je m’adresse ici aux femmes car bien sûr, je n’imagine pas un gars lire ce genre d’article!) Lorsqu’il est question d’amour, on n’est jamais trop prudentes !

Mais, je dis ça, je dis rien hein !

Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas qu’au final, chaque chausson fini toujours par trouver sa chaussette. Et même s’il arrive parfois que certaines se perdent d’une façon un peu mystérieuse dans le triangle des Bermudes du sèche-linge, dites-vous que certains «matchs» même inattendus peuvent parfois s’avérer fort surprenants.

Ne me remerciez pas! Ce sera cinq sous pour ces précieux conseils qui à n’en pas douter, changeront définitivement votre vie !

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