2022 comme dans une boucle spatio temporelle

Les deux dernières années ont occasionné leur lot de défis pour chacun de nous, ce n’est rien de le dire! Alors cette année, avec ce passage à 2022, j’ai un malaise avec le fait de souhaiter la bonne année.

Parce qu’avec cette remontée de la pandémie qu’on expérimente tous en ce moment, j’ai en ce qui me concerne l’impression qu’on est tous comme pris dans une boucle temporelle. Ici au Québec, c’est depuis avant-hier le retour du couvre-feu et d’un quasi-confinement… Bref, le parfait mélange pour la déprime.

J’essaie de me concentrer sur le positif. De me souvenir que chez-nous, nous avons cette chance de n’avoir pas perdu nos emplois, de «s’avoir» les uns des autres. De ne manquer de rien. Rien de matériel du moins. Parce que, pour ma part en tout cas, carencée de liens signifiants, sociaux, amicaux et émotifs, je le suis à un point tel que je ne parviens même pas à trouver les mots pour l’exprimer.

N’empêche! La pandémie m’a fait découvrir que j’avais un bon mari et qu’on était ensemble pas mal plus solides que je le pensais.

Je parle rarement de lui ici autrement que comme «L’homme de la maison» mais que je vous le confie aujourd’hui: voilà vingt ans que nous sommes ensemble. On s’est connus en 2001 dans le milieu de travail où j’étais alors, tout juste avant l’écrasement des célèbres tours du World Trade Center. Au cours des vingt dernières années, on a connu de merveilleux moments comme des crises. Certaines dans les eaux de celles que traversent tous les couples. D’autres qu’on n’aurait jamais imaginé avoir à vivre, comme la perte d’un enfant par exemple. Vingt ans plus tard, une pandémie mondiale, rien de moins, me fait réaliser qu’on est pas mal plus solides que je l’aurais cru. Parce que clairement, passer deux ans en télétravail dans un petit condo montréalais avec un adolescent qui au surplus s’est retrouvé lui aussi par moments à devoir faire l’école à distance sur un coin de table, ça vous teste une dynamique familiale assez rudement merci!

Mais je n’oublie pas que beaucoup ont perdu leur emploi, qu’à la pandémie s’ajoute le stress de faire vivre sa famille et ou de juste payer les factures, que des femmes sont isolées avec un mari violent, avec le risque de se faire tuer. Je n’oublie pas que des personnes âgées sont seules et que tous, on a nos fragilités qui rendent cette pandémie difficile, d’une façon ou d’une autre.

Alors ce que j’ai envie de nous souhaiter à tous en 2022, c’est de la douceur, de la bienveillance et surtout, d’avoir au moins une personne qui soit là pour nous. Car on a surtout besoin de ça en 2022 je pense – plus que le faux espoir que la nouvelle année sera fabuleuse – savoir qu’il y a quelqu’un qui est là pour nous. Et qu’on n’a pas besoin de faire semblant que ça va bien et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, licornes à l’appui.

Aussi et enfin, parce que je suis consciente que j’ai pas mal délaissé ce lieu depuis deux ans, un peu pas mal parce que l’atmosphère ambiant m’a semblé particulièrement difficile, en plus de me donner plus d’une fois le sentiment que j’étais lourde et mes mots inutiles, je vous remercie vous qui êtes toujours là à me lire.

Car même si je sais que je suis loin de produire de la grande littérature, le fait de ces quelques mots que j’arrive à «pondre», ça me donne le sentiment de ne m’être pas encore irrémédiablement éteinte.

Parce qu’à n’en pas douter, les vents contraires depuis quelques temps, ils ont pas mal plus à voir avec des bourrasques qu’avec de légers vents du sud.

Parce que le soleil finit toujours par revenir

Enfin, même si je commençais à avoir peine à croire que ça se puisse, nous pouvons commencer à imaginer voir le bout de ce long tunnel pandémique. Dépendamment d’où on se trouve dans le monde bien sûr! Parce qu’au chapitre de la vaccination comme dans bien d’autres domaines d’ailleurs, nous ne sommes malheureusement pas tous égaux. Et à ce titre, je me sens immensément privilégiée de vivre au Canada plutôt que dans certains pays du tiers monde par exemple…

Aussi, si la dernière année aura définitivement été difficile pour nous tous, à degrés divers, je me demande, au moment où j’ai la chance d’avoir reçu ma première dose de vaccin depuis quelques semaines et ou je m’attends de recevoir la deuxième bientôt, ce qui restera de ces mois traversés à tâtons dans la noirceur.

Définitivement, j’ai envie de remercier la vie. Car même si j’ai vraiment eu l’impression à certains moments cet hiver que ma santé mentale n’en ressortirait clairement pas sans quelques accrocs, la vérité c’est que je suis privilégiée. Je n’ai pas perdu mon emploi, j’ai eu ma famille proche autour de moi (même si parfois, j’aurais bien aimé pouvoir fuir ne serait-ce que deux secondes et quart!), l’homme de la maison et moi ne nous sommes pas entretués, je n’ai pas été victime de violence conjugale, personne autour de moi n’a été emporté par le virus… Bref, j’imagine que je peux me considérer chanceuse parce que clairement, il n’en a pas été ainsi pour tous.

N’empêche! Alors que depuis quatorze mois je ne me pouvais plus d’espérer un retour à la normale, je me sens déchirée en ce moment.

Partagée entre l’appréciation de ces mois de télé travail pendant lesquels j’ai pu dormir un peu plus le matin sans me soucier de ne pas manquer mon bus. Et cela malgré le bébé chat qui est venu squatter notre maison et qui chaque jour au petit matin, miaule sa vie pour voir âme qui vive… Et semble-t ’il, je suis la seule de la maisonnée qui l’entende! Alors à moi ce plaisir de recevoir tout cet amour félin qui s’enroule à mes jambes comme une plante grimpante alors que je me rends à la cuisine à moitié endormie. Au risque de lui marcher dessus. Et, une certaine appréhension à l’idée de retourner dans toute cette folie bruyante de « l’avant-pandémie ».

Vraiment, je suis mitigée face à cette constatation que je suis définitivement un être de contacts sociaux qui s’est vraiment sentie carencée de liens depuis quatorze mois. Et, paradoxalement, cette envie finalement pas tant exacerbée de retrouver des gens que j’ai pu entrevoir sous d’autres angles pendant ces mois de crise, de restrictions et d’isolement.

Parce que je ne sais pas pour vous, mais j’ai pour ma part été un peu bouleversée de découvrir que beaucoup de ces liens que je considérais vraiment solides dans ma vie d’avant, ne l’étaient finalement peut-être pas tant. Par exemple, des amis sur qui j’aurais tellement eu besoin de m’appuyer pendant ces mois d’incertitude. Et dont finalement je n’ai qu’à peine entendu parler, un peu comme s’ils avaient simplement disparu de la circulation du jour au lendemain. D’autres encore qui étaient tellement anxieux face au virus que finalement, ça ne m’aidait pas tellement de maintenir le contact. D’autres enfin dont le discours, à la limite complotiste, me rendait un peu mal à l’aise de sorte que j’ai moi-même préféré me distancer.

Alors, en plus de la fameuse « distanciation physique », une autre distanciation, plus insidieuse celle-là puisque émotive.

Aussi, alors que j’ai passé les quatorze derniers moi à ne plus me pouvoir d’attendre de revenir à ce que je prenais pour la normalité, je suis forcée de me rendre à l’évidence aujourd’hui que rien, définitivement, ne sera plus jamais pareil. Tout banalement parce la dernière chose au monde dont j’ai envie en ce moment, c’est justement de revenir en arrière.

N’empêche! La chose que j’aurai probablement trouvée pour ma part la plus difficile au cours de ces mois ça aura sans aucun doute été d’avoir eu le sentiment de ne plus savoir écrire. Que les mots qui avant coulaient sans que ne me pose la moindre question, me boudaient littéralement. Un peu comme si eux aussi avaient décidé de m’imposer leurs restrictions.

Mais en parallèle, ce sont ces mois de restrictions, de frustrations et de manque qui m’auront d’une façon très mystérieuse ramenée vers la peinture. Une activité que j’avais délaissée depuis au moins vingt-cinq ans, convaincue depuis des décennies que la peinture et moi, c’était de l’histoire ancienne. Que les pinceaux et moi, nous avions tout simplement pris des routes différentes désormais. Et que, peindre – vraiment! – je n’y arriverais plus jamais…

Alors de découvrir que, contre toutes attentes, je pouvais encore aligner mes couleurs et qu’à ma plus grande surprise, mon style avait évolué – un peu comme si je n’avais jamais arrêté de peindre! – ça aura probablement été la plus grande surprise de l’univers (à ma minuscule échelle bien sur!). Parce que de repeindre, ça m’aura apporté la plus grande certitude qui soit. Un peu comme une révélation je dirais. Celle que pour l’écriture ce sera pareil.

Vraiment, c’est écrit dans le ciel! Ça aussi ça reviendra.

Pas comme avant bien sur!

Mais autrement. Et en mieux.

Comme un battement de coeur

Il y a quelques semaines, je suis tombée sur facebook sur une blague qui m’a fait sourire. En anglais, ça disait à peu près ceci: Je voudrais annuler mon abonnement pour 2021. Voyez-vous, j’ai expérimenté mes premiers dix jours gratuits et vraiment, je vous dirais que ça m’intéresse moyen.

Mon Dieu! Si seulement ça fonctionnait comme ça n’est-ce pas?

La vérité c’est qu’il y a quelques semaines déjà que 2021 est commencée. Et déjà, un peu comme la neige qui recouvre aujourd’hui tout de blanc ma ville, on a tous déjà un peu enterrée cette idée que «nouvelle année» puisse réellement signifier le début d’un temps nouveau. Un peu comme sous l’effet de quelque phénomène magique par exemple. Ou encore, comme je l’ai fait il y a quelques jours, en recouvrant entièrement de blanc une toile que je venais de peindre et que je jugeais plutôt ratée à mon goût…

Ni vue, ni connue celle-là!

Vraiment! Si seulement ça fonctionnait comme ça, disions-nous!

Parce que la beauté de la chose avec la peinture, contrairement aux nouvelles années, c’est que sur la toile, il est toujours possible de recommencer à zéro.

Et merci, bonsoir! Ça n’existe plus.

*****

Ce long préambule pour en venir au fait qu’outre cette évidence que je me sois remise à la peinture récemment, une activité que j’avais rangée au placard depuis au moins vingts-cinq ans il faut le dire, j’essaie en ce début d’année de réanimer ma créativité. Parce que dans ma vie, la créativité c’est pas mal toujours ce qui m’a permis de passer à travers pas mal tous les tours et détours de mon existences.

Et, en reprenant mes pinceaux pour expérimenter le pouring, une technique découverte par hasard sur Pinterest, j’ai eu comme une révélation. Celle que la peinture – outre le fait qu’il soit ultra-satisfaisant de tenir en main un chalumeau – c’était probablement la meilleure façon de réapprendre à apprécier les surprises et autres effets inattendus de cette mixture qui coule, se mélange et dégouline. Plus ou moins au hasard. Technique qui étonnamment, trouve une signification toute particulière je trouve quand on la juxtapose à une pandémie par exemple. Parce que des surprises, la dernière année nous en aura certainement réservé tout un lot, c’est le moins qu’on puisse dire.

Bref! Parce que cette idée de «page blanche» résonne particulièrement pour moi par les temps qui courent, alors que nous sommes pas mal tous isolés, un peu comme une araignée prise dans un filet inextricable, ça m’a amenée à me questionner sur deux ou trois choses.

Par exemple ?

Des questions sur la façon dont j’ai toujours rempli ma vie jusqu’ici, un peu étonnamment sans me poser la moindre question. En courant la plupart du temps, jour après jour. Pour aller au boulot. Pour en revenir. Pour gérer la maison, ma vie, celle des autres. Pour dormir même. Parce que vous savez, demain ça vient vite n’est-ce pas ? Et puis à travers cet «essentiel du quotidien», toutes ces petites choses qui l’étaient pas mal moins elles, essentielles. Mais dans lesquelles je mettais néanmoins la même énergie que s’il se fut agit d’une question de vie ou de mort. Sans distinction.

Et, parce qu’on ne dispose que de 24 heures par jour, et bien les projets personnels ce sera pour quand j’aurai le temps. Avant ma mort, si j’ai un peu de chance.

Bref! Après des mois de pandémie, je commence probablement tout juste à réaliser ce qui est peut-être le plus important. Soit que c’est fort probablement ce «trop», bruyant et prenant toute la place pendant trop longtemps qui rend si étourdissant le vide abyssal imposé actuellement par la Covid. Un minuscule virus capable de virer la planète sans dessus dessous et, de nous mettre tous à genoux en un clignement des yeux…

Presque un an que ça dure. Et encore aujourd’hui, ce sentiment de tournis, comme si je me tenais, dans un silence assourdissant, au bord d’un précipice sans fond.

Alors je me concentre sur la seule chose qui soit à ma portée. Et pour laquelle le temps ne soit pas le moindre des avantages…

La peinture et les effets dont elle est capable.

Car qui sait ce qu’il ressortira bientôt de cette mixture pour le moment sans forme et sans couleur…

*****

Je relis ce billet et je réalise que même ce billet aura suivi ses propres règles. Racontant autre chose que ce que j’avais planifié de raconter.

Comme quoi…

À la recherche des plaisirs perdus

Je le disais hier, en ce début d’année je tente de mettre une énergie acharnée à me concentrer sur ce qui me fait du bien. Parce que la vérité, c’est qu’au fil de cette pandémie qui dure maintenant depuis des semaines, voire des mois, et qu’on pourra vraisemblement compter dans bien peu de temps en terme d’année, la réalité nous a peu à peu dépouillés l’un après l’autre de ce qui constituait nos petits plaisirs du quotidien.

Ainsi, finies pour longtemps les conversation improvisées autour de la machine à café;

Oubliées la légèreté et les escapades sur un coup de tête;

Sur la glace pour une durée indéterminée les soupers de filles que je programmais de façon sporadique avec mon amie Karla;

L’obligation d’oublier ça pour un méchant bout encore les soirées cinéma que j’ai toujours tellement aimées;

Fermés les théatres et les salles de spectacles et d’humour;

L’évidence aussi que le déjeuner pris au restaurant le samedi matin, c’est l’un des plaisirs qu’il me semble ne pas avoir vécu depuis au moins mille ans.

Et enfin, les voyages auxquels on ose même plus rêver tant ce long tunnel pandémique dans lequel on se retrouve tous semble ne plus vouloir avoir de fin.

Bref! il faut beaucoup de détermination pour garder le focus, acharnés malgré tout à s’aggriper au moindre petit plaisir, même les plus insignifiants.

C’est ainsi que ces derniers mois, je me suis mise à faire le tour de la ville à la recherche de murales à photographier. Et même si j’avoue avoir parfois l’impression que je finirai inévitablement par avoir fait le tour du jardin, je m’acharne à dénicher la moindre oeuvre urbaine que je pourrai encore repérer et capturer.

C’est ainsi aussi que je me suis remise à la peinture, une activité que je n’avais pas pratiquée depuis au moins vingts ans. Parce que se mettre les doigts dans la peinture et laisser les couleurs dégouliner pour former des effets inattendus, ça a un effet un peu hypnotique je trouve. Et, ça me rappelle du même coup ces hivers Abitibiens pendant lesquels il y a bien longtemps, enfant, je trouvais un plaisir sans nom dans la plus insignifiante des activités. Celle de voir dériver pendant des heures le moindre minuscule morceau de bois trouvé à l’extérieur dans le mince filet d’eau qui se formait, lors des journées plus douces, sur le bord de la rue lorsque la neige fondait…

Même effet magique dans les deux cas. Soit celui de voir mon esprit se dissoudre comme neige au soleil, comme si la réalité n’existait plus.

Et dans mon esprit, le temps d’un instant, cet oubli bienfaisant d’une réalité qui n’en finit plus de nous écraser de sa lourdeur.

Et vous ? Qu’est-ce qui vous réconforte ces temps-ci ?

Le poids des mots ou l’art de réinventer Noël

Une amie l’a écrit sur sa page (avec ses mots mais ça voulait dire la même chose) et je suis tellement du même avis!

Partout à la radio, à la télé, dans les journaux, sur les médias sociaux on entend et voit plein de gens qui sont tout excités de crier que Noël est annulé, que la dinde est flushée, qu’il reste 386 jours avant Noël…

Pandémie oblige.

Désolée pour tous les Grinch de ce monde mais non Noël n’est pas annulé.

Netflix regorge de films de Noël; ici on a ouvert nos calendriers de l’Avent (mon ado a ses légos et moi j’ai mon calendrier de Nespresso); les rues sont illuminées comme on a pas vu cela depuis des années; les postiers sont débordés de cadeaux commandés sur internet par tout le monde. Et aujourd’hui, l’Homme de la maison a passé l’après-midi à couper de la viande pour faire nos tourtières comme au Nouveau-Brunswick, comme on les fait chaque année (et oui, un Homme dans la cuisine, ça fait bien dans un post, n’est-ce pas?). La vérité c’est que c’est pour ça que les congélateurs ça existe. (Pour y conserver l’extra de tourtières, pas l’Homme bien sur!) et oui, on mangera de la tourtière plus longtemps!

Pareil pour la dinde!

La vérité c’est qu’on va se coucher le 24 et lorsqu’on se réveillera, on sera le 25 décembre. Comme chaque 25 décembre, je vais cuisiner mes scones maison, nous nous ferons un déjeuner festif, nous ouvrirons nos cadeaux en buvant un bon café en pyjama.

Ou un mimosa.

Ou les deux, pourquoi pas ?

Pour le souper, j’ai déjà réservé un repas festif de chez Ferrer. On va le savourer en prenant un bon verre de vin. Et puis les jours suivants, on va manger des restes jusqu’à ce que ça nous sorte par les oreilles. Et puis nous passerons une semaine à se dire qu’on a trop mangé. Puis janvier à se faire accroire qu’on va se mettre au régime et perdre du poids…

Et puis c’est bien correct comme ça.

Alors s.v.p. Les temps sont déjà assez gris et déprimants comme ça! Rappelons-nous que les mots ont un poids. Choisissons les plus positifs. Non il n’y aura pas de soupers d’amis chez nous. Pour la première fois en à peu près 30 ans, je dirais.

Et oui ça va me manquer cruellement.

Mais s.v.p, arrêtons de dire que Noël est annulé, que la dinde est flushée et que le prochain noël aura lieu à la fin des temps. Parce que ça, ça ne fait de bien à personne.

Moi-même je l’avoue, je ne vais pas super bien ces temps-ci. Alors aussi bien vous le dire, car si mon post vous déplait, vous pourrez toujours le mettre sur le compte de mon état mental fragile. Mais pour notre santé mentale à tous, choisissons nos mots, pensons aux autres et préservons le minimum de magie sur lequel on a du contrôle.

C’est tout ce qu’on peut faire, n’est-ce pas ?

En attendant, la madame vous dit merci!

Retenir son souffle

Je ne sais pas pour vous mais pour ma part, j’ai l’impression de retenir mon souffle depuis des mois maintenant.

Huit mois sans respirer. En me disant que tout cela, ce n’est que temporaire. Qu’un tout petit effort permettra de juguler cette immense vague pandémique. Une vague qui à l’image d’un tsunami, fait pourtant tanguer la planète entière.

Un peu, peut-être aussi, comme un immense raz-de-marée devenu ras-le-bol collectif depuis.

Huit mois à retenir son souffle. Comme si en se retenant de respirer suffisamment longtemps, le bruit ambiant se calmerait forcément.

***

Hier j’ai appris deux nouvelles qui me sont entrées dedans avec la force d’un camion d’au moins trois tonnes.

D’une part, j’ai eu la confirmation que je resterais en télétravail au moins jusqu’en juin 2021. Isolée sur mon petit bateau jusqu’à la fin des temps. Et, même si honnêtement ça n’a pas été une grande révélation – la vérité c’est qu’il faut faire un peu de déni je pense pour ne pas imaginer déjà que ce sera tout 2021! – ça m’a donné un coup.

Le deuxième coup m’est venu quant à lui en apprenant, hier aussi, le décès, à 104 ans, de la grand-mère de l’Homme de la maison. 104 ans direz-vous c’est une belle vie! Je ne peux qu’être d’accord là-dessus. Mais m’a ainsi frappée, aussi avec la force d’une tonne de briques, cette évidence que vivre jusqu’à 104 ans pour finir sa vie isolée dans une province aux frontières fermées (elle habitait au Nouveau-Brunswick), et mourir sans la présence de ses proches, ce n’était décidément déjà plus vivre.

Et cela depuis des mois…

Alors au climat de lourdeur généralisé causé par la pandémie, s’ajoute cette autre lourdeur. Celle de ne pas pouvoir accompagner nos proches dans leurs derniers moments de vie. De devoir en plus accepter cette idée de ne même pas pouvoir se rendre sur place pour leur rendre un dernier hommage. Et d’être finalement, par la force des choses, forcés de juste balayer la peine sous le tapis. Un peu comme un dommage collatéral, un élément tout juste anecdotique qu’il peut sembler presque inopportun d’exprimer…

Et le plus pathétique de toute cette histoire ?

À 104 ans, ce n’est même pas la covid qui l’a emportée. Car après avoir survécu à la grippe espagnole, à deux guerres mondiales, à la grande crise économique des années trente, à la longue maladie de l’homme de sa vie qui a été atteint de Parkinson, puis à sa mort, cela sans parler de toutes les turpitudes survenues en plus de dix décennies de vie, c’est probablement un peu tout banalement l’ennui, l’isolement et la solitude qui auront eu raison d’elle…

Mais peut-être aussi, cette impression de vivre rien de moins que la fin du monde….

***

Je le disais au début de ce billet. Huit mois sans respirer. Chacun de nous se disant que tout cela, ce n’est que temporaire. Qu’un tout petit effort permettra de juguler cette immense vague pandémique. Une simple «vague» qui à l’image d’un tsunami, fait pourtant tanguer la planète toute entière.

Mais au final, je me le demande. En prétendant vouloir sauver des vies, ne faisons-nous pas que nous leurrer tous autant que nous sommes? Parce que – c’est ça qui est bien platte n’est-ce pas? – le prix à payer pour vivre….ça se résume probablement et au final à bien peu de choses.

Respirer n’étant certainement pas la plus optionnelle d’entre toutes.

Du coq à l’âne ou lorsqu’on se met à trop penser

Une des grandes vérités de ces temps de pandémie c’est probablement qu’on a le temps de penser. Parce que du temps, on ne semble n’avoir que ça, n’est-ce pas?

Et de fait, je ne peux m’empêcher de voir tout ce que ma génération a eu en abondance, la liberté, les opportunités, l’ouverture. Et tout ce que la jeune génération d’aujourd’hui, tant les adolescents que les jeunes adultes, n’ont même pas encore eu le temps d’apprécier. Au lieu d’un champ de possibles, c’est une vague de limites qui leurs sont désormais imposées en raison d’une pandémie mondiale.

Et je me dis que c’est l’évidence que cette pandémie là, ça va marquer leur vie. Dette écrasante, modes de vie charcutés, socialisation sous le mode du virtuel, planète sous le joug du recul de la pollution par le plastique. Ce n’est pas très réjouissant – convenons-en! – comme champ de vision vers l’avenir.

Avec mon amie Karla, on en discutait justement récemment. Elle aussi en télétravail depuis mars, elle se retrouve en cet automne pandémique à partager la maison le jour avec son plus vieux qui vient d’entrer au collège. Alors que pour nous, l’entrée au Cégep à la fin des années quatre-vingts a symbolisé l’entrée dans la vie adulte (premier appartement, premiers co-locataires, premières amours, etc), pour le fils de mon amie, cette entrée dans la vie d’adulte se fait plutôt, un peu tristement, en hermite… Presque en cachette pourrions-nous dire. Et, d’une façon un peu compréhensible, mon amie me disait justement combien elle s’inquiétait pour son grand, obligé de suivre ses cours à distance, parfois même avec des cours pré enregistrés, sans cette vie sociale et ces interactions entre pairs si importante au début de l’âge adulte.

Une génération un peu comme tombée dans un trou noir de toute cette histoire de covid, nous disions-nous elle et moi.

On a beau dire que chaque génération doit faire face à ses défis. Moi-même, je réalise combien notre génération – nous les fameux X – en aura vu. Le Sida, le chômage des années 80, le No future qui était le nôtre, Tchernobyl….

Chaque génération ses défis, c’est le moins qu’on puisse dire.

Mais c’est quand même fou de réaliser combien le panorama a pu changer depuis 50 ans. Je l’avoue, je comprends mieux mon grand-père maintenant qui avait l’air perdu en renonçant à son téléphone à roulettes après s’y est accroché jusqu’à la fin des années 90. Lui a vu les calèches! Alors que nous on se démène à tenter de comprendre nos téléphones prétendument intelligents.

On imagine en effet que c’est seulement dans les films que les gens ne se parlent plus et que la sexualité et les relations humaines sont abstraites et désincarnées. Mais avec la pandémie, c’est comme si ça nous mettait déjà de force les pieds là-dedans…

La fin des relations humaines. C’est comme si nous étions déjà dans la fiction. Pareil comme la servante écarlate, fiction qui semble en train de devenir réalité aux États-Unis avec la nomination de cette Juge croyante et anti avortement qui est en train d’entrer à la cour suprême! Du coup, je commence à avoir conviction que de mon vivant, je verrai la re-criminalisation de l’avortement. Moi qui me souviens pourtant avec émotion du début de ma vingtaine. J’avais alors suivi avec intérêt la fameuse cause ici au Québec de Chantal Daigle. Cette jeune femme qui s’était battue jusque devant la Cour Suprême pour défendre son droit de se faire avorter. Et qui au dernier moment, avait fait un royal pied de nez aux juristes en allant se faire avorter aux États-Unis en cachette…

À l’époque, j’y avais vu le signe que la société avançait.

Trente ans plus tard, je réalise que rien n’avance jamais vraiment. Que beaucoup de choses ne font que tourner en rond. Et comme au Monopoly, c’est bien souvent «Retournez au début, ne passez pas Go».

Ou pire. Comme dans un monde virtuel un peu bizarre, à la façon des dystopies pourrions-nous dire, et dans lequel il n’y a ni début, ni fin, ni avancée.

***

Je relis ce billet, sans début, sans fin me semble-t’il. Et je me dis que c’est sans doute là le reflet de l’atmosphère ambiante.

Trop de questions pour ma capacité à trouver des réponses.

Alors de là à conclure!

La vie au temps du coronavirus…Surréalisme

Ces temps-ci, je déprime solide.

J’ai l’impression d’être la seule de l’univers à trouver que l’humanité est en train de sombrer dans une ère ou le surréel est roi.

Ces jours-ci à Montréal, le sujet «chaud» de l’heure – outre la canicule à venir – c’est de savoir quand est-ce que le port du masque deviendra obligatoire partout. Parce que visiblement, après s’être fait répéter pendant des mois qu’il fallait se laver les mains (jusqu’à les voir se décomposer), se tenir à distance de deux mètres de toutes traces de vies humaines et vivre en ermite autant que faire se peut, il semble maintenant qu’on est mûrs pour le degré suivant.

Vivre masqués.

Non pas seulement dans les lieux publics. Mais jusque dans sa chambre à coucher.

Et je voudrais tellement pouvoir dire que je blague !

Néanmoins, même si je déteste l’idée de porter un masque, j’ai fini par me dire que je pourrais me résoudre à accepter de le porter à l’épicerie et dans les transports en commun. Lorsque je ne pourrai éviter d’y aller. Mais voilà que se rendant à la pression sociale, l’administration de la ville travaille très fort ces jours-ci pour passer son règlement visant à imposer le port du masque partout. Dans les bars, au restaurant, dans tous les lieux publics fermés. Et là vraiment, je suis VRAIMENT découragée! Parce qu’on retombera alors dans cet horrible phénomène du printemps dernier où, certaines personnes se découvrant alors un pouvoir insoupçonné jusqu’alors, se sont mises à se dénoncer les uns les autres. Période qui personnellement, m’a un peu échoeurée de l’espère humaine, je dois le dire. Parce qu’alors que c’est en période de crise qu’on a justement le plus besoin de se soutenir les uns les autres, on a préféré se taper dessus…

Et ne vous y trompez pas ! Je ne suis pas de ceux qui courent partout sans la moindre précaution, comme s’ils espéraient être les prochains à l’attraper ce fameux Covid. La vérité c’est que depuis mars, ma vie sociale (et celle de la planète entière!) a été réduite à néant. Et, j’ai pour ma part été forcée de faire le constat ces derniers mois que j’étais dans les faits beaucoup moins entourée que je pensais l’être. Zéro vie sociale. Des contacts humains réduits néant. Des amis avec qui j’ai tenté à quelques reprises, espérant sauver au minimum ma santé mentale, de programmer des rencontres virtuelles.

En vain.

La vérité c’est que chacun semble aujourd’hui s’être enfermé dans sa tanière. Comme si tout à coup, plus personne n’avait besoin des autres.

Alors en ces temps incertains ou même l’idée de laisser mûrir une banane équivaut à un acte de foi sans précédent tant on ne sait pas de quoi sera fait demain, l’idée d’aller au restaurant masquée, je l’avoue, ça résonne à mon oreille comme le degré mille du déplaisir. Sérieusement, entre ça et l’idée de passer une nuit à méditer, étendue sur un lit de clous, je ne pourrais pas dire lequel me tente le moins. Bon, vous aurez compris, je l’espère, que j’exagère «un peu» pour illustrer mon propos! Je ne voudrais surtout pas qu’on m’accuse d’apposer une étiquette péjorative au-dit lit de clous…

Ce serait quand même le comble, avouons-le!

Mais, je me le demande néanmoins! Quel intérêt y aura-t-il à l’avenir d’aller au restaurant? Seuls. Masqués. «Parqués» à cette table sur deux qui n’est pas marquée d’un immense X rouge en ruban gommé. Symbole qu’on imaginait jusque-là réservé aux zones sinistrées… Et qui semble aujourd’hui nous indiquer en caractère gras à quel point ce sont nos vies elles-mêmes qui sont aujourd’hui dans un état de désolation sans nom.

Bref, ça ne me tente pas tant. Et pour moi honnêtement, ce sera non.

Et je trouve ça triste parce que je suis la première à vouloir encourager l’économie locale. Mais désolée, en cette ère ou toutes formes de plaisir semblent destinées à devenir illégales, je préfère demeurer chez moi.

Alors voilà! Comme au Monopoly, on revient au point de départ. (Et ne passez surtout pas par Go! C’est illégal!) Ces jours-ci, je déprime solide.

Et je ne vois pas le bout de ce long tunnel.

Mais bon! J’essaie de me convaincre que l’Humanité en a vu d’autres. Et que tout passe…

Et, je m’efforce d’être reconnaissante devant cette «pointe d’espoir» que je sens poindre à la lecture de cet article…. Et qui nous raconte, le plus sérieusement du monde, à quel point les propriétaires de ce café de Vancouver ont été ingénieux!

Merci la vie hein!

Dorénavant nous pourrons prendre le café avec un mannequin de plastique!

Et moi qui s’inquiétais de l’avenir du monde 

Me voilà définitivement rassurée.

La vie au temps du Coronavirus…De la nécessité de revoir ses attentes en matière de vacances

Rendue là, on va se le dire!

On ne compte plus les jours.

Parce qu’après avoir été confinés pendant des semaines, alors que la vie semble reprendre un semblant de normalité au moment où on se déconfine lentement mais sûrement, il pourrait être tentant d’imaginer que tout cela, c’est du passé.

La vérité, j’en ai bien peur, c’est que rien ne sera plus comme avant. Du moins pour un bon moment encore, comme je l’ai réalisé en tentant d’imaginer les prochaines vacances.

Parce que je ne suis sans doute pas la seule dans cette situation n’est-ce pas ? À ne pas savoir sur quel pied danser. Sortir de la ville ou pas ? Réserver une auberge sous mon vrai nom et risquer d’être stigmatisée en tant que montréalaise, résidente d’une ville ou le virus semble avoir frappé plus fort qu’ailleurs? Du moins aux yeux des résidents des régions. Ou bien m’inventer une nouvelle identité? Cela pour pouvoir circuler en dehors de la grande ville sans risquer d’avoir la police à mes trousses. Venue vérifier que je me suis bien confinée. Comme il se doit en arrivant dans une nouvelle région…

Vraiment ! La planification des vacances, ça semble devenu, dans ce monde post-pandémie, une véritable question de Polichinelle. Tellement stressante en fait que j’en fini moi-même par me demander «quand est-ce qu’elles commencent mes vacances? Qu’on en finisse!»

Bien sûr, j’exagère, vous l’aurez compris!

Mais, à quelques heures de «partir» en vacances, je me questionne vraiment à savoir de quoi il aura l’air ce repos. Parce que «partir» est ici un verbe qui résonne drôlement étant donné que je viens de passer trois mois chez moi à ne franchir nulles autres frontières que celles des pièces de mon condo. Et qu’ici, vacances semblent destinées à rimer avec Balconville…

Bref!

Une idée tellement peu inspirante semble-t-il que certains se sont mis à fantasmer sur le projet d’aller faire du camping…. Non mais y avez-vous pensé? Une éventualité qui à mes yeux semble définitivement mille fois plus effrayante que l’idée d’attraper ce satané coronavirus! Vraiment, c’est un peu comme le sac banane, revenu lui aussi, d’une façon qui dépasse ma capacité de compréhension, sur la sellette ces derniers mois.

J’ai déjà donné.

Mais bon, ça c’est moi!

Parce que, j’ai beau être originaire de l’Abitibi, une région dite «éloignée», un territoire saturé de nature, de lacs et d’épinettes, je n’ai définitivement pas hérité de l’amour du camping. Et ça, c’est le moins qu’on puisse dire !

Parce que, du camping, il faut vraiment en avoir fait pour savoir à quel point c’est loin d’être l’expérience extraordinaire qu’on nous dépeint dans les romans, je vous en passe un papier. Parce que, si je vous résume l’idée, l’activité consiste à peu près en ceci: subir en quelques heures (quelques jours pour les plus acharnés) rien de moins que l’équivalent des sept plaies d’Égypte. Soit dormir par terre et comprendre de façon assez saisissante, au cas où on en aurait douté, qu’on a rien de la princesse aux petits pois (à preuve la sensation des pierres sur sa chute de rein dont on ressentira les effets pendant des jours). Et je ne parle même pas ici des maringouins, des voisins «sur le party», du froid à 2h du matin semblant destiné à vous assurer la nuit la plus courte qui soit. Mais encore ? De la pluie et de la grêle si vous avez gagné le «gros lot»… Sans oublier la totale! Le voisin plus gonflé que son matelas …et qui se fera un devoir de ronfler.

Et? Inévitablement le lever du soleil à 4h30!

Je ne voudrais pas sembler de mauvaise foi mais je ne peux m’empêcher ici de voir des similitudes avec certaines descriptions qui évoquent de façon particulièrement explicite certaines expériences de torture…

Mais bon, ça n’engage que moi !

Ah je sais! C’est ici que vous allez me dire que j’exagère! Qu’il faut simplement être bien équipé n’est-ce pas ?

Balivernes que je vous dis!

Parce que me reviennent en mémoire ces souvenirs dans lesquels, adolescente, j’ai eu l’occasion d’expérimenter cette activité «ludique» et «mémorable» pour d’autres raisons que celles auxquelles vous pourriez penser. L’époque au cours de laquelle ma mère avait justement trouvé chez son deuxième mari un amoureux de la nature qui trippait taxidermie (oui, oui, des animaux empaillés chez nous!) Et grâce à qui j’ai notamment eu l’immense privilège d’élargir ma palette gustative en ayant l’indéfinissable opportunité de pouvoir goûter autant des civets de lapins, des mijotés de viande d’ours, que des ragoûts de hiboux (ça ne s’invente pas!). Et, par conséquent, vous l’aurez deviné, le camping était au programme de tous nos weekends de la saison estivale!

Merci la vie!

Et ça se passait invariablement ainsi.

Nous partions le vendredi soir (ou le samedi matin, c’est selon) l’auto chargée à raz bord de nourriture, de la tente, de sacs de couchage pour chacun des chanceux participants…

Et? Je vous le donne en mille!

D’une table de cuisine dont on avait pris soin de démonter les pattes, histoire d’en faciliter le transport (je vous le jure!). Sans oublier bien sûr, des chaises qui venaient avec.

Je vous laisse imaginer le tableau! Vraiment, que c’était beau à voir! Notre traversée du lac sur un canot chargé à bloc pour nous rendre à notre lieu de destination. En bref! Rien de moins qu’un déménagement tous les sept jours!

Mais bon! Chacun son dada n’est-ce pas ? Si vous fantasmez à l’idée d’aller faire du camping pour vos vacances, vraiment gâtez-vous ! Qui suis-je pour ainsi gâter votre plaisir hein ! Mais définitivement, le camping ce n’est pas le miens, je pense que vous l’aurez compris.

Mais, la question demeure entière! On n’y échappe pas en cette période post-pandémie!

On fait quoi pour nos vacances cette année ?

***

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La vie au temps du coronavirus…Litanie surréaliste en temps de pandémie

Beaucoup de choses en temps de pandémie, et en l’espace d’un clin-d’œil, prennent d’un coup des airs un peu surréalistes.

Et oui! Lentement on se «déconfine».

Mais la vérité c’est que tous autant que nous sommes, nous demeurons «déconfits».

Car, dit autrement, nous restent désormais ces choses autrefois banales que l’on conjuguera désormais – ou tu moins pour un temps indéfini – «au bon vieux temps»….

Acheter du pain commercial déjà fait. Et n’en parler à personne;

Faire la bise quand on rencontre un ami;

Les heures de pointes bondées;

L’Halloween masquée;

Les dîners partagés;

Les séances de magasinage improvisées;

Les soupers non planifiés;

Attendre le retour de nos ados;

Les projets de vacances;

Manquer de temps;

Les mains qui s’égarent;

Les baisers volés;

Les calins à ceux qu’on aime mais qui ont le malheur de résider à une autre adresse que la nôtre;

La réception de lettres qu’on a envie d’embrasser;

Le raisin goûté à la dérobade au marché;

Les visites impromptues;

L’insouciance;

Le concept de «Liberté 55» (vraiment, personne n’a envie d’être vieux par les temps qui courent!);

Les foules;

Les buffets;

Les foules ET les buffets.

Oui! Beaucoup de choses en temps de pandémie, et en l’espace d’un clin-d’œil, prennent d’un coup des airs un peu surréalistes.

Sinon décalés.

Et on se retrouve déconfits devant le temps soudainement réinventé. Un temps nouveau dans lequel les secondes sont tout à coup mesurées à l’aune d’un autre étalon de mesure.

Et, la vie que l’on voit maintenant défiler de loin, à travers un plexiglas

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