Mon inventaire…Ces choses qui font du bien

En temps de pandémie, s’il y a une chose que j’ai apprise c’est bien que ces choses qui font du bien, on en a royalement besoin! Rien de moins qu’une question de survie! Sinon de l’espèce humaine, du moins du notre santé mentale.

Voici donc ma liste à moi de ces choses qui me réconfortent (parce que faire des listes, c’est satisfaisant aussi!)

  • Profiter d’une tempête de neige pour construire des bonhommes de neige;
  • Réfléchir à des idées pour écrire mes prochains billets;
  • Mijoter la construction de mon projet de livre sur ces insoumises de ma galaxie familiale;
  • Fouiller mon arbre généalogique dans l’espoir d’y faire des découvertes susceptibles de me jeter en bas de ma chaise;
  • Dépasser en 2021 les 27 livres lus en 2020;
  • Trouver de nouvelles murales à photographier pour mon compte Instagram. Chaque fois que j’en trouve une, c’est comme si j’avais gagné le gros lot;
  • Me remettre à la peinture, une activité que je n’avais pas touchée depuis la nuit des temps;
  • Écouter, chaque soir, les directs de Marcia Pilotte qui a décidé de résister à la grisaille du couvre-feu en nous conviant dans sa cuisine (Dans la cuisine de Marcia);
  • Décider au dernier moment de prendre une journée de congé, juste pour moi;

Et vous, qu’ajouteriez-vous à cette liste ? Ou qu’y aurait-il sur la vôtre?

Et vous ? Qu’y a-t’il dans votre liste?

Mon inventaire…Temporalité

Il y a le temps qu’il fait.

Celui qui passe.

Ou encore, celui qui n’est plus.

Il y a le temps qui s’étire,

Qui fuit, goutte à goutte, comme d’un robinet.

Ou qui parfois, s’éternise.

Il y a le temps qui, fluide, semble couler entre les doigts.

Mais parfois aussi, celui qui comme sur une vieille photo sépia, apparait soudainement figé.

Temps d’hier et de demain.

Et qu’à certains moments, on a pu conjuguer de façon plutôt imparfaite.

Celui encore qui, se dérobant, vient à manquer.

ll y a le temps qu’on perd à tenter d’en gagner.

Celui qu’on gaspille parfois sans compter.

Ou qu’on égrenne à coups d’autrefois.

Et parfois un peu aussi, celui qu’on gagne en acceptant d’enfin lâcher prise.

Il y a le temps qu’on passe à regretter un hier inamovible

Ou celui qu’on consacre à rêver un futur incertain.

Il y a le temps dont on profite et qu’on savoure,

Celui qu’on tente de retenir encore un peu.

Celui enfin qui exhale puis s’évapore en un dernier souffle.

Mais plus encore, je pense.    

Il y a ce temps qu’on perd.

À penser au temps qui passe.

Et qui lui,

ne reviendra pas.

Mon inventaire…Liste des choses qui me manquent

Face à cette situation assez particulière que nous avons tous en commun de vivre en même temps, partout sur la planète, j’ai parfois ce sentiment que rien ne sera plus jamais comme avant.

Ou à tout le moins, qu’en tant qu’humain, nous en sortirons très certainement transformés.

Aussi, en ce temps d’oisiveté forcée, ais-je eu envie de me laisser inspirer par cette liste partagée hier dans L’Actualité par la chroniqueuse Marie-France Bazzo.

Voici donc ce détail des choses qui en ces journées de confinement me manquent particulièrement…ou parfois, pas du tout!

Ce qui me manque ces jours-ci:

  • Les visites à ma mère;
  • Les collègues;
  • Sentir la vie qui bouge;
  • Les repas commandés chez l’Indien;
  • Les sorties improvisées;
  • La légèreté;
  • La possibilité de rêver aux prochaines vacances;
  • L’idée de mon prochain voyage;
  • Prendre une bouchée au restaurant;
  • La visite mensuelle chez ma coiffeuse;
  • M’habiller avec autre chose que du « mou » et me maquiller;
  • Ne pas avoir a planifier la moindre de mes sorties.

Ce qui ne me manque pas le moins du monde:

  • Me lever à 4h30 et prendre le bus à 6h;
  • Le transport en commun toujours en surcharge;
  • Le bruit partout et tout le temps;
  • La ville bondée jour et nuit et les rues paralysées sous l’effet de la circulation;
  • Avoir le dimanche a cuisiner mes repas de la semaine;
  • Le sentiment continuel de manquer de temps.

Et vous? Qu’est-ce qui vous manque ces jours-ci? Ou pas du tout?

Mon inventaire…Ces choses qui me dépriment

Aujourd’hui, c’est le jour de plus déprimant de l’année.

Ce n’est pas moi qui le dit, mais plutôt des scientifiques qui, ayant visiblement beaucoup plus de temps que moi, se sont penchés sur cette très très épineuse question. En se basant sur une formule des plus complexes qui combine la durée du jour, la distance qui nous sépare de Noël et l’état de nos finances personnelles, ces scientifiques de l’Université de Cardiff en sont ainsi venus à la conclusion que décidément, une fois les factures de nos dépenses festives arrivées dans nos boîtes aux lettres, le fun était décidément bien fini !

On en parle notamment dans cet article. Mais il suffit de taper «Blue Monday 2020» sur Google et vous y trouverez une foule d’articles qui prouvent quant à moi hors de tout doute que les nouvelles ont aussi aujourd’hui la mine basse…

Par ailleurs, cet automne, je vous racontais que j’avais découvert ce principe des listes, élevé au rang de grand art il y très longtemps, dans la Chine impériale de Dame Sei Shonagon. J’en parlais dans ce billet.

Aussi, ne reculant devant rien, ais-je décidé de pondre ici ma liste de ces choses les plus déprimantes qui soient.

À vos papiers mouchoirs ! Vous en aurez besoin !

LA LISTE DE CES CHOSES QUI DÉPRIMENT

  • Le son du réveil-matin qui vient interrompre un beau rêve;
  • Attendre l’autobus au coin de la rue à 6 heures un matin de janvier, alors qu’il fait encore nuit noire, et qu’un -30 degrés bien tassé vous congèle littéralement sur place;
  • Avoir envie de biscuits et ne trouver que des miettes au fond de l’emballage;
  • Les lumières de Noël encore sur les balcons en février;
  • Les cônes oranges montréalais que l’on retrouve partout sur le parcours routier;
  • Le manque d’imagination;
  • Les livres qui se terminent en queue de poisson;
  • Le pèse-personne qui me fait la gueule;
  • Les dimanches soirs qui signent la fin du weekend alors que je n’ai pas eu le temps de le voir passer;
  • Cet être indéfini qui semble avoir pris possession de mon fils, il y a peu si mignon, et qui depuis quelques temps est devenu un ado, grognant du matin au soir. Satan, sors de ce corps!;
  • Les «Fake News»;
  • La bêtise banalisée. Pire encore si elle est élue;
  • Les vacances qui passent toujours trop vite;
  • Les scientifiques qui viennent me dire que je devrais être déprimée aujourd’hui.

Et vous ? Qu’est-ce qui vous déprime? Qui sait si vos commentaires ne me permettront pas à moi de l’être un peu moins 😉

Dame Sei Shōnagon et la liste élevée au rang de grand art

Des listes, si vous êtes comme moi, vous en avez écrit de toutes les sortes au cours des années n’est-ce pas ?

Des listes d’épicerie. De course. De cadeaux. Des «To-Do». Des listes de souhaits. De questions à poser. D’amis de qui ne pas oublier l’anniversaire. D’invités à votre mariage. De chansons à écouter. De films à voir. De pays visités ou à découvrir…

Parce que la vérité c’est que lorsqu’il est question de listes, on en trouve vraiment pour tous les goûts et de tous les genres.

À la limite, je me suis toujours dit que dans le fait de faire des listes, il y avait là quelque chose de zen. Jusqu’à un certain point, une façon de se vider la tête.

C’est pourquoi j’ai été assez fascinée le weekend dernier de découvrir qu’en fait, vous comme moi, nous n’avions vraiment rien inventé avec toutes nos belles listes nous permettant de gérer nos vies de fous avec la grâce d’une pieuvre à douze mains.

Samedi dernier, j’assistais au premier d’une série de cinq ateliers d’écriture auxquels je me suis inscrite. Inutile de vous dire, je pense, que c’est là un vrai cadeau que je me suis fait !

Quoi qu’il en soit, c’est au cours de ce premier atelier que j’en entendu parler pour la première fois de la «Queen» des listes: Dame Sei Shōnagon.

Mais que je vous la présente.

Dame Sei Shōnagon, dame de cour japonaise pendant les années 990 et au début du XIième siècle, elle fut la première à élever la liste au rang de genre poétique, rien de moins que du grand art. Dans ses «Notes de chevet», elle en écrivit rien de moins que 78.

À travers ses fameuses listes, Dame Sei Shōnagon aborde tour à tour les choses qu’elle aime ou déteste, ce qui l’émeut ou la désole, ce qui fait battre son coeur tout aussi bien que les choses qu’il ne vaut pas la peine de faire.

Par exemple:

«Choses qui font battre le cœur :

Des moineaux qui nourrissent leurs petits
Passer devant un endroit où l’on fait jouer de petits enfants
Se coucher seule dans une chambre délicieusement parfumée d’encens
S’apercevoir que son miroir de Chine est un peu terni
Une nuit où l’on attend quelqu’un
Tout à coup, on est surpris par le bruit de l’averse que le vent jette contre la maison»

Ou encore?

«Choses que l’on ne peut comparer :

L’été et l’hiver
La nuit et le jour
La pluie qui tombe et le soleil qui brille
La jeunesse et la vieillesse
Le rire et la colère
Le noir et le blanc
L’amour et la haine
La renouée et l’arbre à liège
La pluie et le brouillard
On n’aime plus une personne, c’est toujours la même, et il vous semble cependant que c’est une autre
»

Bref! La liste, elle l’a apprêtée à toutes les sauces de l’époque.

Aussi, je me suis dit que ce serait intéressant d’ajouter à mon blogue ce procédé. Histoire de stimuler ma créativité. De me vider la tête.

Et qui sait? Peut-être aussi, vous inspirer vous aussi un peu.

Alors je vous invite à les surveiller ces billets que je classerai dans une nouvelle catégorie intitulée «Mon inventaire».

J’espère que vous vous laisserez prendre au jeu. Et qu’à travers vos commentaires, vous viendrez y ajouter votre grain de sel.

Rien ne me ferait plus plaisir ! Et je vous le confirme, je n’ai pas besoin de liste pour savoir ça !

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