Kit de survie

Avez-vous déjà ressenti cette envie fugace ? Ce désir irrépressible de s’exiler quelque part entre « machin-du-trou-perdu » et « la-route-du-bout-du-chemin ». Là ou le téléphone ne sonne jamais et ou les factures ne se rendent pas ?

Cette sensation poignante que nous nous sommes bien éloignés du chemin le plus simple…

Mais bon ! Je pense que se poser des questions, c’est probablement le signe qu’on est en vie ! Ce qui déjà, n’est pas si mal j’imagine…

Et si le lâcher prise semble trop incertain, reste l’exil dans une communauté tibétaine ou bien l’élevage de chèvres sauvages dans les montagnes. Et surtout, prendre le temps de s’arrêter aux petits bonheurs, quitte a les écrire dans un livre pour pouvoir se faire un « festival » les matins de grise mine !

Mais que mettre dans cette fameuse boîte ?

Ainsi je pense à cette lettre d’amour reçue de mon premier amoureux, quelques années après notre rupture, et que je conserve précieusement dans mon coffre à souvenirs (oui, oui, j’ai cela !). Non pas que je sois en attente du retour de l’amour perdu ! Seulement je me dis qu’une lettre d’amour, on en reçoit pas treize à la douzaine dans une vie ! Et que le jour ou je serai déprimée, me restera cette « preuve » qu’un jour, j’ai eu de l’impact dans la vie de quelqu’un…

Ou encore, comme je vous le disais il y a quelques jours, je pourrais y mettre cette lettre reçue de Otto de Habsbourg en réponse à une lettre dans laquelle je l’inondais de questions sur sa mère, et qui en l’a relisant, me donne envie de me dire « Et bien ma vieille ! Tu en avais du culot à cette époque de ta vie ! »

Et encore ! Ce souvenir de l’époque ou je peignais et ou je m’étais imaginée devenir telle une révélation de la peinture en organisant une exposition de mes « œuvres » ! (Notez ici les guillemets !). Un livre déposé à l’accueil de la salle pour y recueillir les commentaires des visiteurs espérés. Dans le livre, des tas de pages blanches et un seul commentaire, d’un visiteur qui allait voir mes peintures la nuit et qui s’est mis à m’y trouver. (Avouez que pour l’égo, c’est mieux que toutes les pilules de bonheur du monde !)

Ainsi, lorsque j’aurai cette impression que ma vie baigne dans le non-sens, je pourrai ainsi me remémorer tous ces petits moments dans un joyeux désordre qui me donnera sans doute l’impression que ma vie est est plutôt originale que pathétique !

Ou même, le jour ou j’aurai les cheveux blancs (et peut-être plus de dents du tout ! Qui sait ?), je pourrai me dire que j’ai vécu.

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