«Go Luck Yourself»: Et si le sentiment d’être chanceux n’était rien d’autre qu’un effet de vision?

Crédit: Pexels

Il nous est tous arrivé, un jour ou l’autre je pense, d’avoir cette impression d’être extrêmement chanceux. Alors qu’à d’autres moments, d’une façon qui nous semble un peu inexplicable, c’est la disette côté bonne fortune. Alors que pourtant, il nous semble que peu importe la façon dont on s’y prend, nous pouvons être certain d’une chose ! 

Soit que ça ne fonctionnera pas !

Un peu comme si nous étions décidément mal lunés. Ou encore, victimes d’un mauvais alignement des planètes !

Je suis tombée ce matin sur cet article que j’ai trouvé vraiment super fascinant et dans lequel on parle d’un cours universitaire (rien que ça!) qui traite justement du phénomène. Celui-ci posant la très pertinente question de savoir si ce sentiment d’être béni par le dieu de la chance, ce ne serait pas tout simplement un peu comme une illusion d’optique.

C’est ainsi que dans son cours intitulé « Go Luck Yourself » (que l’on pourrait traduire par « Fais ta propre chance »), Matthew Smith, professeur à l’Université de Buckinghamshire, propose un ensemble de théories et de conseils susceptibles de favoriser cette impression d’être chanceux dans la vie.

Parmi les mises en scène qu’il propose dans son cours, celle-ci. Vous êtes à la banque en train de faire vos petites affaires quand des braqueurs font irruption. Vous, au milieu de la scène, êtes soudainement victime de la situation alors qu’une balle perdue vous atteint directement au bras.

La question à 1,000 dollars ! Vous considérez-vous chanceux ou malchanceux?

Il semble que ce qui pourrait sembler évident ne le soit pas tant que cela alors que les réponses semblent partagées entre deux camps. Soit ceux qui sont d’avis qu’ils ont été malchanceux de se trouver justement au mauvais endroit au mauvais moment. Et les autres, ceux qui au contraire, se considèrent chanceux d’être vivants. Alors que dans le contexte, une simple blessure au bras est sans doute le symbole du fait qu’ils aient été chanceux… de s’en tirer à si bon compte.

Nous ne pouvons probablement faire autrement que de considérer que les deux réponses se valent, convenons-en!.

Ceci étant, Matthew Smith propose ainsi sa « recette » pour faire en sorte d’entretenir ce qui est peut-être un simple problème de vision. Notamment, de noter chaque soir avant d’aller au lit trois événements que nous sommes reconnaissants d’avoir vécu dans notre journée. Ce travail de gratitude permettant clairement d’intégrer plus facilement les mauvaises expériences, en se concentrant plus particulièrement sur les bonnes.

Comme deuxième élément, le professeur propose par ailleurs de cultiver l’optimisme appris  dans le but  de favoriser le phénomène d’autoréalisation. En bref, développer constamment l’habitude d’expliquer, tant les expériences positives que celles qui le sont moins, de façon positive. L’effet d’entraînement semblant presque automatique selon le professeur Smith.

Son dernier conseil porte finalement quant à lui sur l’attention que l’on porte au quotidien sur ce qui nous arrive et sur la façon dont ces choses ou événements se présentent à nous.

« Le dernier grand conseil de «Go Luck Yourself» porte sur l’attention quotidienne. Car même si vous notez a posteriori les bonnes choses qui vous sont arrivées, il est fort possible que vous ratiez un grand nombre d’opportunités et que vous passiez donc à côté de votre chance. » (Slate)

Son conseil donc ? Ouvrir grand les yeux ! Faute de quoi vous risquez de rater un tas d’opportunités, parfois aussi évidentes qu’un bouton sur le nez !

Et pour preuve, cette vidéo que je trouve personnellement vraiment fascinante !

Alors ? Et vous ? Vous l’avez vu le gorille ?

Sinon, rassurez-vous ! Vous êtes loin d’être seuls ! Et comme moi, il vous faudra sans doute apprendre à développer une pensée plus globale.

Mais qu’importe j’imagine! Car comme tous ces éléments ont au final le pouvoir semble-t-il de faire de nous des chanceux finis, il pourrait sembler risqué de passer à côté, n’est-ce pas ?

Alors moi je dis « Oum ! Chance, ou es-tu? »

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