04/19/13

Parce que le printemps fini toujours par revenir…

Crédti: IStock

Étrange comme le printemps, chaque fois qu’il se pointe le bout du nez, nous donne cette impression de nous trouver devant ce qui a sans doute beaucoup à voir avec une espèce de miracle…. Le retour des tulipes et de ces plantes que l’on croyait mortes.

Anéanties par un long hiver.

Mais que quelques rayons de soleil parviennent néanmoins à convaincre de renaître…

Ce matin, comme c’est le cas chaque matin au réveil, j’ai jeté un bref regard sur mes courriels. Un peu comme si chaque matin, j’avais l’espoir de découvrir dans ces messages reçus pendant la nuit…de quoi faire ma journée !

La plupart du temps bien sur, peu de choses, à part du « spam », ces envoies que je serais parfois bien tentée de classer comme figurant au palmarès des sept plaies d’Égypte du monde moderne… Aucun moyen de s’en défaire, j’en ai bien peur !

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03/8/12

Le 8 mars, c’est aussi cela…

Photo: IStock
Aujourd’hui, 8 mars, j’ai failli ne rien n’écrire ! Non pas parce qu’il n’y a rien à dire ! Mais plutôt parce que peu importe ou on se tournera aujourd’hui, peu importe quel site Internet nous consulterons, quel journal nous lirons ou quel bulletin de nouvelles nous écouterons, ils auront tous en commun de souligner cette journée de la femme… Une journée que selon l’endroit ou on se trouve sur la planète, nous aurons des raisons de célébrer…ou pas.

Que dire alors qui sorte du lot ?

Peut-être tout simplement qu’en lisant ce matin cet article de la journaliste de La Presse, Lysiane Gagnon, je me suis sentie choyée ? Privilégiée ?

Que j’essaie de ne jamais oublier quels beaux modèles ont été pour moi ma mère, ma grand-mère Jeanne et puis mon arrière-grand-mère Lucienne avant elles ? Des femmes qui ont teintée l’histoire familiale de leur folie certes, mais qui surtout, n’ont cessé de lutter contre les préjugés. Lucienne en assumant le fait qu’elle ne voulait pas d’enfants. Jeanne en menant toute sa vie et au grand-jour une double vie, avec mon grand-père de qui elle n’a jamais divorcé…et avec sa blonde auprès de qui elle a passé les dix dernières années de sa vie. Malgré les préjugés. Et puis ? Ma mère qui a refusé d’accepter une vie a se faire battre par l’homme que la vie lui avait donné et qui en 1976, dans un petit village perdu de l’Abitibi, a été celle dont le Pape de l’époque a annulé le mariage…

Alors oui, je pense pouvoir dire aujourd’hui que j’ai été choyée, entourée de femmes magnifiques et fortes qui sans que je m’en aperçoive, m’ont insufflé un peu de leur combativité…

Alors ? Pouvais-je ne pas écrire aujourd’hui ?
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09/2/11

Tic tac, tic tac



Photo: PABvision.com

Je sais ! J’avais promis de prendre une pause…

Mais je me suis promis à moi-même d’avoir un premier jet de mon livre pour Noël. En quelque sorte, ce cadeau de moi à moi…

Et puis, j’ai beau me dire qu’une pause me ferait le plus grand bien; les idées elles ne cessent de se trémousser dans ma tête dans un chaos impossible à décrire ! Les questionnements se mettant eux aussi de la partie dans un crescendo qui tel un fou, cours de plus en plus rapidement…

Tic Tac, Tic tac…

Et puis alors que je suis dans le train qui me ramène chez-moi – un train bondé il va sans dire ! – j’ai trouvé le moyen de m’assoir et, c’est le portable sur les genoux et le I-pod sur les oreilles que j’écoute la trame sonore du film « Atonement » dont la musique du compositeur Dario Marianelli me laisse entendre sans fin le tac tac de la dactylo de Briony (fabuleuse trame sonore !)…

Tac tac tac tac…

Ainsi, il y a quelques semaines, je vous racontais que deux conversations que j’avais eues avec ma mère m’avaient amenée à porter un autre regard sur mon histoire familiale…. Suscitant même – comme si cela était possible ! – plus de questionnement encore ! Car vous avez compris le principe j’imagine ! Mon histoire familiale étant comme ces poupées russes qu’on n’en finit plus d’ouvrir les unes sur les autres, chacune déversant ses secrets…

Aussi, c’est après avoir peut-être découvert un pan de l’histoire de mon arrière-arrière-grand-père qui, si la réalité est telle que je l’imagine maintenant, aurait été en quelque sorte abandonné dans un hôpital psychiatrique dans lequel il serait mort en octobre 1918, qu’une autre conversation avec ma mère est venue me troubler plus encore….

Il y a quelques semaines, ma mère me raconta donc cette histoire dont j’ai bien du avoir connaissance ou moment ou elle s’est produite, mais que visiblement, j’avais oubliée. Ou encore, à peine âgée de six ans à l’époque, peut-être n’y ai-je prêté que peu d’attention au moment ou les événements se sont produits…

Enfin bref !

Quoi qu’il en soit, cette histoire se passait en 1975. Ma mère avait alors vingt-cinq ans, moi six. Les plus jeunes soeurs de ma mère ayant quant à elles environ treize ans. Ce qui explique peut-être qu’elles tout autant que moi ayons peu de souvenirs de ces événements…

À cette époque, nous vivions à la campagne, dans ce genre de lieu qui a tout du bout du monde. La ou les épinettes la nuit rendent le ciel presque invisible…Et ou en hiver, certains rangs ne sont plus déneigés au-delà des dernières maisons… De façon à au moins permettre aux autobus scolaires d’être en mesure d’aller chercher les enfants matin et soir… Et pas au-delà…

Ma grand-mère Jeanne donc, qui a toujours eu ce qu’on pourrait appeler une vie plutôt dissolue, buvant son désespoir et se retrouvant plus souvent qu’autrement à côtoyer des gens peu recommandables, était sortie jusque tard en soirée.

Au retour en ce soir d’hiver, fuyant on ne sut jamais qui, Jeanne s’était ainsi retrouvée dans ce genre de rang, dans lequel c’est justement le-dit autobus qui allait la retrouver le lendemain matin.

L’auto renversée dans le ravin…

Et elle une balle dans le ventre.

Jeanne allait passer les mois suivants dans un coma duquel elle ne sortait que de courts moments. Et que pour délirer. Criant à certains moments que personne ne l’aimait…

On ne sut jamais qui lui avait tiré dessus.

Tout comme nous ne fumes jamais absolument certains que mon père n’eut rien à voir là dedans… Car au delà de la réalité, c’est bien souvent la légende qui prend le dessus et en ce domaine, je puis vous assurer que ma famille est championne toutes catégories de ces scénarios que l’on se fait en tentant de mettre bout à bout les brides du peu que l’on sait… Un peu comme pour une vaste mosaïque de pièces dépareillées que l’on tenterait d’assembler en un morceau. Sans savoir si on s’approche de cette vérité. Ou si on s’en éloigne…

Mais là ou je veux en venir avec cette histoire, c’est qu’en me racontant cela, ma mère s’est mise à se souvenir que pendant son délire, ma grand-mère s’était mise à accuser ma mère de choses qu’elle même avait faites. Ce qui de même qu’en d’autres occasions, allait amener ma mère à remettre en questions toutes affirmations de Jeanne, dont les versions de l’histoire familiale ont été teintées de différences plus ou moins importantes au fil de sa vie…

Ce qui m’a le plus perturbée de toute cette histoire ? Bien sur, apprendre que sa grand-mère a reçu une balle dans le ventre à l’aube de ses 48 ans, je l’avoue, cela surprend un peu ! Je ne tenterai pas de feindre le contraire !

Néanmoins, c’est surtout cette idée que Jeanne ait pu mélanger la réalité à divers moments de sa vie qui m’a amenée à me questionner sur sa version du fait que sa mère, Lucienne, mon arrière-grand-mère, ait pu tout quitter pour venir se prostituer à Montréal….

Car qui aurait envie de quitter mari et enfants précisément « pour » venir se prostituer à Montréal (ou n’importe ou ailleurs !) ? Car au final, n’est-ce pas plutôt pour survivre qu’on en vient à cela ?

Plus encore, je me demande…

En 1928, une femme qui quittait mari et enfants pour venir s’installer à Montréal, n’était-elle pas par défaut une « putain » ? Une femme aux intentions sans nulle doute pas très nettes que tout un chacun pouvait se permettre de juger ?

Car finalement, la place d’une femme à cette époque n’était-elle pas dans sa cuisine, avec ses enfants, à attendre sans fin un mari qui passait ses semaines (parfois des mois !) à l’extérieur ? Et puis, juste le fait pour une femme de souhaiter autre chose de la vie que des enfants, n’était-ce pas en soi absolument contre nature ? L’indice parfait qu’elle fut une dégénérée ?

Ainsi, y aurait-il une autre version de cette légende familiale dont je ne vois visiblement jamais la fin ?

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08/9/11

Fragments de réalité

Photo: PABvision.com

Je sais ! Il n’aura sans doute échappé à personne que je parle peu de mon livre ces temps ci… Aussi, vous serez-vous même fait la réflexion que je me dérobe peut-être. Ou qu’à la limite, je ne vous dis pas tout…

Mais la vérité est tellement plus complexe ! Car alors que mes recherches sur mon histoire familiale m’ont appris bien des choses que je n’avais pas su ou encore, sur lesquelles je n’avais vraisemblablement pas porté attention au moment ou elles se sont produites, ces derniers mois ont été plutôt tranquilles de ce côté. Me donnant sans doute l’illusion d’avoir peut-être fait le tour du « sujet ». D’être venue à bout de ce « nid de crabe » familial infesté de secrets qui tel des poupées russes, n’en finit plus de se révéler….

Mais, je réalise maintenant que de fouiner dans son histoire familiale, ça doit sans doute avoir quelques ressemblances avec le fait de marcher sur des sables mouvants…. Alors que c’est au moment ou nous sommes convaincus d’avoir enfin prise sur du solide…qu’on s’enfonce.

Deux « révélations », échappées au cours de conversations avec ma mère, m’ont ainsi amenée à penser que cette idée de l’histoire familiale que j’avais pu construire au fil des mois pouvait finalement n’être qu’un fragment de la réalité. Et qu’un seul « détail » avait le pouvoir d’en redéfinir du tout au tout les contours…

Mais que je vous explique.

Je vous ai déjà raconté que mon arrière-arrière-grand-mère maternelle, Adeline, s’était retrouvée dès 1928 à élever ses petits enfants (ma grand-mère Jeanne qui avait alors environ deux ans et son frère Ernest qui quant à lui devait être âgé de tout au plus quatre ans) suite à la séparation de son fils Dollard et de son épouse Lucienne. Mon arrière-grand-mère Lucienne ayant décidé de tout laisser derrière elle, mari et enfants, pour venir refaire sa vie à Montréal.

Veuve fin 1918 de son premier mariage avec celui qui fut mon arrière-arrière grand-père, Édouard, Adeline s’était remariée l’été suivant avec Joseph-Pierre, veuf également. C’est donc avec ce dernier qu’elle prit en charge Jeanne et son frère Ernest, les considérant comme ses propres enfants (elle en avait eu six avec Édouard !) Une vérité qui lorsque ma grand-mère Jeanne la découvrit à l’adolescence, allait la perturber profondément, alors que celle qu’elle prenait pour sa mère était en fait… sa grand-mère !

Enfin, j’y reviendrai.

Car là ou je veux en venir c’est que la « légende » familiale telle que je la connaissais jusque là voulait qu’Édouard, après avoir été mobilisé pour la première guerre mondiale, soit revenu pour mourir de la grippe espagnole quelques mois plus tard. Mais des documents de généalogies retrouvés sur Internet la semaine dernière par ma mère pourraient remettre en questions cette version…

Sur ce registre de décès d’Édouard, on peut en effet constater qu’il serait mort à le 24 octobre 1918, à l’Hôpital St-Michel-Archange de Québec. Qui était alors…un hôpital psychiatrique.

Bien sur, j’ai été estomaquée par cette découverte dans laquelle j’ai néanmoins vu deux possibilités. Soit que la mortalité causée par le grippe espagnole était tellement impressionnante que les hôpitaux étant littéralement débordés, les autorités durent mettre à contribution tout hôpital digne de ce nom.

Ou encore, cette possibilité plutôt effrayante qu’Édouard qui souffrait d’Épilepsie (considérée comme de la folie à l’époque !) ait été envoyé dans cet hôpital psychiatrique (ce qui n’exclurait pas forcément qu’il soit mort de la grippe espagnole !) Ou de façon tragique, « l’histoire familiale » l’aurait « oublié »…

Et qui expliquerait qu’Adeline lorsqu’elle s’est remariée quelques mois plus tard ait quitté Saint-Raymond-de-Portneuf ou elle habitait, pour s’installer à La Tuque avec son deuxième mari…. Comme pour mieux fuir cette réalité qui selon les normes de l’époque aurait pu être vue comme honteuse…

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07/15/11

Tergiversations

J’ai cherché l’espace d’un moment le titre de la présente chronique pour réaliser qu’aucun autre ne conviendrait mieux que le simple mot « tergiversation » qui est à mon avis le meilleur portrait du sentiment qui m’habite en ce moment….
Ne vous avais-je pas dit que je partagerais avec vous le processus d’écriture de mon roman ?
Ainsi donc, aujourd’hui je me suis payée le luxe d’une journée de congé, me disant que je l’utiliserais pour entamer officiellement mon projet. Projetant même d’avoir un premier jet du livre pour la fin de l’année.
Comme quoi, il faut ce qu’il faut !
Mais voilà ! Depuis ce matin…j’ai cuisiné des muffins pour ma mère, mis en marche la lessive, passé un moment à prendre mes courriels puis à fouiner sur Internet. J’ai lu mon journal…
Ah oui ! J’ai aussi parlé avec ma mère au téléphone !
Enfin bref ! Rien pour être fière de moi !

Néanmoins, j’ai l’impression de baigner dans la paralysie la plus totale en ce qui concerne l’écriture de mon livre qui pourtant, occupe toutes mes pensées !

Le problème c’est que je ne sais trop par quel bout prendre tout cela ! D’autant plus qu’avec cet événement que m’a raconté ma mère ce matin à propos de ma grand-mère Jeanne (une vieille histoire bien sur !) je me demande soudainement « Et si cette histoire de mon arrière grand-mère Lucienne qui aurait selon la légende familiale abandonné ses enfants pour venir se prostituer à Montréal n’était qu’une histoire inventée ? »
Loin de moi l’idée de vous dire ici que j’ai inventé toute cette histoire (Dieu que j’aurais aimé que ce ne soit qu’une invention de ma part !) Simplement, me saute aux yeux l’évidence que je ne sais pas tout sur mon histoire familiale et que quelques mailles de l’histoire doivent assurément m’échapper pour comprendre les motivations de chacun…
Voyez vous, je suis dans le cirage le plus total !
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05/2/11

Une histoire qui s’écrit

Lors de la rencontre à laquelle j’ai assisté vendredi dernier avec les auteurs Alexandre Jardin, Eric Fotorino et Philippe Forest, une question fort intéressante à été soulevée. Ainsi, la recherche de vérité familiale peut-elle mener à autre chose que du roman ?

Car dès lors qu’on se met à raconter notre histoire, il peut sembler inévitable que nous « devenions» du coup cette histoire…

Mais peut-être que paradoxalement, de mettre la hache dans son histoire, d’en dynamiter la notion de « vérité » familiale, celle qu’on répète d’une génération à l’autre, jusqu’à en faire un laïus d’où toute vérité est paradoxalement exclue… peut-être que c’est au fond ce qui nous permet de demeurer vivant ? Et d’éviter de mourir étouffé avec tous ces non-dits pris au plus profond de soi…

Si tel est le cas, si la recherche de la vérité mène forcément au romanesque, alors je vous dis moi que je ne suis pas prête de laisser tomber ma plume ! Et que tant que je vivrai, je saurai insuffler ma folie afin de l’amalgamer à celle des femmes qui m’ont précédées… Ma mère, ma grand-mère Jeanne, sa mère avant elle…

Et jusqu’à ce que quelqu’un d’autre après moi prenne ce relais – mon fils ? – je veux bien croire que j’aurai le dernier mot et que tout n’est pas encore joué….

Comme le disait Alexandre Jardin, nous ne sommes pas responsables de tout ce qui s’est produit dans le passé de notre histoire familiale mais on ne couvre pas. Nous ne sommes pas complices, voilà tout

Et « dire» parfois c’est la seule façon qu’on ait trouvé pour se distancier du « avant».

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09/14/10

Méandres

Je vous disais dans ma chronique d’hier que les mots de Sophie Fontanel ne cessaient de tourner dans ma tête…faisant ainsi écho à mes propres questionnements…

En fait, s’ils résonnent aussi fortement c’est que comme vous le savez, je me questionne énormément sur le pouvoir de la filiation. J’ai comme cette impression (ou intuition ?) que dans toutes les familles, nous avons une question très précise à laquelle nous devons répondre. Ainsi, se peut-il que tant et aussi longtemps que cette question demeure sans réponse, nous sommes condamnés de génération en génération à être confrontés aux mêmes murs ?

Bien sur, je n’ai pas de réponse là dessus mais comme il n’y a que cette vision jusqu’à maintenant qui m’ait permis de trouver un possible sens à mon histoire familiale, qui autrement ne serait qu’une histoire caractérisée par le « n’importe quoi »…

Comment expliquer autrement en effet cette « répétition » plus qu’évidente depuis Lucienne, mon arrière-grand-mère qui a purement et simplement « levé les pattes », abandonnant ses enfants à la veille de la crise économique de 1929. Puis ma grand-mère Jeanne qui a trainé cet abandon tel un boulet toute sa vie et que je soupçonne de s’être sentie désarmée à la naissance de ma mère, se demandant comment elle pourrait bien faire pour être cette mère qu’elle même n’avait jamais eu….La petite histoire démontrant qu’elle n’a probablement jamais trouvé sa réponse… Face aux tabous, ces questions que l’on n’ose jamais poser et qui traversent les générations comme un long fleuve qu’on ne saurait arrêter, je me suis bien sur fait plusieurs scénarios sur ce qui pouvait expliquer la relation désastreuse entre Jeanne et ma mère ! Mais j’ai le sentiment que le plus probable est sans doute le plus simple, soit qu’elle se soit sentie comme une noyée devant sa responsabilité de mère, comme au bord d’un précipice qui ne pouvait faire autrement que de l’emporter…

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03/29/10

Et après…

 

Pexels

Si le fait d’apprendre l’orientation de ma grand-mère a pu laisser sous l’impression que dans notre famille, l’acceptation de cette situation s’était passé de façon calme et paisible, ou d’office, sachez qu’il n’en est, mais alors là, vraiment rien !

Néanmoins, si dans la famille le fait que ma grand-mère se soit affichée ait pu susciter bien certainement des sentiments contradictoires pour la génération de ma mère dont Jeanne était la mère, je n’ai jamais su si en tant que femme qui préférait les femmes, elle avait vécu du rejet ou de la discrimination à cet égard dans sa vie en général. Ce qui est plus que probable…

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03/18/10

Sommes nous libre de nos choix ?

Pexels

Sommes-nous vraiment libre de nos choix ?

Voilà une bien grande question que je me pose souvent; le genre de question-piège capable de vous aspirer tellement les réponses possibles sont comparables à un puit sans fond ! Et lorsque je regarde le destin commun de mes grand-parents (en commun, mais hors du commun assurément !!!), je ne peux faire autrement que de me demander quelles sont les ramifications sous-terraines sensées expliquer leur relation. Car il m’apparaît hors de tout doute qu’ils avaient toutes les raisons du monde de ne jamais se rencontrer ces deux-là !

En effet, si ma grand-mère, éduquée aux études classiques, est devenue professeur de français, mon grand-père quant à lui a été le plus pur produit d’une famille de défricheurs et de travailleurs acharnés, un homme qui aurait trouvé bien plus de bonheur à mon humble avis à vivre en hermite qu’à jouer les pères de famille… Ses ancêtres (et aussi les miens, bien sur !), partis de Ste-Thècle dans les années 1920, sont venus littéralement défricher l’Abitibi pour y construire leurs maisons, leurs vies. Néanmoins, le seul point commun que j’arrive à percevoir entre mes grand-parents étant la culture: la sienne à elle, et celle des arbres pour lui car l’homme qui plantait des arbres, je vous assure que c’était bien lui, le gouvernement lui donnant alors 5 cent/l’arbre planté !

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11/13/09

Et les pièces du casse-tête se mettent en place..

Comme dans toutes histoires familiales – et la mienne ne fait pas exception à la règle – il est plus aisé de parler de ses ancêtres éloignés avec détachement puisque leur aura est alors baigné, pour une large part, de légende.

Les anecdotes entendues à leur sujet font d’eux, plus souvent qu’autrement, des personnages dignes d’un roman en raison du fait, probablement, qu’on les a parfois connu un peu mais le plus souvent, pas du tout.

Il en va tout autrement lorsqu’on arrive à parler de ses grand-parents et de ses parents qui eux, ont un visage dans notre esprit…Mais en même temps, je pense qu’il est frappant de constater qu’en parallèle de celui de notre famille, c’est le portrait de l’évolution de la société elle-même qui s’en trouve brossé du même coup…

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