Douce folie au coeur de l’hiver

Crédit: Pexels

J’ai toujours été attirée par la douce folie de ces personnes d’exception qui ne craignent pas, parfois pour le pire, le plus souvent de façon tout à fait insignifiante, de rêver.

Osant imaginer même l’impossible.

Ce week-end, je n’ai pu m’empêcher de sourire en lisant dans le journal que René Chaloult, un politicien québécois mort depuis bien longtemps déjà, avait un jour – et le plus sérieusement du monde – imaginé pouvoir réduire notre hiver.

L’hiver canadien – c’est bien connu – figurant parmi les plus rigoureux de la planète…

C’était en 1947. Bien longtemps avant que le dossier du réchauffement climatique ne fasse la une des journaux. Et ces hordes de québécois qui chaque année, fuient, l’espace de quelques jours, à Cuba…

« Il fait très froid aujourd’hui. De fait, à Québec on est en hiver. On dira que je verse dans l’utopie, mais je me demande si nous ne devrions pas chercher un moyen d’adoucir notre climat. Il serait peut-être souhaitable de réchauffer notre climat. […] Il serait possible de prolonger l’été canadien de deux mois, soit un mois au commencement, au printemps, et un mois à la fin, à l’automne, en fermant le détroit de Belle Isle. À cause de la rotation de la Terre, les glaces qui descendent des régions arctiques ont tendance à y entrer et nous avons des eaux glacées dans le golfe douze mois par année. […] Il s’agit d’un projet dont le coût serait de 100 millions de dollars ou un peu plus. Ça peut paraître paradoxal, mais ce n’est pas irréalisable. » (René Chaloult à l’Assemblée Nationale, 1947)

Alors que la tempête menace sur ma ville, comme dans une dernière manifestation de la nature pour imposer sa force, et que vraisemblablement, nous sommes bien partis pour nous lever demain matin sous un paysage recouvert de neige, j’ai bien peur que notre René Chaloult national n’ait rêvé en couleurs !

Mais qu’on se console! Chaloult n’étant vraisemblablement pas le seul a avoir un jour rêvé de faire la guerre à toute cette mixture blanche qui fait le bonheur des uns. Et le malheur des autres ! Le gouvernement Russe ayant purement et simplement décidé, en 2009…d’abolir l’hiver et les tempêtes de neige !

Le moyen que préconisait alors le Conseil municipal de Moscou  et son Maire, Iouri Loujkov? L’ordre donné à l’aviation russe d’éliminer, du 15 novembre au 15 mars, tout nuage susceptible de causer de trop fortes précipitations sur la capitale.

Rien que ça !

En attendant, en ce qui me concerne, je me console de cette idée que je serai en congé le reste de la semaine pour la relâche scolaire de mon fils.

Hiver. Ou pas !

Et cela, jusque le tout ait fondu (la preuve étant faite qu’on peut bien se permettre de rêver!)

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2 commentaires sur “Douce folie au coeur de l’hiver

  1. Ça entre un peu dans le même genre des gens qui frisent et souhaitent avoir les cheveux raides…
    Même chose pour les seins, le nez…
    Sauf que dans les cas des hivers… Abattre des nuages!
    Quelle drôle d’idée.
    Ça me donne des envies de livre pour enfant.
    C’est tellement loufoque que ça en devient ludique!
    Tu as le don, de me faire sourire en cette veille de tempête que se fait ensoleillée!
    Bonne relâche!

    1. Bonjour Julie ! Contente de te faire sourire 🙂 L’annonce de tempêtes de neige sur une ville comme Montréal, ça a toujours cet effet de nous donner l’impression que c’est rien de moins que l’une des 7 plaies d’Égypte qui se dirige vers nous :-))) Abattre des nuages, ça me sonne un peu comme la folie de Pierre Le Grand qui a décidé contre vents et marées de défier la nature pour construire St-Petersbourg sur le détroit marécageux et inhospitalier de la Néva. Au prix de vies humaines impossibles à compter mais qu’on estime néanmoins à 150,000…. Qu’importe n’est-ce pas ? Car il a réquisitionné les services de prisonniers pour drainer les terres, construire les fameux parapets faits de blocs de granité apportés de l’étranger sur des péniches, abattre la forêt marécageuse et dessoucher, creuser des canaux de drainage et de nouvelles voies d’eau qui découpent de nouvelles îles, jeter des ponts , édifier les premiers bâtiments sur des pilotis, importer des briques de Hollande, puis fonder les premières briqueteries et tuileries… J’imagine que pour un peuple qui est parvenu à créer une ville dans les marécages, abattre des nuages, c’est de la petite bière n’est-ce pas ?

      Ah la folie des hommes !

      Vivement que la tempête arrive pour que l’on puisse se terrer chez-nous ! :-))

      Bonne tempête à toi !

      Marie

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