Mon inventaire…Ces choses qui font du bien

En temps de pandémie, s’il y a une chose que j’ai apprise c’est bien que ces choses qui font du bien, on en a royalement besoin! Rien de moins qu’une question de survie! Sinon de l’espèce humaine, du moins du notre santé mentale.

Voici donc ma liste à moi de ces choses qui me réconfortent (parce que faire des listes, c’est satisfaisant aussi!)

  • Profiter d’une tempête de neige pour construire des bonhommes de neige;
  • Réfléchir à des idées pour écrire mes prochains billets;
  • Mijoter la construction de mon projet de livre sur ces insoumises de ma galaxie familiale;
  • Fouiller mon arbre généalogique dans l’espoir d’y faire des découvertes susceptibles de me jeter en bas de ma chaise;
  • Dépasser en 2021 les 27 livres lus en 2020;
  • Trouver de nouvelles murales à photographier pour mon compte Instagram. Chaque fois que j’en trouve une, c’est comme si j’avais gagné le gros lot;
  • Me remettre à la peinture, une activité que je n’avais pas touchée depuis la nuit des temps;
  • Écouter, chaque soir, les directs de Marcia Pilotte qui a décidé de résister à la grisaille du couvre-feu en nous conviant dans sa cuisine (Dans la cuisine de Marcia);
  • Décider au dernier moment de prendre une journée de congé, juste pour moi;

Et vous, qu’ajouteriez-vous à cette liste ? Ou qu’y aurait-il sur la vôtre?

Et vous ? Qu’y a-t’il dans votre liste?

Mon inventaire…Temporalité

Il y a le temps qu’il fait.

Celui qui passe.

Ou encore, celui qui n’est plus.

Il y a le temps qui s’étire,

Qui fuit, goutte à goutte, comme d’un robinet.

Ou qui parfois, s’éternise.

Il y a le temps qui, fluide, semble couler entre les doigts.

Mais parfois aussi, celui qui comme sur une vieille photo sépia, apparait soudainement figé.

Temps d’hier et de demain.

Et qu’à certains moments, on a pu conjuguer de façon plutôt imparfaite.

Celui encore qui, se dérobant, vient à manquer.

ll y a le temps qu’on perd à tenter d’en gagner.

Celui qu’on gaspille parfois sans compter.

Ou qu’on égrenne à coups d’autrefois.

Et parfois un peu aussi, celui qu’on gagne en acceptant d’enfin lâcher prise.

Il y a le temps qu’on passe à regretter un hier inamovible

Ou celui qu’on consacre à rêver un futur incertain.

Il y a le temps dont on profite et qu’on savoure,

Celui qu’on tente de retenir encore un peu.

Celui enfin qui exhale puis s’évapore en un dernier souffle.

Mais plus encore, je pense.    

Il y a ce temps qu’on perd.

À penser au temps qui passe.

Et qui lui,

ne reviendra pas.

10+1 choses à faire avant de mourir

J’avais tenté l’expérience il y a quelques années de compléter ce genre de liste de mes envies. Je constate aujourd’hui, dans cette nouvelle version, que certaines choses sont moins d’actualité. Alors que d’autres demeurent dans mon top-10.

Du plus insignifiant au carrément existentiel!

  1. Lire tout Colette. Je me l’étais promis pour mes 40 ans. Les livres sont toujours là a m’attendre;
  2. Sauter en parachute. Pour le coup d’adrénaline;
  3. Passer à travers ma pile de livres;
  4. Écrire le mot fin d’au moins un de mes projets de livres;
  5. Faire un voyage de filles;
  6. Apprendre à tracer une fleur sur mon latté;
  7. Dormir dans le train Paris-Venise;
  8. Apprendre à danser le Charleston;
  9. Parler le russe;
  10. Recommencer à peindre
  11. Et pourquoi pas ? Survivre à une pandémie !

Et vous? Qu’y a-t’il dans cette liste de vos envies ?

Ma «To Do Liste» estivale

Qu’on se le dise! L’été 2020 risque fort de passer aux annales de notre mémoire, individuelle comme collective. Je pense que je n’ai pas besoin ici d’en dire plus, n’est-ce pas ? On a qu’à penser au mot qui commence par un «C» et qui se termine par un «d».

Un peu comme dans Harry Potter, ce mot qu’on a plus envie de prononcer.

Changement dans nos habitudes; chambardement de nos certitudes ; une certaine perte de nos libertés individuelles, et cela d’une façon qu’on aurait jamais imaginée possible jusque-là. Bref! La seule chose sur laquelle nous semblons pouvoir nous appuyer désormais c’est cette certitude que rien ne sera plus pareil.

Du moins pour un bon moment encore!

N’empêche! Je pense que c’est le moment idéal pour établir une liste de ces choses qu’on a envie de mettre à son ordre du jour en cet été définitivement pas comme les autres. Et c’est justement le thème proposé par Le rendez-vous des blogueurs sur Facebook, une initiative à laquelle j’ai eu envie de participer.

Alors, c’est parti!

1 – Photographier la multitude de murales dont regorge Montréal

Le printemps a été un peu gris, les musées fermés, la couleur pas mal absente de nos vies. Sans que ce soit forcément un projet conscient, j’ai eu besoin de trouver de la couleur. C’est ainsi que je me suis mise à photographier, d’une façon presque compulsive, les murales de Montréal. Une. Puis deux. Puis dans le temps de le dire, mon compte Instagram était rempli de ces belles œuvres colorées qui explosent sur les murs montréalais. Et que je me suis mise à pourchasser, un peu comme dans une belle chasse aux trésors. Des œuvres que bien honnêtement, je ne prenais pas le temps de remarquer avant le confinement, prise dans le tourbillon du quotidien.

La vérité c’est que ces sorties que je faisais chaque soir pour aller à la découverte de ces couleurs qui éclatent sur les murs de ma ville, ça a – et ça continue encore – de m’apporter un plaisir sans nom!

2 – Lire plus

Je sais, année après année, «lire plus» figure probablement tout en haut de ma liste de «To Do» . Un indémodable, un peu comme «aller au gym», «cuisiner plus» ou encore, «perdre du poids» pour d’autres. Cette année toutefois, je me suis gratifiée d’un outil redoutable d’efficacité en même temps que banal d’insignifiance. Une liste de livres lus à la fin de mon agenda annuel.

Ça peut sembler ridicule mais de voir cette liste des livres que j’ai lu s’allonger à une vitesse vertigineuse…ça me déculpabilise d’en acheter autant. Bref! Il ne me reste qu’à vous en parler 

3 – Me mettre à l’aquarelle

Travailler de la maison, ne voir que des gens masqués lorsqu’on n’a pas le choix de sortir de la maison pour aller en pharmacie ou à l’épicerie, c’est probablement le meilleur «tue-la-créativité» qui soit. C’est pourquoi j’ai eu envie de tenter le coup et de m’essayer à l’aquarelle. Moi qui n’avais pas dessiné depuis mes études en arts vestimentaires (il y a mille ans!), j’ai redécouvert ce plaisir de griffonner.

4 – Écrire encore et toujours

On ne se le cachera pas. Le projet d’écriture de mon livre est sur la glace depuis trop longtemps déjà. C’est pourquoi je me suis inscrite à un atelier d’écriture…en ligne! Trente leçons qui se débloquent au rythme d’une à la fois, chaque jour pendant un mois. Sérieusement! C’est probablement l’initiative écriture que j’ai entreprise depuis longtemps qui m’ait le plus apporté jusqu’à maintenant !

Enfin, en jetant un regard sur cette liste, je réalise à quel point j’ai besoin de créativité dans ma vie. Et clairement, sous le signe de la créativité, l’été 2020 pourrait bien être.

Et vous ? Vous avez mis quoi sur votre programme cet été ?

La vie au temps du coronavirus…Litanie surréaliste en temps de pandémie

Beaucoup de choses en temps de pandémie, et en l’espace d’un clin-d’œil, prennent d’un coup des airs un peu surréalistes.

Et oui! Lentement on se «déconfine».

Mais la vérité c’est que tous autant que nous sommes, nous demeurons «déconfits».

Car, dit autrement, nous restent désormais ces choses autrefois banales que l’on conjuguera désormais – ou tu moins pour un temps indéfini – «au bon vieux temps»….

Acheter du pain commercial déjà fait. Et n’en parler à personne;

Faire la bise quand on rencontre un ami;

Les heures de pointes bondées;

L’Halloween masquée;

Les dîners partagés;

Les séances de magasinage improvisées;

Les soupers non planifiés;

Attendre le retour de nos ados;

Les projets de vacances;

Manquer de temps;

Les mains qui s’égarent;

Les baisers volés;

Les calins à ceux qu’on aime mais qui ont le malheur de résider à une autre adresse que la nôtre;

La réception de lettres qu’on a envie d’embrasser;

Le raisin goûté à la dérobade au marché;

Les visites impromptues;

L’insouciance;

Le concept de «Liberté 55» (vraiment, personne n’a envie d’être vieux par les temps qui courent!);

Les foules;

Les buffets;

Les foules ET les buffets.

Oui! Beaucoup de choses en temps de pandémie, et en l’espace d’un clin-d’œil, prennent d’un coup des airs un peu surréalistes.

Sinon décalés.

Et on se retrouve déconfits devant le temps soudainement réinventé. Un temps nouveau dans lequel les secondes sont tout à coup mesurées à l’aune d’un autre étalon de mesure.

Et, la vie que l’on voit maintenant défiler de loin, à travers un plexiglas

Mon inventaire…Ces choses qui me dépriment

Aujourd’hui, c’est le jour de plus déprimant de l’année.

Ce n’est pas moi qui le dit, mais plutôt des scientifiques qui, ayant visiblement beaucoup plus de temps que moi, se sont penchés sur cette très très épineuse question. En se basant sur une formule des plus complexes qui combine la durée du jour, la distance qui nous sépare de Noël et l’état de nos finances personnelles, ces scientifiques de l’Université de Cardiff en sont ainsi venus à la conclusion que décidément, une fois les factures de nos dépenses festives arrivées dans nos boîtes aux lettres, le fun était décidément bien fini !

On en parle notamment dans cet article. Mais il suffit de taper «Blue Monday 2020» sur Google et vous y trouverez une foule d’articles qui prouvent quant à moi hors de tout doute que les nouvelles ont aussi aujourd’hui la mine basse…

Par ailleurs, cet automne, je vous racontais que j’avais découvert ce principe des listes, élevé au rang de grand art il y très longtemps, dans la Chine impériale de Dame Sei Shonagon. J’en parlais dans ce billet.

Aussi, ne reculant devant rien, ais-je décidé de pondre ici ma liste de ces choses les plus déprimantes qui soient.

À vos papiers mouchoirs ! Vous en aurez besoin !

LA LISTE DE CES CHOSES QUI DÉPRIMENT

  • Le son du réveil-matin qui vient interrompre un beau rêve;
  • Attendre l’autobus au coin de la rue à 6 heures un matin de janvier, alors qu’il fait encore nuit noire, et qu’un -30 degrés bien tassé vous congèle littéralement sur place;
  • Avoir envie de biscuits et ne trouver que des miettes au fond de l’emballage;
  • Les lumières de Noël encore sur les balcons en février;
  • Les cônes oranges montréalais que l’on retrouve partout sur le parcours routier;
  • Le manque d’imagination;
  • Les livres qui se terminent en queue de poisson;
  • Le pèse-personne qui me fait la gueule;
  • Les dimanches soirs qui signent la fin du weekend alors que je n’ai pas eu le temps de le voir passer;
  • Cet être indéfini qui semble avoir pris possession de mon fils, il y a peu si mignon, et qui depuis quelques temps est devenu un ado, grognant du matin au soir. Satan, sors de ce corps!;
  • Les «Fake News»;
  • La bêtise banalisée. Pire encore si elle est élue;
  • Les vacances qui passent toujours trop vite;
  • Les scientifiques qui viennent me dire que je devrais être déprimée aujourd’hui.

Et vous ? Qu’est-ce qui vous déprime? Qui sait si vos commentaires ne me permettront pas à moi de l’être un peu moins 😉

Chroniques du hasard, Éléna Ferrante

Vous connaissez l’auteure Italienne Elena Ferrante? Sinon, vous manquez quelque chose! Car si de son « Amie prodigieuse« , série au succès sans fin, je n’ai vu que la version télé (que j’ai adoré!), voici que je suis tombée sur rien de moins qu’un petit bijou, tout frais sorti en librairie. « Chroniques du hasard » que j’ai découvert moi aussi par hasard, en ne cherchant rien de précis, comme ça m’arrive bien souvent!

Donc c’est quoi exactement ces « Chroniques du hasard » ? Comme le titre l’indique, on parle de chroniques, toutes courtes, souvent ne dépassant pas deux pages, réunies dans un petit recueil. Chacune traitant des sujets les plus divers.

À l’automne 2017, l’auteure reçoit ainsi une demande un peu particulière de la part du quotidien Britannique The Guardian: soit d’offrir, de façon hebdomadaire, une chronique aux lecteurs. Ces chroniques sont d’ailleurs toujours en ligne, dans leur version originale, sur le site du journal.

L’auteure, d’abord inquiète parce que n’ayant jamais vécu ce genre d’expérience soit écrire de courts textes, fini néanmoins par accepter mais sous quelques conditions. D’abord que la rédaction lui fournisse une liste de questions auxquelles elle pourrait répondre au fil du temps. Mais aussi, que l’expérience ne dure pas plus d’un an. Deux conditions que l’équipe du Guardian s’est bien sur empressée d’accepter.

L’expérience a donc donné cette série de chroniques aujourd’hui rassemblées en un recueil duquel on pourrait tout aussi bien choisir de lire les textes dans l’ordre comme dans le désordre, puisque ça couvre les sujets les plus divers. On trouve ainsi des chroniques traitant de la nationalité linguistique, de la maternité, en passant par les mensonges, les enfances heureuses, l’écriture, les congés, le fait de tenir un journal intime, de se dire oui pour toujours, de mourir jeune. Mais aussi, des éclats de rire, du récit masculin du sexe, du mal-être, du plaisir d’apprendre, etc.

Pour ma part, quelques textes et passages ont résonné de façon un peu plus particulière. Notamment le texte intitulé « Les odieuses » dans lequel l’auteure parle du fait qu’elle a pris le parti de ne jamais dire du mal d’une autre femme, et cela, même si celle-ci l’pourrait l’avoir offensée de quelques façons. Cela parce qu’expérimentant elle-même tout ce qu’implique la condition féminine, elle sait qu’aucune femme ne parvient au bout de sa journée sans un effort intense et exaspérant…

«Nous sommes toutes profondément marquées par une manière d’être au monde qui, même lorsque nous la revendiquons comme nôtre, est empoisonnée à la racine par des millénaires de domination masculine»… «Tout, absolument tout, a été codifié en fonction des nécessités masculines, jusqu’à nos sous-vêtements, nos pratiques sexuelles ou la maternité.» (page 40)

D’ailleurs, et c’est là ma réflexion personnelle, j’ai trouvé dans le discours de Ferrante sur le féminin une certaine parenté idéologique avec Tara Westover et son si merveilleux livre «Une éducation» (dont je vous ai d’ailleurs parlé récemment). Car lorsque Ferrante écrit «Aujourd’hui encore, après un siècle de féminisme, nous ne parvenons pas à être nous-mêmes jusqu’au bout, nous ne nous appartenons pas pleinement», j’ai comme eu l’impression d’entendre une certaine forme de résonance avec la voie Westover qui écrivait un peu la même chose. Soit qu’après des milliers d’années de programmation sur la façon dont les femmes devraient se comporter, nous ignorons au fond toujours ce que c’est fondamentalement d’être une femme…

Bref, définitivement dans son ensemble un bouquin qui à mes yeux, vaut largement le détour. Et que j’offrirai certainement autour de moi prochainement.

Vous l’avez lu? Qu’en avez-vous pensé?

***

Vous aimez mes billets ? N’hésitez pas à les partager sur vos réseaux sociaux. Ma maison est grande, il y a de la place pour la visite !

Dame Sei Shōnagon et la liste élevée au rang de grand art

Des listes, si vous êtes comme moi, vous en avez écrit de toutes les sortes au cours des années n’est-ce pas ?

Des listes d’épicerie. De course. De cadeaux. Des «To-Do». Des listes de souhaits. De questions à poser. D’amis de qui ne pas oublier l’anniversaire. D’invités à votre mariage. De chansons à écouter. De films à voir. De pays visités ou à découvrir…

Parce que la vérité c’est que lorsqu’il est question de listes, on en trouve vraiment pour tous les goûts et de tous les genres.

À la limite, je me suis toujours dit que dans le fait de faire des listes, il y avait là quelque chose de zen. Jusqu’à un certain point, une façon de se vider la tête.

C’est pourquoi j’ai été assez fascinée le weekend dernier de découvrir qu’en fait, vous comme moi, nous n’avions vraiment rien inventé avec toutes nos belles listes nous permettant de gérer nos vies de fous avec la grâce d’une pieuvre à douze mains.

Samedi dernier, j’assistais au premier d’une série de cinq ateliers d’écriture auxquels je me suis inscrite. Inutile de vous dire, je pense, que c’est là un vrai cadeau que je me suis fait !

Quoi qu’il en soit, c’est au cours de ce premier atelier que j’en entendu parler pour la première fois de la «Queen» des listes: Dame Sei Shōnagon.

Mais que je vous la présente.

Dame Sei Shōnagon, dame de cour japonaise pendant les années 990 et au début du XIième siècle, elle fut la première à élever la liste au rang de genre poétique, rien de moins que du grand art. Dans ses «Notes de chevet», elle en écrivit rien de moins que 78.

À travers ses fameuses listes, Dame Sei Shōnagon aborde tour à tour les choses qu’elle aime ou déteste, ce qui l’émeut ou la désole, ce qui fait battre son coeur tout aussi bien que les choses qu’il ne vaut pas la peine de faire.

Par exemple:

«Choses qui font battre le cœur :

Des moineaux qui nourrissent leurs petits
Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants
Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée d’encens
S’apercevoir que son miroir de Chine est un peu terni
Une nuit où l’on attend quelqu’un
Tout à coup, on est surpris par le bruit de l’averse que le vent jette contre la maison»

Ou encore?

«Choses que l’on ne peut comparer :

L’été et l’hiver
La nuit et le jour
La pluie qui tombe et le soleil qui brille
La jeunesse et la vieillesse
Le rire et la colère
Le noir et le blanc
L’amour et la haine
La renouée et l’arbre à liège
La pluie et le brouillard
On n’aime plus une personne, c’est toujours la même, et il vous semble cependant que c’est une autre
»

Bref! La liste, elle l’a apprêtée à toutes les sauces de l’époque.

Aussi, je me suis dit que ce serait intéressant d’ajouter à mon blogue ce procédé. Histoire de stimuler ma créativité. De me vider la tête.

Et qui sait? Peut-être aussi, vous inspirer vous aussi un peu.

Alors je vous invite à les surveiller ces billets que je classerai dans une nouvelle catégorie intitulée «Mon inventaire».

J’espère que vous vous laisserez prendre au jeu. Et qu’à travers vos commentaires, vous viendrez y ajouter votre grain de sel.

Rien ne me ferait plus plaisir ! Et je vous le confirme, je n’ai pas besoin de liste pour savoir ça !

Les années quatre-vingts: dix choses dont on ne s’ennuie pas (2/2)

Je parlais dans mon dernier billet de ces choses des années quatre-vingts dont on ne s’ennuie – mais alors là! – vraiment pas !

Voici la suite.

6 Les jeans extra serrés. Vous vous souvenez? Si serrées en fait qu’il ne fallait rien de moins qu’une fourchette pour parvenir à en refermer la fermeture éclair. Et couchée sur le dos en plus! Une époque fort heureusement révolue!

7 – La photographie. Avez-vous remarqué que lorsqu’on se met à regarder les vieilles photos des années quatre-vingts, on se retrouve soit devant des photos floues et mal cadrées. Soit devant des photos aux sujets pour lesquels il faut se lever de bonne heure pour parvenir à le deviner. Avec trop souvent, un gros pouce dans le coin, parce que clairement, nous étions bien loin d’être de super photographes! Des photos qu’on prenait à la chaîne, avant d’aller déposer le film pour faire développer nos « précieuses » photos, parfois des semaines plus tard. Tellement qu’il m’est arrivé de faire développer des photos que j’avais oublié avoir prises. Et, avec le recul, je trouve particulièrement paradoxal le fait que ces photos d’époque aient pu bénéficier d’un support aussi solide que le papier (un support capable de traverser rien de moins que les époques!). Alors qu’aujourd’hui, alors qu’on possède des téléphones si performants qu’ils nous permettent de prendre des photos d’une qualité parfois incroyable, le numérique amène celles-ci, un peu tristement, dans le fin fond du néant en moins de temps qu’il n’en faut pour faire clic. Des milliards de photos numériques dont on perd la trace. Et sur lesquelles personne après nous ne tombera par hasard des années après notre mort. Le vide sidéral. Et après nous le néant.

8 – Les lecteurs Beta et VHS…. Rappelez-vous! Il fallait aller au club-vidéo pour louer les films. Et, il ne fallait surtout pas oublier de les remettre. Rembobinés et à temps, cela va sans dire. Et, la beauté de la chose? La certitude, 80% tu temps, d’être forcés de se rabattre sur un film de catégorie B, parce que toutes les nouveautés étant déjà sorties.

9 – Les super gros walk man !! Il fallait retourner la cassette avant qu’on nous en offre – O révolution! – de plus « performants » bénéficiant de la fonction « autoreverse »! Cela, avant que ne viennent les mini Epod. Puis que la musique finisse par se dématérialiser complètement avec les MP3. Puis Spotify que personnellement, j’écoute aujourd’hui comme une déchaînée. Fini les albums dont je n’écoute qu’une chanson. Et qui finissent par empiler la poussière sur mes tablettes.

10 – Les patins à roulettes (instruments de mort, pourrions-nous dire !) Je me souviens des vendredis soir passés à la Roulathèque d’où on revenait les genoux écorchés. D’ailleurs, mon amie Karla m’a raconté que chez-elle, sa tante les forçaient à se coller – tenez-vous bien! – des serviettes sanitaires super épaisses  sur les genoux afin de protéger ces derniers lors des chutes… Hum! Avouez que juste ça, ça vous donne envie de retourner à cette fabuleuse époque des années quatre-vingts non ?

Alors? Envie, vraiment nostalgiques des années quatre-vingts ?

Pas tant je dirais !

Et vous, qu’est-ce qui vous revient quand vous repensez à cette époque bénie ?

Les années quatre-vingts: dix choses dont on ne s’ennuie pas (1/2)

Parfois, en pensant à toutes ces avancées que permet désormais la technologie dans nos vies, je me dis que c’est complètement dément combien ça a évolué rapidement depuis les deux dernières décennies.

Non mais qu’on y pense !

Deux décennies, c’est vingts ans. Et vingts ans, ça nous ramène aux années 2000. Et avec elles – souvenez-vous! – la peur du fameux bug qui n’a jamais eu lieu, les téléphones à roulettes qui étaient clairement en fin de vie. Mais surtout, les amis qu’on comptait sur les doigts d’une main plutôt qu’en unités «facebook»…

Imaginez maintenant si nous prenions deux minutes pour repenser aux années quatre-vingts. Car si je m’arrête à penser à tout ce qui a changé depuis ces mythiques années quatre-vingts, je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, j’ai l’impression que c’était il y a mille ans !

Du coup, en réalisant que c’était aussi l’époque de mon adolescence, disons que ça me donne un sérieux coup de vieux!

D’où cette idée, histoire d’en rire un peu, de cette liste des dix choses issues des années quatre-vingts dont on ne s’ennuie – mais alors là! – vraiment pas!

  1. La mode de l’époque. Et dans cette catégorie, on y va allègrement avec les permanentes qui vous donnaient un air de balaie tout autant que le look cheveux crêpés dans lequel on mettait une tonne de fixatif (inflammable c’est certain!); le look «physical» d’Olivia Newton Jones qui venait avec un beau maillot jaune fluo; les camisoles en filet à la Madonna. Advenant que vous ayez la nostalgie de cette époque «bénie» qui donnait tout son sens au proverbe qui veut que le ridicule ne tue pas, je vous conseille vivement cette vidéo. Un tue-nostalgie, je vous en passe un papier ! Mais je vous préviens ! Gare à vos yeux!
  2. Les ordinateurs, gros comme des frigos. Je me souviens qu’au secondaire, on nous offrait le choix entre un cours de dactylo ou bien d’informatique. «Visionnaire», je m’étais dit que de l’informatique, je n’aurais jamais besoin de cela…. L’avenir allait me donner mille fois tort! Mais heureusement, grâce à mon doigté appris à la dactylo, je n’ai pas complètement perdu la face !
  3. La seule ligne téléphonique à se partager en famille; Je me souviens que chez mon grand-père qui habitait à une vingtaine de minutes de La Sarre en Abitibi, la ligne téléphonique – avec téléphone à roulette s.v.p.! – a été partagée entre trois clients jusqu’à la fin des années 1990. Un coup, c’était chez ma grand-tante en bas de la côte. Deux coups, l’appel était destiné à un autre voisin dont je ne me souviens plus du noms. Trois coups, il s’agissait d’un appel pour mon grand-père. Non, non! Je ne vous parle pas des années cinquante mais bel et bien des années quatre-vingts! Bien que vu autrement, je dois me rendre à l’évidence que c’était le siècle passé ! Je vous laisse imaginer maintenant le «placottage» dans le village alors que n’importe qui des trois pouvait écouter les conversations des autres… De quoi écrire un roman !
  4. Les chaînes de lettres. Avouez que vous les aviez oubliées celles-là ! Ces belles lettres qu’un ami «bien intentionné» vous remettait, lesquelles vous enjoignaient de recopier le texte en entier dix fois et de le partager avec autant de personne dans la semaine. Cela sous peine de voir les pires ignominies débarquer chez-vous. Je ne sais pas si je suis la seule dans cette situation mais je ne pouvais m’empêcher de m’exécuter, comme si j’avais crains, comme dans le Nouveau Testament, de voir s’abattre sur moi les sept plaies d’Égypte. Mais, le procédé a évolué et avec le temps, celui-ci s’est transformé pour devenir devenir une quelconque chaîne de partage. Comme dans un système pyramidal, la fameuse lettre à envoyer à dix personnes qui devaient en retour vous envoyer un billet de loterie. Le système devait faire en sorte que ces personnes envoyant aussi la lettre à dix autres personnes, chacun était supposé recevoir dix billets. Mais je vous laisse imaginer que dans les faits, on ne recevait que rarement grand chose. N’empêche, les participants ont fait preuve de créativité, des recettes et des parties de gâteau devant servir à en cuisiner d’autres (le célèbre gâteau de l’amitié) ayant été au cœur de ces chaînes de lettres. Mon amie Karla m’a même raconté qu’au Cegep, elle avait elle-même pris part à une chaîne….de petites culottes… Avouez-le! Ça vous en bouche un coin !
  5. Les télés: qu’on se rappelle cette époque du «sans télécommande»; des cassettes vidéo qu’il fallait aller louer au club vidéo, avec la certitude de tomber sur un navet une fois sur deux; de la pénalité qu’il fallait payer lorsqu’on ne rembobinais pas le ruban de la dite vidéo avant d’aller la rendre en fin de location, des chaînes de vidéos clips en continue (Musique Plus ici au Québec). Mais surtout, les succès télévisuels que tout le monde écoutait en même temps. Si vous êtes québécois, vous vous souviendrez de certaines soirées au cours desquelles les rues étaient désertes. Et pour cause! «Les Filles de Caleb» étant diffusées à la télé ! À des années lumière du numérique !

La suite au prochain billet!

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