La grange à livres du vignoble du Clos de l’orme à St-Armand

Vous avez déjà lu le livre de Carlos Ruiz Zafon, «Le cimetière des livres oubliés»? Si c’est le cas, l’endroit magique que j’ai découvert hier et dont je vous parlerai aujourd’hui vous replongera certainement dans l’atmosphère si particulière de l’auteur espagnol qui n’a pourtant jamais visité St-Armand.

Parce que, pandémie oblige, c’est autour de chez-moi que j’ai décidé de me déplacer cet été. Mais je l’avoue, j’étais bien loin de me douter qu’un joyau tel que celui que je vous présente aujourd’hui puisse exister à proximité de Montréal, soit une heure trente en voiture.

L’endroit ? Rien de moins qu’un superbe vignoble – Le clos de l’orme blanc – situé en Montérégie près de Venise-en-Québec. Et qui au bout d’un long chemin de campagne qui n’en finit plus de serpenter un peu comme un long ruban qui tourbillonne, offre au visiteur (et plus encore à l’amoureux des livres!) la plus inattendue des surprises. Rien de moins qu’une vieille grange transformée en paradis livresque.

Pour la petite histoire, l’idée de ce vignoble a commencé à germer dans l’esprit des propriétaires – Lucie Debien et Rino Dumont – quelque part en 2015 avec le plaisir de l’apprivoisement de quelques vendanges au moyen des 3,600 vignes laissées là par l’ancien vignoble de la Sablière. Un vignoble qu’ils ont acheté sur un coup de coeur en 2009.

C’est ainsi, de fil en aiguille que les propriétaires ont eu cette idée qui pouvait sembler un peu banale à l’origine de joindre l’utile à l’agréable. Soit de rassembler dans la grange qui se trouvait sur leurs terres tous ces livres qui leur disputaient déjà la place dans la maison . Le bénéfice apparaissant double: soit d’offrir aux «locaux» une «bibliothèque» à petite échelle. Mais également, de valoriser cette immense grange dans laquelle ils avaient chaque fois plaisir à recevoir parents et amis qui tous appréciaient déjà tant ce lieu si unique.

Mais la chose la plus extraordinaire de cette histoire, c’est que si au départ, Lucie et Rino ont pu rassembler quelques 3,000 livres, ce qui est déjà phénoménal en soit qu’on se le dise, leur projet a rapidement dépassé leurs plus folles espérances. Car l’évidence c’est que les dons se sont rapidement mis à déferler. De sorte que c’est aujourd’hui à quelques 12,000 livres que Mme Debien et M. Dumont estiment leur inestimable collection.

Et je le redis au cas où vous n’auriez pas saisi l’ampleur de la chose! 12,000 livres provenant tous de dons. Rien de moins qu’une immense bibliothèque dont la richesse littéraire pourrait rendre jalouse ses semblables. Tout cela dans un fond de campagne, un peu comme le secret le mieux gardé de la planète.

Si habituellement l’été, le lieu est accessible tous les weekends aux visiteurs qui découvrent probablement par hasard l’endroit, pandémie oblige, pour cet été 2020 c’est sur rendez-vous qu’il est possible d’avoir accès à cette insolite grange à livres. Mais la beauté de la chose c’est que vous aurez alors, comme ça a été le cas pour nous hier, l’extraordinaire privilège d’avoir le lieu tout à vous. Et cela, croyez-moi, c’est clairement la cerise sur le sundae!

Parce que même seul, comme pour nous hier, vous ne ressentirez pas moins toute la force de la vision de partage des propriétaires des lieux. Des vignes servant d’excuse pour se rassembler, s’inspirer. Plus encore! De la poésie en bouteille, littéralement, puisqu’ils ont même décidé de donner des noms à connotation littéraire à certains cépages. Par exemple, à ces nouvelles cuvées de seyval de 2020: le «Conte d’Armandie», le «Au pied de la lettre» et le «Mot Dit».

Comme quoi ici, vraiment, tout est dans tout!

Vous avez eu la chance de visiter ce lieu ? Vous en avez déjà entendu parler? N’hésitez pas à venir en parler en commentaire. Sinon, si vous habitez au Québec c’est vraiment à mettre sur votre horaire cet été.

Si vous habitez hors Québec ou même hors Canada, c’est une adresse définitivement à mettre sur la liste des endroits à voir quand vous viendrez nous visiter lors de votre prochain grand voyage. Parce que ce lieu, vous ne le trouverez clairement dans aucun guide de voyage.

Pour des photos de ce lieu magique – histoire de vous inspirer – n’hésitez pas à me visiter sur Instagram où j’ai partagé de nombreux clichés hier. Mais je vous préviens, ça vous fera vraiment envie!

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Une Éducation, Tara Westover

Il y a des livres parfois qui se révèlent être des gros coups de cœur. Celui-ci – «Une éducation» de Tara Westover – est décidément tout en haut du Top 10 de mes lectures les plus marquantes de cette année qui s’achève.

L’auteure de ce roman, autobiographique on le comprend rapidement, réussit le tour de force, je trouve, de faire du fait vécu un peu anecdotique – à la limite surréaliste –  un témoignage puissant qui touche à l’universel.

Malgré sa jeune trentaine – ce qui peut sembler bien jeune pour écrire une autobiographie, qu’on se le dise! – Tara Westover raconte son enfance dans une famille mormone de l’Idaho américain. Son père, un fanatique un peu paranoïaque qui ne croit ni à la médecine, ni à l’école publique décide d’éduquer ses enfants à la maison. Une éducation qui finalement, se réduira à sa plus simple expression, jusqu’à devenir inexistante. En effet, Tara et sa fratrie finissent peu à peu par être enrôles un peu comme une main d’œuvre à bon marché pour l’entreprise familiale.

De fait, Tara passe son enfance à errer en montagne, à travailler pour ce père qui gagne sa vie grâce à une décharge de ferraille. Puis avec sa mère qui devient sage-femme pour les gens des environs. Et? À attendre la fin du monde que son père annonce comme étant imminente… Ce qui fait qu’en attendant, on se terre à la maison et on cuisine des bocaux de pêches afin de pouvoir survivre le jour venu… Tout cela, un peu en marge du monde alors que les enfants n’ont pas d’extraits de naissance. Et que Tara ne connaît même pas sa date de naissance exacte.

Je le rappelle, nous ne sommes pas ici dans le roman de fiction mais bien dans l’évocation froide d’un fait vécu. Et, on ne parle pas des années quarante mais bien d’une époque plus récente, l’auteure étant née en 1986….

Mais voilà! Tara a soif d’apprendre! Un désir d’être éduquée qu’elle paiera au pris fort parce qu’allant à l’encontre de la culture familiale.

Aussi, à 16 ans, un peu pour échapper à la violence familiale (une violence définitivement systémique), mais surtout, pour avoir accès à l’éducation qu’elle désire plus que tout, elle prend son sac à dos et quitte la maison pour s’inscrire à l’Université. Un chemin qui la mènera de Cambridge à Harvard et au cours duquel elle en viendra purement et simplement par couper tous les liens avec sa famille. La rupture est survenue non pas parce qu’elle est allée à l’université malgré la volonté de son père mais parce que le fossé est devenu insurmontable lorsque après une grave dépression, Tara s’est mise à parler ouvertement des mauvais traitements que lui infligeait son frère Shawn notamment.

«Mes parents n’ont pas pu affronter ces révélations et ont choisi de retourner la situation pour me donner le rôle de la méchante. Dans des familles comme la mienne, il n’y a pas de pire crime que de dire la vérité.» (Entrevue dans Le Figaro)

Je l’avoue, il est difficile de résumer ce livre tant j’en suis ressortie comme un peu sonnée par cette lecture. Car si la première partie porte surtout sur l’enfance et le fonctionnement de cette famille clairement dysfonctionnelle (c’est un euphémisme!), la deuxième partie porte-t-elle sur la construction de la nouvelle vie. Et avec elle, la grande question de savoir jusqu’où doit aller la loyauté envers sa famille. Ou encore, comment passer par-dessus la honte sociale et les déchirements familiaux causés par ce qui  a été considéré presque comme une trahison de sa part.

 «J’ai recommencé à réfléchir à la famille. Elle recelait une énigme, un élément irrésolu. Que doit faire un individu, me demandais-je, quand ses obligations envers sa famille se heurtent à d’autres obligations-envers les amis, la société, ou soi-même ?» (p. 452)

Quoi qu’il en soit, je dois le dire que j’ai été profondément marquée par la réflexion que ce livre a suscité en  moi. Un véritable hommage à l’éducation et au dépassement de soi. Mais surtout, touchée par le grand questionnement de l’auteure qui dans un passage, pose la question de savoir ce que ce serait d’être une femme sans les injonctions de la famille, sans celles de la société, de la publicité, de la religion. Des injonctions qui toutes viennent nous dire comment il faudrait se comporter, de quoi nous devrions avoir envie et ce que nous devrions vouloir faire.

Vous l’avez lu ? Je serais tellement curieuse de savoir ce que vous en avez pensé ? Sinon, je vous le recommande chaudement.

Un très grand livre !

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Des mots, des mots

Alors que le sort m’essore le port m’emporte. Sous le vent vantard …le bord de ma robe se dérobe. Le temps, lui, tempère pendant que son fil se défile …se disloque Puis s’envole.

Caroline ou lorsque la conciliation travail-famille devient tout un défi

Caroline en compagnie de son fils

Être femme aujourd’hui, je me dis souvent que ce n’est pas forcément plus facile que ce l’était pour nos grands-mères jadis. Les choix sont dans certains cas juste un peu différents. Mais de façon générale, nous sommes encore soumises aux mêmes éternelles questions.

À savoir. Comment se réaliser en tant que personne tout en étant mère. Avec toute la «gymnastique» que ça impose pour concilier les deux.

Et la chose peut parfois prendre différents degrés de subtilités selon la position géographique où l’on se trouve sur la planète. Mais surtout, dépendamment du niveau de conformisme au modèle dominant auquel nous sommes disposées à nous plier.

Ou pas.

C’est pourquoi il y a vraiment longtemps que j’avais envie de vous parler d’elle, Caroline, la nièce d’une de mes meilleures amies, Karla. Parce qu’elle m’inspire tant dans les choix de vie qu’elle a fait que dans la façon qu’elle a trouvé de concilier tout cela. Une façon qui me semble particulièrement audacieuse, même dans notre société actuelle qui a pourtant beaucoup évolué à certains niveaux. Mais pas tant de façon générale. Et cela, même ici au Québec, un endroit pourtant beaucoup plus progressiste que bien d’autres sur la planète.

D’abord, Caroline qui est née en Abitibi, dans le Nord du Québec vit aujourd’hui dans une petite ville de moins de 1000 habitants, dans la Vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique. C’est ainsi dans l’extrême Ouest Canadien qu’elle a choisi de s’installer avec sa famille. Mais – et le «mais» prend toute son importance ici – elle n’y vit que la moitié du temps parce que son lieu de travail est ailleurs, presque à l’autre bout de la planète. Plus précisément ? Dans la province de Chukotka, un district fédéral extrême-oriental, à l’extrémité nord-est de la Russie. Une région bordée par la mer de Sibérie Orientale et par la mer de Béring.

Lorsque nous nous sommes parlé par Skype il y a quelques temps, il était 21h ici à Montréal alors qu’il était déjà midi le lendemain pour elle. C’est vous dire !

Sa profession ? Ingénieure minier, un métier dans lequel, inutile de le dire, on retrouve très peu de femmes. N’empêche, Caroline a ainsi été amenée à travailler sur divers chantiers sur la planète, que ce soit ici au Canada, mais également aux États-Unis ainsi qu’en Mauritanie. C’est d’ailleurs alors qu’elle avait obtenu un contrat aux États-Unis il y a quelques années qu’elle a rencontré celui qui allait devenir son mari, nul autre que le douanier. Comme quoi, passer les douanes, ça réserve parfois bien des surprises !

Là où cette fille suscite toute mon admiration c’est que tout cela, les particularités de son boulot versus celles de sa vie personnelle, ça ne l’a pas découragée d’avoir des enfants. Et cela, malgré toutes les contraintes qu’on peut aisément imaginer, en premier lieu la fameuse conciliation familiale.

Dans les faits, elle part six ou sept semaines, puis reviens auprès de sa famille pour quatre semaines. La première évidence c’est qu’elle n’est pas auprès de son fils, maintenant âgé de trois ans et demi, plus que la moitié du temps. De sorte que son mari et elle ont dû prendre une Nanie qui réside chez eux à toute l’année, une fille au pair Australienne qui peut ainsi faire ce qu’elle veut quand Caroline est de retour à la maison.

L’autre évidence, comme elle me l’a dit elle-même, c’est qu’elle est forcée de lâcher prise sur bien des choses, et accepter que celles-ci sont hors de son contrôle. Notamment l’éducation lorsqu’elle est absente. Par exemple, si elle apprend que le petit a mangé des pogos deux fois cette semaine, et bien elle doit accepter que c’est comme ça! Parce que de l’autre côté de la planète, elle deviendrait folle si elle s’acharnait à vouloir tout contrôler.

Au final, ça ne l’empêche pas d’avoir des doutes bien sûr! Par exemple si elle a fait le meilleur choix, si elle ne finira pas avec des regrets un jour, si elle ne s’est pas inutilement compliqué la vie, etc. Mais la vérité c’est qu’elle a commencé à travailler dans le domaine minier lorsqu’elle avait tout juste 15 ans, alors c’est rien de moins que son identité. De plus, ce goût de l’aventure, il lui a été transmis par sa famille. Aussi, elle ne sait pas trop ce qu’elle pourrait faire d’autre. Ni même si elle saurait s’accommoder du 9 à 5 habituel ainsi qu’aux interminables heures passées dans la circulation pour aller et revenir du travail. C’est donc un choix déchirant à certains niveaux mais qu’elle se considère chanceuse de pouvoir faire. Parce que bien sûr, le fait de travailler à l’étranger, auprès de cultures différentes, ça la rend consciente de façon particulièrement aiguë que ce n’est pas le lot de toutes sur la planète.

En Russie où elle se trouve actuellement, les droits des femmes ne sont pas les mêmes que pour nous. Celles-ci n’ont par exemple pas le droit de travailler sous terre. En Mauritanie où elle a passé deux ans, alors qu’elle était la jeune ingénieure qui arrivait, à tout juste 24 ans, elle a été confrontée au regard de totale incompréhension de ceux qui lui demandaient, éberlués, comment ses parents pouvaient être d’accord avec ça, et si son père l’avait abandonnée. À d’autres moments, elle s’est fait dire qu’Allah lui en voudrait de porter des pantalons…

Le fait de vivre de cette façon, ça l’a par la force des choses amenée à réfléchir à la vie et à la place du travail autour duquel tout semble devoir être construit. À ce moule social et aux conventions aussi, qui voudraient nous convaincre que lorsqu’on est une femme, on doit avoir envie d’être belle, on doit vouloir se marier, avoir des enfants, être à la maison. Rien de moins que se conformer à notre identité de genre, telle que vendue par les magazines. Et cela, indépendamment de notre vraie nature et des envies que l’on peut avoir à titre d’humain.

Quand je vous dis que je la trouve inspirante, c’est vraiment un euphémisme.  Pour ma part, je ne sais pas si je pourrais vivre ainsi mais je trouve ça magnifique de la voir aller, d’oser chercher son modèle à elle.

Vu: Yayoi Kusama au AGO de Toronto

Quel merveilleux moment j’ai passé vendredi dernier lorsque, profitant d’un weekend de trois jours à Toronto, j’ai pu visiter l’exposition de la japonnaise Yayoi Kusama!

Il faut dire que la dame est un véritable phénomène du monde de l’Art alors qu’à 88 ans, elle est littéralement la femme artiste la mieux cotée au monde. À preuve, les billets de ses expositions qui partout ou elle passe, à l’image des tournées de stars de la musique, s’envolent comme des petits pains chauds dès leur mise en marché sur internet. Et dans les faits, c’est littéralement à guichet fermé que se déroule depuis le 3 mars dernier à Toronto cette exposition dédiée à l’artiste.

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Ces mille et une chose que je fais au lieu d’écrire

Crédit: Pixabay

Ouvrir un courriel;

Commencer à le lire, puis m’arrêter brusquement;

Penser à cette liste de To-Do qui sans cesse tourne dans ma tête comme un hamster dans sa cage;

Ouvrir pour la millième fois ce livre que je m’évertue à prétendre lire;

Laisser mes yeux se perdre dans le vide, soudainement immobiles. Un peu comme le chevreuil qui à l’ombre des arbres, s’immobilise d’un coup. Lui surveillant sa proie, moi espérant attraper cette idée qui sans cesse se défile;

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Le temps qui file… et qui défile

Pixabay

Parfois je me dis que tout va de plus en plus rapidement.

Qu’on fait de plus en plus de choses. 

Cela toujours plus vite. 

Et, un peu paradoxalement, en prenant de moins en moins le temps de le faire bien.

On mange sans y penser des aliments qu’on a pas cuisiné (pas le temps pour cela, n’est-ce pas!)

On se texte et on se promet de déjeuner avec des amis qu’on ne prend pas le temps de voir aussi souvent qu’on le voudrait.

Puis on oublie les promesses. 

Que veux-tu?

On s’excuse presque avec ce prétexte que c’est la vie qui veux ça!

Puis? 

On se parle sans se regarder… 

Parfois même sans s’entendre.

Là sans y être vraiment.

Ici mais comme ailleurs.

Parfois, je me dis qu’on vit sur du temps emprunté. 

Celui qu’on a pas. 

Ou qu’on croit pouvoir voler. 

Celui qu’on voudrait bien pouvoir étirer.

Au moins un peu.

Avant qu’il nous file entre les doigts

Comme cette eau qui s’écoule par l’interstice du temps qui n’a pas su se retenir.

Un temps fou à vouloir que les choses soient terminées avant même que d’avoir commencé.

Ainsi a-t-on hâte que l’hiver finisse;

Que le froid passe;

Que le soleil revienne;

Que le printemps se montre enfin le bout du nez.

Puis on se dit que le jour ou l’on sera à la retraite,

on l’aura enfin ce temps qui aujourd’hui se défile.

Qu’alors, on l’aura cette liberté idéalisée.

En qu’alors voleront les chaînes d’un quotidien

qui maintenant nous enserre.

Et puis voilà ! 

C’est l’été qui est déjà derrière soi.

Le temps qui s’est dématérialisé.

Les années qui se sont accumulées

Et parfois même, l’énergie qui n’y est plus.

Et puis un jour, on se retrouve au bout du chemin,

Sur une route qu’on a pas vraiment choisie

ou sur laquelle on a s’est égaré.

Par hasard ou par mégarde.

Ou même, par inconscience ou sans s’en rendre compte.

Et  alors, on se met à rêver.

À un nouveau début

À un retour en arrière impossible

À une histoire qu’il serait possible de réécrire d’un coup de crayon.

Au bout du compte, à cette page de nouveau blanche

qu’on donnerait sa vie pour pouvoir barbouiller, 

une fois encore,

de milles couleurs criardes et barbares.

Et si les oignons étaient l’avenir du monde ?

Pixabay

Le temps file, je ne vous apprendrai rien n’est-ce pas ?

Mais j’avoue que le côté un peu cruel de tenir un blogue, c’est parfois de se rendre compte un beau matin qu’on a rien écrit depuis neuf jours. Et que, comme pour en rajouter une couche, pas la moindre idée ne semble disposée à se pointer le bout du nez.

Pas même la plus banale.

Ni même la plus insignifiante.

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Une apparition, Sophie Fontanel

J’avais beaucoup aimé son livre «Grandir» lu il y a quelques années et dans lequel la journaliste de mode française Sophie Fontanel racontait ce moment, privé mais en même temps tellement universel, au cours duquel chaque humain, par un phénomène d’inversion, est appelé à devenir le parent de son ou de ses parent(s). Aujourd’hui, c’est de son plus récent livre, «Une apparition» dont j’ai toutefois eu envie de vous parler.

Un livre que j’ai littéralement dévoré en ce grand weekend de trois jours au cours duquel j’ai décidé de me réfugier sous ma couverture. La pluie s’étant invitée à demeure!

Le sujet ? Lui aussi un peu personnel à chacun à ce qu’il me semble. Et paradoxalement, tout autant universel…qu’indéniablement un peu tabou. Soit celui du choix ou pas d’accepter le passage du temps à travers le reflet de ces cheveux blancs que l’on refuse bien souvent de voir soi-même. Et qui plus est, d’exposer aux yeux du monde entier.

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