11/21/14

Bad Girl, de Nancy huston

Chose promise, chose due ! Voilà que je me suis attaquée au dernier livre de Nancy Huston, une auteure dont je suis fan depuis de nombreuses années et de qui j’ai à peu près tout lu… Et avec qui dans mes rêves les plus fous, je me permet parfois de rêver de prendre un café. Comme les enfants qui dans un magasin de jouets, s’imaginent pouvoir avoir tout ce bazar juste pour eux…

Même cinq minutes!

Une auteure que je continue de suivre assidûment! Et cela même si certains de ces livres m’ont un peu moins rejointe. Comme cela avait notamment été le cas avec son essai Reflets dans un oeil d’homme dont j’avais d’ailleurs parlé ici

Avec une certaine réserve… dirais-je !

Comment ce plus récent livre aurait-il pu alors ne pas figurer parmi mes coups de cœur, je vous le demande ! Parce qu’une classe de littérature, Mme Huston nous en sert ici toute une, et non la moindre !

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11/20/14

La vérité sur l’Affaire Harry Quebert, Joël Dicker

La vérité sur l'affaire Harry Quebert

Bien qu’il soit sorti depuis un certain temps déjà, La vérité sur l’Affaire Harry Quebert auquel je me suis attaquée en janvier dernier figure en bonne place parmi mes coups de cœur de l’année !

Pour son intrigue ficelée au quart de tour, mais surtout, pour ces leçons d’écriture qu’on nous sert en court de route – Le Salon du livre de Montréal tenant compte de prétexte au partage – La vérité sur l’Affaire Harry Quebert figure lui aussi en bonne place parmi mes coups de cœur de la dernière année !

*****

« La force des écrivains, Marcus, c’est qu’ils décident de la fin du livre. Ils ont le pouvoir de faire vivre ou de faire mourir, ils ont le pouvoir de tout changer. Les écrivains ont au bout de leurs doigts une force que, souvent, ils ne soupçonnent pas. Il leur suffit de fermer les yeux pour inverser le cours d’une vie. » (-L’affaire Harry Québert, Joël Dicker, Page 540)

Ce qu’en dit en gros le résumé ? Nous sommes donc à New York, printemps 2008, alors que l’Amérique est toute occupée aux prochaines élections présidentielles. Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, rien de moins que la saveur du jour, est dans la tourmente : il est confronté au fameux syndrome de la page blanche, incapable qu’il est d’écrire ce nouveau roman qu’il doit pourtant remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné en 1975 Nola Kellergan, une jeune fille avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête.

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11/19/14

L’angoisse du poisson rouge, Mélissa Verreault

Un réel coup de cœur que ce livre que j’ai découvert un peu par hasard. «L’angoisse du poisson rouge» de l’auteure québécoise Mélissa Verreault est rien de moins qu’un bonheur de lecture !

Mère de triplées, l’auteure s’est attelée à l’écriture de ce livre comme on s’agrippe à une bouée de sauvetage: comme à un élément de survie alors qu’elle était en congé de maternité.

Je dois avouer que j’ai été charmée par cette belle découverte dont j’avais peu entendu parler jusque là et devant lequel j’aurai pu fort bien passer à côté, n’eut été cet article de La Presse qui en parlait justement. Un roman tricoté serré dans lequel nous passons du destin d’un soldat italien qui pendant la deuxième guerre mondiale, s’est retrouvé prisonnier des Russes, obligé pour survivre de marcher pendant des mois dans à l’immensité désertique d’un pays ravagé par les atrocités de la guerre; Manue, jeune graphiste Montréalaise sans boulot, multipliant les relations éphémères, mais surtout,  désœuvrée en rupture avec sa mère et orpheline de sa jumelle. Puis, Sergio qu’elle rencontre dans un cinéma, avec qui elle partira à la recherche du fameux poisson rouge disparu de façon inexplicable.

Au bout, tous trois liés les uns aux autres comme on le découvre au fil d’une histoire qui parle autant de transmission que de secrets de famille.

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11/18/14

C’est le cœur qui meurt en dernier, Robert Lalonde

Lire l’auteur Robert Lalonde, c’était un peu comme un rendez-vous que je ne savais pas avoir, tant les thèmes dont il compose son œuvre me sont chers. L’enfance dont nous ne nous libérons jamais totalement, la transmission (ce que nous recevons de nos parents, de gré ou de force !), ces choses qu’on passe sa vie à rejeter…

Puis qu’on fini néanmoins par apprivoiser…

Bref ! Le genre de rendez-vous que l’on découvre un beau matin, inévitable !

Dans ce dernier livre, «C’est le cœur qui meurt en dernier», paru ici au Québec il y a un an,  dans ce qui pourrait sembler une très longue lettre qu’il lui destine bien longtemps après qu’elle soit morte, l’auteur brosse ainsi le portrait de sa mère. Cette femme partagée entre dépression et euphorie mais assurément exubérante à ses heures. Une femme visiblement piégée par le destin en devenant épouse, puis mère, puis femme de maison. Alors qu’elle aurait souhaité tant d’autres choses (comme bien des femmes de cette époque je l’imagine!)… Et qui en fin de vie, répétait, un peu comme une litanie, « J’ai été qui, j’ai été quoi, peux-tu me le dire ? ».

Et puis, en filigrane, l’évocation à mots couverts, de son père qui lui fit subir l’inceste, un secret qui allait demeurer à jamais innommable par sa mère, un peu comme une réalité qui n’aurait pas existé «Ça allait recommencer, les rudes caresses, ses grandes mains sur moi.» Par rapport à son père toutefois, plus loin dans le livre, Lalonde confie qu’il en est arrivé avec les années à «une manière d’espèce de sorte de pardon qui, tout en n’effaçant rien, changeait tout

Finalement, un passage m’a semblé particulièrement touchant, cette toute petite phrase de fin de chapitre qui a elle seule, semble vouloir tout résumer de cette relation si bouleversante qu’il eut avec cette femme qui fut sa mère… Mais aussi, comme une constatation que de nos histoires de famille, on ne peut pas toujours fuir…

«Au fond, peut-être est-ce à la fois fatal et tout simple et chacun doit-il faire comme ça: aimer, détester, fuir, faire sa vie au loin et, à la brunante, revenir, moitié attaché moitié libre, moitié guéri moitié vengeur, sur les lieux du beau carnage.» (page 75)

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11/17/14

Un bon fils, Pascal Bruckner

Comme chaque année, l’un des mes moments préféré de l’automne est encore est toujours la présence du Salon du livre à Montréal ! Parce qu’alors, pour tout boulimique de livres, c’est toujours un peu comme Noël avant l’heure !

C’est pourquoi, histoire de nous mettre dans l’esprit de l’événement, j’ai pensé vous partager chaque jour l’un de mes coups de cœur littéraire de l’année !

*****

«Rien de plus difficile que d’être père : héros, il écrase de sa gloire ; salaud, de son infamie ; ordinaire, de sa médiocrité.»

Le sujet de la paternité a donné lieu en littérature à quantité de bouquins, ces dernières années surtout! Qu’on pense par exemple au livre Des gens très bien d’Alexandre Jardin, livre dans lequel l’auteur français revient sur la participation active de son grand-père à la raffle du Vel d’Iv qui coûta la vie à nombre de juifs à Paris, en juillet 1942. Qu’on pense aussi au roman Le livre de Jon, livre dans lequel l’auteure d’origine grecque Eleni Sikelianos évoque la vie de son père, héroïnomane impénitent, mort prématurément d’une overdose dans un hôtel miteux d’Albuquerque…. Différents livres racontant un peu tous la même histoire : celle d’une relation paternelle fragmentée.

Ici, dans Le bon fils sorti ce printemps, Pascal Bruckner raconte l’histoire de ce père, René, qui fut un antisémite convaincu et éructant, un admirateur de l’Allemagne nazie si convaincu qu’il devança l’appel au service de travail obligatoire et participa activement à l’effort de guerre allemand en œuvrant pour les usines Siemens, à Berlin, puis à Vienne, pendant la guerre. Un engagement qu’il ne renia jamais, allant jusqu’à rejeter l’offre du Ministère autrichien des Affaires étrangères qui, en 2005, lui écrivit pour lui proposer un dédomagement pour «ses années de captivité»… Une offre à laquelle il opposa un refus catégorique.

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