En cette journée de la femme

Kath et Béatrice

Comme chaque année, voici revenue la journée de la Femme dont on parlera vraiment partout dans les médias aujourd’hui.

Pour ma part, cette simple envie de vous parler de Kath, ma cousine ! Et de Béatrice, sa petite cocotte qui aura huit mois dans quelques jours.

C’est merveilleux un enfant dans une vie n’est-ce pas?

Sauf que voilà, Kath et Mathieu, le papa, ont été comme touchés par la foudre ces derniers jours alors qu’ils ont reçu un diagnostique de Fox G1 pour leur petite fille. Un syndrome extrêmement rare (il y aurait environ 4 cas au Canada !) , une anomalie génétique touchant spécifiquement le chromosome 14 et qui fait en sorte que Béa risque de ne jamais marcher et d’être atteinte d’une probable absence de langage….

Entre autre.

Alors voilà, au delà des mots qui peuvent sembler bien futiles lorsque nous recevons une telle nouvelle,  j’ai voulu que Kath sache que je suis de tout cœur avec elle. Avec eux. Que, revenant quelques années en arrière alors que moi-même je recevais le même genre de diagnostique pour ma fille (dans des circonstances différentes), je sais avec quelle puissance une telle nouvelle peut vous frapper…

Ces mots maudits qui se répercuteront à l’infini dans notre esprit, et cela, pendant des jours…

Mais que malgré tout, moi, j’ai confiance en Béa ! Et surtout, dans la solidité du couple que forment Kath et Mathieu pour faire face à cette situation qui leur demandera beaucoup de courage et d’amour.

Mais je sais, bien sur, que d’entendre cela, ça nous fait une belle jambe n’est-ce pas lorsque c’est notre monde qui semble d’effondrer ?

Alors voilà, je souhaite simplement que ces mots puissent voler jusqu’à eux, un peu comme de tous petits papillons. Et les réconforter…

Au moins un peu.

«La vie est ainsi; on réalise rarement dans l’instant que les moments difficiles ont une fonction cachée: nous amener à grandir. Les anges se déguisent en sorcières et nous délivrent de merveilleux cadeaux soigneusement enveloppés dans d’ignobles emballages…Quant l’épreuve survient, on réagit souvent avec colère ou désespoir, rejetant légitimement ce qui nous semble injuste. Mais la colère rend sourd, et le désespoir aveugle. Nous laissons passer l’occasion qui nous était offerte de grandir. Alors, les coups durs et les échecs se multiplient. Ce n’est pas le sort qui s’acharne contre nous, c’est la vie qui tente de renouveler son message. » (Laurent Gounelle, Dieu voyage toujours incognito)

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6 commentaires sur “En cette journée de la femme

  1. Bon matin Marie,

    J’ai été touchée et triste en te lisant ce matin. Comme il est difficile de trouver les mots de réconfort des parents qui vivent un drame comme celui de ta cousine et son conjoint. Il ne reste qu’à leur souhaiter de trouver en eux les forces pour vivre – quotidiennement – la maladie de leur petite Béatrice.

    Je sais que ta présence et tes encouragements seront un réconfort pour ta cousine ayant toi même vécu une situation semblable.

    Marjo

    1. Merci pour tes bons mots Marjo. Je suis certaine que Kath les lira aussi. Étrangement, je demeure confiante. Car ce ne serait pas la première fois que la réalité déjoue les pronostics, même les plus sombres. À ma sœur, lorsqu’elle était petite, les médecins prédisaient qu’elle avait une tête d’eau, qu’elle aurait un retard et qu’elle ne passerait pas douze ans… Aujourd’hui, à quarante ans, elle a trois beaux grands enfants, a terminé un BAC et travaille dans le domaine qu’elle a choisi. Bien sur, je ne dis pas qu’il faille faire du déni face à une nouvelle aussi triste. Simplement qu’il faut garder espoir et laisser une chance à la vie de nous surprendre. C’est ce que je leur souhaite bien fort !

      Marie

  2. Ben non, çà ne fait pas une belle jambe, çà rappelle juste que la vie n’est pas un long fleuve tranquille et que la Nature décide et est plus forte que nous en quelque sorte, bien que nous ayons des réserves insoupçonnées de Force !
    J’ai une ancienne collègue qui a vécu la même chose pour sa petite Mélanie qui a passé un quart de sa vie chez les masseurs kiné pour l’aider à tonifier son corps. Elle est lente mais elle se débrouille alors qu’elle a passé sa petite enfance sans pouvoir se mouvoir seule. Cette collègue ne s’est pas laissée abattre puisqu’elle a eu deux autres enfants par la suite, non touchés par ce syndrome. Elle a toujours le sourire et une pêche d’enfer. Les meilleurs leçons de vie se trouvent dans les yeux des combattants. Oui, il faut garder espoir, même si on ne peut que lui souhaiter de trouver la force et le courage.

    1. Bonjour Avalon ! Je suis bien d’accord avec toi que nous avons de belles leçons de vie de ces personnes dites « différentes ». Apprendre à vivre dans le présent par exemple. Ou encore, de cesser de se plaindre pour des choses sans importances.

      Merci pour tes encouragements !

      Marie

  3. Lorsque la maladie frappe, seul l’amour peut aider la personne atteinte et sa famille à passer au travers les épreuves. Il faut être fort, présent, ouvert, généreux, aimant… toutes des qualités humaines et atteignables.

    Bon courage à la famille.

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