12/29/15

Si jeunesse savait et si vieillesse pouvait ou le retour vers le futur de Peter Emshwiller

Pexels

Voyager dans le temps, ce n’est pas d’hier que l’humain en rêve je pense !

C’est un peu le sentiment que j’ai ressenti – à plus petite échelle bien sur ! – lorsque cet automne, en faisant du ménage, je suis tombée sur de vieux journaux intimes que la Marie-de-tout-juste-vingt-ans écrivait à la fin des années quatre vingt, début quatre vingt-dix. Un peu comme un retour dans le passé au cours duquel j’ai pu me remémorer toutes ces questions insondables que je me posais alors.

Est-ce que je vais me marier ? Avoir des enfants ? Combien ? Voyager ? Que vais-je faire de ma vie ? Avec qui ? Comment ? Ou?

Vous voyez le genre ! Toutes ces questions insondables que chacun d’entre nous pense uniques. Mais qui sont le lot de l’humain en général. Des questions sans fin qui comportent plus de points d’interrogations et de points de suspension….

Que de réponses.

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08/10/14

L’appel du large (ou les mots décousus)

Crédit: IStock

Ces derniers jours, je suis forcée de constater que l’écriture semble se jouer de moi.

J’ai beau m’asseoir dans le but d’écrire sur un sujet quelconque et préalablement défini. Me disant, par exemple à la lecture d’un article trouvé au hasard de mes pérégrinations,  Wow ! Quel beau sujet pour un billet de blogue !

Je fini immanquablement par écrire sur autre chose. Comme si les mots avaient leur volonté propre.

Ce weekend par exemple, en plein milieu de mes vacances, je me suis rendue dans les Cantons-de-l’Est afin d’assister aux Correspondances d’Eastman, un événement littéraire auquel je n’avais jamais participé.

Bien que celui-ci en soit pourtant à sa douzième édition.

Inexplicable aurais-je envie de dire, alors qu’habituellement (ce n’est plus un secret!), je suis du genre à courir ce type d’événement ou les mots sont rois!

Bref, après avoir assisté ce vendredi à deux ateliers au cours desquels des écrivains évoquaient leurs parcours, je suis revenue rien de moins que gonflée à bloc, la tête pleine de cette envie d’écrire qui m’avait semblé vouloir me bouder depuis des mois!

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07/18/14

Effet du hasard ou clin d’oeil du ciel ?

Crédit: Istock

Écrire un livre, j’imagine, ça réserve son lot de surprises en cours de route !

Et force m’est d’avouer aujourd’hui que des surprises, l’aventure m’en a réservé de belles. Ce matin par exemple, alors qu’il m’est arrivé quelque chose d’assez bizarre au moment où j’étais à travailler l’enchaînement de mes scènes…

J’étais à travailler ma trame narrative lorsque j’ai eu cette idée d’y intégrer ce voyage à Prague que j’avais fait avec mon mari en décembre 2010. Pendant que nous étions là bas, lui et moi nous étions arrêtés dans cette église ou se trouve le Petit Jésus de Prague. Une fois sur place, moi qui ne suis pas particulièrement pratiquante, je m’étais néanmoins agenouillée devant la statue un court moment… Comme j’avais lu que c’était en quelques sortes la tradition de lui demander des choses, je lui avais ainsi demandé de prendre soin de mon père… (je sais, ça peut sembler bizarre… Mais pas plus je pense que de parler seule dans la rue !!)

Chose qui m’avait bien faire rire après coup lorsque je me suis fait cette réflexion que lui qui n’avait jamais cru en rien se retrouvait maintenant pris avec le Petit Jésus de Prague sur les talons pour l’éternité :-) )) Comme quoi, je lui jouais peut-être un bien vilain tour qu’il n’aurait jamais pu imaginer de son vivant….

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05/8/13

Dans mon beau jardin

 

Crédit: IStock

Ces jours-ci, alors que mai nous inonde de soleil et que comme chaque année, l’arrivée du printemps amène avec lui un certain sentiment de légèreté, je ne peux m’empêcher d’avoir cette image d’un jardinier ayant travaillé sans relâche à débroussailler un vieux terrain en friche, parsemé d’herbes folles, et depuis longtemps laissé à l’abandon….

S’acharnant à racler, sarcler, arracher. Mais ne pouvant s’empêcher de se demander à certains moments s’il ne serait pas le seul fou au monde à imaginer pouvoir y faire pousser quelque chose…

Et qui soudain, par un beau matin, voit apparaître la première fleur! Celle qui a fini par germer. Contre toutes attentes.

Un peu comme par miracle.

Je me sens ainsi ces jours-ci, avec ce sentiment de semer du nouveau, du beau et du sain dans mon beau jardin familial. 

Avec la satisfaction de voir une boucle bouclée. Un paysage redessiné. 

Et d’en être responsable ! 

Ça donne du sens à tout le reste, au delà des mots ! Et sans doute un peu aussi, des ailes…

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12/21/12

C’est pas fini tant que ce n’est pas fini !

Crédit: Photo-libre.fr

« L’éternité, c’est long, surtout vers la fin » (-Woody Allen)

Dieu du ciel! Aurais-je survécu à la fin du monde moi?

Qui l’eut cru!

Je me souviendrai toujours que mon grand-père maternel a passé sa vie à l’attendre cette fin du monde! Mais je pense que la seule fin qu’il aura connu finalement, c’est selon toutes vraisemblances, la sienne…

Il y aura bientôt trois ans.

Je me demande parfois si cette fascination que nous, humains, avons pour toutes ces théories de fin du monde, ça ne serait pas en quelque sorte le symbole d’un désir bien banal, celui de repartir à zéro.

De faire table rase du passé.

Et de se retrouver de nouveau devant une page blanche devant laquelle tout redevient possible.

Comme si nous n’avions pas déjà fait mille choix qui rendent notre futur un peu plus limité…

Peut-être bien!

Alors en ce 21 décembre, c’est ce que je nous souhaite. De faire comme si c’était réellement la fin du monde.

La fin d’un monde.

Et de pouvoir enfin faire table rase du passé.

En osant créer ce monde dont nous avons toujours rêvé.

Le nôtre.

En terminant, pourquoi pas une chanson de circonstance?

« Si tu penses que c’est trop haut pour toi, descend!

J’suis pas là pour te faire perdre ton temps

Si tu me vois comme ta fin du monde, va-t-en!

Je vais vivre ma fin du monde autrement. »

(-Ariane Moffatt, La barricade)


ARIANE MOFFATT – La barricade - par patvar

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04/29/11

Le tout pour le tout !

N’avez-vous pas comme moi cette sensation que nous vivons dans un monde qui a bien souvent peur de son ombre ?

Peur de manger du saumon en raison du mercure qui se trouve dans nos cours d’eau; peur de prendre l’avion en raison des risques terroristes; peur de changer d’emploi ou de perdre celui-ci; de s’attacher; de dépendre de ceux qu’on aime; de perdre sa liberté; de se tromper; de perdre son temps; de quitter la famille; de décevoir; de penser…et même de mourir ! Et puis encore, peur de ne pas prendre cette fameuse police d’assurances qu’on veut nous vendre (au cas ou nous n’aurions pas eu assez peur !) 

Qui pourrait être contre la prudence n’est-ce pas ?

Le problème c’est que la liste de nos peurs est bien souvent…sans fin !  Et qu’elle nous empêche trop souvent de vivre, tout simplement…

En ce vendredi, deux livres fort intéressants qui tous deux, comme vous le verrez, vont dans le même sens !


Ainsi le premier livre dont le titre est « Éloge du risque» démontre à quel point notre époque est caractérisée par une certaine quête de sécurité visant à diminuer tout risque au maximum.


«Risquer sa vie, est-ce nécessairement affronter la mort – et survivre…ou bien y a-t-il, logé dans la vie même, un dispositif secret, une petite musique à elle seule capable de déplacer l’existence sur cette ligne de front qu’on appelle désir ?»


Un petit livre qui à mon avis, risque de donner envie de prendre des risques ! «Car le risque ne se loge pas nécessairement là où on l’attend. Et l’inespéré est sans doute ce qui le définit le mieux »

Et puis le deuxième livre quant à lui, intitulé « Ce qui dépend de moi, Petites leçons de sagesse » pourrait tout aussi bien être une sorte de suite du premier, tant le sujet semble en continuité…

Dans ce livre, l’auteure Elsa Godart se propose de méler la pensée ancienne des philosophes stoïciens et la pratique contemporaine à travers des réponses concrètes sur les difficultés existentielles…


«Parce que le bien-être devient une exigence sociale aussi importante que le fait de gagner de l’argent ou celui de réussir sa vie familiale ; parce que notre époque nous a tant éloigné de nous-mêmes ; parce qu’enfin, la recherche du bonheur est la finalité de toute existence, il est temps de réagir et de remettre de l’ordre dans nos vies chaotiques privées d’essentiel, à commencer par la rencontre avec soi-même»

Et si de savoir prendre des risques, c’était ça la clé du bonheur ? Risquer de se tromper pour se prémunir du regret de ne pas avoir essayé…

Et si prendre des risques, c’était gagner sa liberté ?

Beau projet, vous ne trouvez-pas ?

Bon vendredi ;-)

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01/11/11

Bonheur un jour, bonheur toujours

La semaine dernière, je vous disais que j’avais cette impression que le bonheur était en quelque sorte devenu un produit de consommation, quelque chose que l’on nous propose maintenant à toutes les sauces…

Laissez-moi vous en donner un autre exemple !

Ainsi, en fouinant sur Internet, j’ai retrouvé une nouvelle sortie en octobre dernier, annonçant que la société Coca-cola avait décidé de financer la recherche en créant un « Observatoire du bonheur » ! Et oui, vous avez bien lu !

Car bien sur, en regardant les publicités du célèbre breuvage, on ne peut que constater l’évidence du lien entre les deux: boisson et bonheur ! Évident n’est-ce pas ?

Dans ce communiqué, on dit à peu près ceci:

« Alors que sa définition et son appréhension n’ont pas cessé d’évoluer au fil des époques, le bonheur reste toujours l’objet de nombreux questionnements. Sommes-nous aujourd’hui aussi, plus ou moins heureux que nos parents? Nos critères du bonheur ont-ils évolué? N’y a-t-il qu’une forme unique et absolue du bonheur ou divers petits bonheurs quotidiens? »

Par cette action, l’entreprise vise donc à rassembler les données existantes, élargir le champs des connaissances sur le sujet et de façon plus générale, à étudier les diverses images du bonheur.

En lisant une telle nouvelle, n’avez-vous pas comme moi cette impression qu’on tente de nous vendre une recette du bonheur toute faite dans laquelle – idéalement bien sur ! – on nous vendra au passage un produit quelconque ?

Pour ma part, je n’achète pas !

Première résolution de 2011 donc: continuer sans fin ma propre quête d’un petit bonheur bien personnel, loin des tendances !

Et vous ? Quelle est votre idée du bonheur ?

Pour l’article complet, c’est par ici

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