La vie conjugale en trois actes

On le sait, le mariage ce n’est pas toujours une sinécure !

Pour preuve, mon grand-père qui eut le plus improbable des mariages avec ma grand-mère Jeanne… Tous deux vivant chacun de leur côté pendant de nombreuses années, bien qu’il ne fut jamais question de divorce entre eux. Et qui avait l’habitude de dire qu’il n’y aurait jamais une autre femme qui entrerait dans la maison avec autre chose que sa «sacoche»… Et que la dame aurait besoin de ne pas l’oublier !!!

Et je vous assure que là-dessus, il ne rigolait pas !

À titre d’anecdote, je me souviens qu’à la fin de sa vie, alors que mon grand-père vivait dans une toute petite chambre d’un centre pour personnes âgées, une dame, pensionnaire elle aussi, avait tenté de lui apporter des arachides  – gâterie dont il raffolait ! Vous savez ce que c’est ? Dans le genre «subterfuge-dont-sont-capables-les-femmes» pour approcher «la bête» et ainsi être en mesure de constater de «visu», je l’imagine, s’il eut pu constituer un parti intéressant… Comme quoi, même à quatre-vingts ans, il y a des choses qui ne changent pas….

À la visite suivante, elle avait trouvé sa chaise…à côté de la porte ! Comme quoi pour les arachides, ça pouvait aller mais pour la proximité, elle ne la lui referait pas 🙂

C’est pourquoi j’ai immédiatement été attirée par ce livre, «Petites misères de la vie conjugale», qui se veut en quelques sortes des tranches de vie conjugale vues par nul autre que Balzac, et dans lequel l’auteur porte un regard amusant et amusé sur les «choses» du mariage !

Ainsi, nous pouvons ici suivre le jeune couple formé par Adolphe et Caroline, tous deux issus d’un milieu bourgeois, et qui se livreront … rien de moins qu’une véritable guerre des sexes !

Loin du romanesque auquel Balzac aura pu nous habituer, on se retrouve ici avec un objet indéfinissable, plus apparenté au guide de conseils qu’à la romance: les découvertes, les taquinages, les attentions d’une jeune femme, le dix-huit brumaire des ménages, les travaux forcés… chaque démonstration étant conclue par une règle générale. Par exemple, que la coquetterie tue la gourmandise. Ou encore, qu’aucun homme n’a pu découvrir le moyen de donner un conseil d’ami à aucune femme, pas même la sienne. Ou que quand un mari et une femme se tiennent, le diable seul sait celui qui tient l’autre…

Aucun doute, mon grand-père aurait adoré 😉

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