Folie passagère

Avez-vous parfois comme moi cette impression que ce ne sont pas tant toutes ces choses que nous faisons qui nous grugent une quantité folle d’énergie… que celles que nous ne faisons pas?

Une vérité que j’ai une fois de plus «testée » le week-end dernier…

Car est-ce l’effet de l’hiver, du manque de lumière ou encore, de la fatigue accumulée ? Je ne sais trop ! Mais le fait est que vendredi dernier, j’ai débuté mon week-end, le moral en dessous de zéro (histoire d’être en phase avec la saison ?), ayant soudainement cette impression que face aux taches à accomplir dans les prochaines semaines ou prochains mois, je n’y arrivais tout simplement plus…

Car je l’avoue, j’ai cette fâcheuse tendance à dire oui à tout avec pour résultat que le moment venu de «livrer », je me sens dépassée ! Et comme une des grandes vérités de la vie – pour vous comme pour moi sans aucun doute ! – est que les fins de semaines n’ont que deux jours alors que les taches à accomplir pendant ces deux jours, elles, sont sans fin….le résultat est bien souvent plus que prévisible ! Car entre ménage, courses, lavage et repassage des vêtements, planification et préparation des repas pour la semaine, qui a le temps de se reposer pendant ces deux jours de «congé» ? On se le demande !

Résultat ? Je ne sais pas pour vous mais moi, je n’ai bien souvent d’autres choix que de remettre à plus tard le changement d’une lumière brûlée, la réparation de l’aspirateur central qui débloque ou encore, le remplacement du ventilateur de plafond qui tourne sans fin depuis DEUX ANS…la corde servant d’interrupteur étant tombée au combat…

Quel mal y a-t-il à cela aurions-nous envie de demander ?

Et bien je me suis rendue compte que toutes ces taches non accomplies avaient peut-être beaucoup en commun avec le supplice de la goutte chinoise. ..

Vous connaissez ?

Sinon, en regardant sur Wikipédia, vous verrez que la définition en est la suivante : « Le supplice de la goutte d’eau serait une méthode de torture d’origine chinoise consistant à attacher un condamné immobile sur une planche. Dès lors, à intervalle régulier, une goutte d’eau tombe sur son front. Il en résulterait une altération physique et psychologique de la victime, qui finit par devenir folle. »

Vous pensez que j’exagère ?

Il n’existe bien sur pas de preuve que cette méthode ait réellement existé mais quant à moi, je peux vous assurer que de voir traîner un pot de peinture devant servir à repeindre la cuisine…depuis trois ans, ce n’est pas sans conséquence sur ma santé mentale !!!

Donc pour revenir à nos moutons, après avoir déprimé pendant deux jours, j’ai soudainement eu un moment de «black out» total et lorsque je me suis «réveillée», j’avais repeint la cuisine EN ENTIER !

Ce qui bien sur pourrait paraître étrange au premier regard mais en allant un peu plus loin dans ma réflexion, j’ai soudainement réalisé que ce petit moment de « folie » passagère avait eu deux conséquences : 1) me libérer d’une tache qui me pesait royalement et 2) de ressentir une énergie toute neuve, juste de regarder ma cuisine qui faisait maintenant sa fraîche, un verre de rouge à la main ! Gratifiée d’un sentiment de satisfaction sans nom en prime !

Et c’est alors que m’est venue à l’esprit l’idée de créer chez-nous le jeu du chapeau, qui nous servira chaque week-end à piger au sort une tache qui n’en finit plus d’attendre… Et de lui faire la peau !

Pas mal non !

Maintenant, ne reste plus qu’à trouver le temps de préparer cette fameuse liste 😉

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2 commentaires sur “Folie passagère

  1. je retiens cette idée ! c'est vrai qu'il suffit parfois de se débarrasser d'une petite chose qui traîne sur nos listes pour que tout le reste semble plus simple, d'un seul coup ! bonne journée. delphine

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