Histoires sans fin

Pixabay

Le samedi matin, je ne sais pas pour vous, mais à moi, il me semble chaque fois que j’ai la vie devant moi, un monde de possibilités infinies. Cela, jusqu’à ce que je revienne à la réalité, le dimanche matin, me redécouvrant soudainement soumises aux heures qui fuient. Et à leur irréductible fuite vers l’avant.

Ce weekend, devant l’annonce d’un torrent de pluie visiblement déterminé à déverser sa vie sur ma ville, j’ai décidé de consacrer du temps à cette fameuse pile de livres qui n’en finit plus de s’allonger sur ma table de chevet… Un peu comme une interminable file d’attente dont on en vient à ne plus voir le bout.

*****

Hier, en fouinant sur internet, je suis tombée sur un vieil article de L’Obervateur dans lequel on se demandait s’il était possible de juger un livre en ne lisant qu’une seule de ses  pages. Un peu comme un coup d’oeil destiné à évaluer d’un coup vers quels auteurs consacrer notre énergie de lecteur. Ceci avec bien sur, les possibilités de se tromper qui en découlent. Et pire, d’échapper ainsi des perles au passage.

Si d’office l’idée peut sembler un peu loufoque, n’empêche que depuis quelques années, il y a sans doute peu de personnes qui n’ont pas entendu parler du principe de la fameuse page 99. L’idée ayant été popularisée autour de 2010 par un site Britannique qui proposait alors de ne juger les livres que sur cette seule et unique page 99.

L’idée derrière tout cela ?

Le fait qu’à la lecture d’un livre, quelque part autour de la centième page, le lecteur soit en mesure d’obtenir certains indices sur les qualités du-dit livre. Ceci alors qu’on sait très bien qu’une majorité d’éditeurs, débordés devant la marée de livres qu’ils se voient proposer chaque année par au moins autant d’auteurs, abandonnent bien avant cela. Mais également, et j’en ai fait l’expérience plus d’une fois, le lecteur qui parfois, malgré un début de livre pourtant prometteur, abandonne bien avant d’être rendu à cette centième page… L’ennui, la déception, parfois un peu des deux, ayant fait leur oeuvre…

Bref ! Même si l’idée peut sembler apparaître comme étant l’équivalent d’un sacrilège pour n’importe quel amoureux de livres (et qui plus est, pour ceux qui les écrivent!), n’en demeure pas moins qu’en notre ère du 140 caractères, du visionnement de séries télé en « binge Watching » et du « tout-toujours-plus-rapidement », l’idée ne me semble pas à moi si détonante de cette époque sous stéroïdes dans laquelle nous vivons aujourd’hui…

*****

Ce weekend, devant l’annonce d’un torrent de pluie visiblement déterminé à déverser sa vie sur ma ville, j’ai décidé de consacrer du temps à cette fameuse pile de livres qui n’en finit plus de grandir sur ma table de chevet…

Aussi, ce que j’ai envie de vous proposer ce matin, histoire de susciter la curiosité (la mienne tout autant que la vôtre!) sur d’éventuels futurs livres à lire (ou pas!) ?

Prendre ce livre que vous êtes en train de lire, y trouver la quatrième phrase de la page 57. Et venir la citer ici en commentaires.

Pour moi ce matin ?

« Et l’histoire ne s’arrête pas là mais s’embrouille en se mélangeant avec une autre, celle d’un foetus qui serait en train de germer dans le ventre de la démente et qui devrait son existence, pour moitié, à un jeune auteur célèbre, foetus monstrueux car forcément imaginaire, vu l’âge avancé de la dame aux instincts maternels brisés et jusqu’ici, sans causer trop de dégâts, détournés sur les lamentables poupées. » (- Nancy Huston, Sensations fortes, page 57)

Ouf ! Et moi qu’on accuse de faire des phrases d’une longueur démentielle ! J’ai soudainement de l’espoir !

Et vous ? Qu’y a-t-il à la quatrième phrase de la page 57 de ce que vous lisez en ce moment ?

Partagez avec vos proches!

Quelques suggestions de lecture supplémentaire :

Lire ses livres jusqu'au bout ? Toujours voyons !

Photo: IStockCe matin, on se fait une confidence ? (en chuchotant bien sur !)Une chose que je n'avouerais jamais, même sous la torture, c'est qu'il m'arrive de ne pas lire un livre jusqu'au bout (mais ne[...]

À toi qui n'est pas encore né, Jacques Jacquard

Parfois, se promener sans but dans une bibliothèque, cela permet de belles découvertes. Comme celle que j'ai fait ces jours derniers en tombant sur un livre sorti il y a quelques années (2000), et dont je[...]

Un Nouveau projet sur les tablettes

Nouveau projet, vous connaissez ?Il s'agit en fait d'un nouveau magazine (et oui ! Encore un autre !) mais qui cette fois, nous promet plus de chair dans son contenu, selon son fondateur, Nicolas Langelier[...]

Le jour ou j'ai appris à vivre, Laurent Gounelle

«Si chacun était conscient de l'immense valeur qui est la sienne, c'est toute la face du monde qui serait changée. Mais l'on vit dans une société où l'on dit rarement aux gens le bien que[...]

Voler du temps au temps...pour lire !

Question Psycho, No.23Comme vous le savez, j'aime bien partager mes coups de coeur lecture !En voici donc un de plus, avec le magazine français Question Psycho qui, dans un grand dossier de 8 pages, traite du[...]



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*