Le temps qui file… et qui défile

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Parfois je me dis que tout va de plus en plus rapidement.

Qu’on fait de plus en plus de choses. 

Cela toujours plus vite. 

Et, un peu paradoxalement, en prenant de moins en moins le temps de le faire bien.

On mange sans y penser des aliments qu’on a pas cuisiné (pas le temps pour cela, n’est-ce pas!)

On se texte et on se promet de déjeuner avec des amis qu’on ne prend pas le temps de voir aussi souvent qu’on le voudrait.

Puis on oublie les promesses. 

Que veux-tu?

On s’excuse presque avec ce prétexte que c’est la vie qui veux ça!

Puis? 

On se parle sans se regarder… 

Parfois même sans s’entendre.

Là sans y être vraiment.

Ici mais comme ailleurs.

Parfois, je me dis qu’on vit sur du temps emprunté. 

Celui qu’on a pas. 

Ou qu’on croit pouvoir voler. 

Celui qu’on voudrait bien pouvoir étirer.

Au moins un peu.

Avant qu’il nous file entre les doigts

Comme cette eau qui s’écoule par l’interstice du temps qui n’a pas su se retenir.

Un temps fou à vouloir que les choses soient terminées avant même que d’avoir commencé.

Ainsi a-t-on hâte que l’hiver finisse;

Que le froid passe;

Que le soleil revienne;

Que le printemps se montre enfin le bout du nez.

Puis on se dit que le jour ou l’on sera à la retraite,

on l’aura enfin ce temps qui aujourd’hui se défile.

Qu’alors, on l’aura cette liberté idéalisée.

En qu’alors voleront les chaînes d’un quotidien

qui maintenant nous enserre.

Et puis voilà ! 

C’est l’été qui est déjà derrière soi.

Le temps qui s’est dématérialisé.

Les années qui se sont accumulées

Et parfois même, l’énergie qui n’y est plus.

Et puis un jour, on se retrouve au bout du chemin,

Sur une route qu’on a pas vraiment choisie

ou sur laquelle on a s’est égaré.

Par hasard ou par mégarde.

Ou même, par inconscience ou sans s’en rendre compte.

Et  alors, on se met à rêver.

À un nouveau début

À un retour en arrière impossible

À une histoire qu’il serait possible de réécrire d’un coup de crayon.

Au bout du compte, à cette page de nouveau blanche

qu’on donnerait sa vie pour pouvoir barbouiller, 

une fois encore,

de milles couleurs criardes et barbares.

Mine de rien l’envie revient en douce

Crédit: Pixabay

Mine de rien, et presque sans qu’on s’en rende compte, l’été est en train de filer un peu en douce comme il me semble en avoir l’impression depuis quelques jours…

Et mine de rien, peut-être tout autant, l’envie d’écrire revient. Elle aussi.

Ainsi, après des semaines l’esprit un peu déconnecté, j’ai envie de continuer à écrire ici. Mais autrement.

Aussi, ne soyez pas surpris si au cours des prochaines semaines, vous découvrez dans mes Chroniques un nouveau visuel, un branle-bas au niveau des catégories de billets. Ou encore, un certain chambardement dans ce sur quoi j’ai envie d’écrire désormais.

Car, on ne se le cachera pas, n’est-ce pas ? Mes histoires de familles on en a un peu fait le tour 😉

Si, Si ! Quoi que vous en pensiez !

À moins que….

Bref !

Du changement à l’horizon ! C’est ce que je vous promets !

Alors ! On se dit à bientôt ?

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