La vie n’est pas une course, Léa Stréliski

Jour 16 de mon calendrier de l’Avent littéraire. Si peu de jours avant Noël, ça donne presque envie de ralentir un peu.

Et c’est justement ce que propose le livre dont je vous parle aujourd’hui, «La vie n’est pas une course» de l’humoriste et chroniqueuse Léa Stréliski.

Dans cet article de La Presse sur lequel je suis tombée il y a quelques mois, on racontait que selon une étude, de plus en plus de jeunes mères affirment ressentir un «stress élevé» face à l’éternelle et difficile conciliation travail-famille. On peut penser qu’avec l’arrivée de la pandémie, les choses ont un peu changé mais hélas non. Car la vérité, comme on le disait en début de semaine dans une autre étude, les femmes s’occupent encore plus des enfants que les hommes malgré le confinement presque généralisé un peu partout sur la planète. Mais la vérité c’est qu’il n’y a pas qu’au niveau de la famille que le stress et l’anxiété font des ravages. Dans cet autre article, du Huffington Post cette fois-ci, on racontait il y a quelques temps que même à l’université, un étudiant sur sur cinq présente des symptômes d’anxiété et de détresse psychologique. Et il y a fort à parier que le phénomène ne va pas s’estomper dans un avenir prévisible malheureusement…

Clairement, ça donne froid dans le dos de réaliser que lorsqu’on se sent dépassés par le quotidien et écrasés sous le poids des responsabilités, on est bien loin d’être seuls dans notre bateau! Mais qu’au contraire, et d’une façon un peu pathétique, une très forte majorité d’entre nous vivons cela de façon quasi permanente.

C’est pourquoi en découvrant ce bouquin de Léa Stréliski «La vie n’est pas une course», j’ai eu envie d’y jeter un oeil. Car c’est justement au sujet de cette course frénétique du quotidien que Léa Stréliski s’interroge en s’adressant aux «essoufflés, à ceux qui ont tout essayé. Aux éreintés qui poursuivent le bonheur sans l’atteindre.»… Un peu comme si la seule option qui nous était offerte c’était de se résoudre à l’idée que la vie moderne soit destinée à nous broyer.

Parce que, qu’on se le dise, la vérité c’est que la pression est trop souvent partout. Dans le fait par exemple d’avoir le couple le plus épanouis qui soit; d’avoir les enfants qui réussissent le mieux à l’école; de passer les vacances les plus «instagrammables» de l’univers (avant pandémie, bien sur); d’avoir la meilleure carrière, le meilleur salaire, la plus belle maison, alouette! Parce que l’évidence, c’est que cette course à la performance, c’est une course perdue d’avance. Une course à laquelle on en vient à survivre en se gavant de café, les yeux cernés et l’humeur massacrante. Parce que l’évidence, c’est que du fun on en a de moins en moins!

Lorsque moi-même je m’arrête deux secondes et quart pour analyser l’ampleur des obligations de mon quotidien, une accumulation qui amène trop souvent mon agenda au bord de l’explosion, il m’arrive d’être frappée d’une révélation. Soit que mis à part le fait que comme tout le monde, mes journées ne comportent pour moi aussi que vingt-quatre heures, je n’ai trop souvent d’autre choix que de jouer au Tetris pour y faire entrer une quantité inimaginable de taches. Au point ou je me dis parfois que ça aussi, cet espoir, comme Wonderwoman, d’être capable d’être sur tous les fronts et de tous les combats, c’est un combat lui aussi perdu d’avance. Et que, malheureusement, il n’y a pas de trophée pour les éclopés qui se retrouvent au bout de la route au bord du burnout.

Bref! Tout cela pour en venir au fait que j’ai trouvé dans ce livre beaucoup plus qu’une réflexion sur la nécessité de revenir à l’essentiel et de préserver son hygiène mentale, un petit bijou que j’aurais envie de vous offrir. Mais également à toutes celles qui comme moi, sont bien tannées de courir tout le temps comme des poules sans tête.

En tant de pandémie, c’est peut-être le meilleur moment qui soit pour réévaluer ses priorités.

Vous l’avez lu ? Sinon, ruez-vous dessus (mais de grâce, sans courir quand même !)

***

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