La vie n’est pas une course, Léa Stréliski

Un peu comme dans un effet de synchronicité, je suis tombée ces derniers jours sur des articles à droite et à gauche qui tous, disaient à peu près la même chose. Soit que de plus en plus, une majorité d’entre nous se retrouve de façon quasi permanente dans un état de stress et d’anxiété.

Et cela, parfois à des niveaux frôlant la folie furieuse.

Dans cet article de La Presse ce matin, on racontait ainsi que selon une étude, de plus en plus de jeunes mères affirmaient ressentir un «stress élevé» face à l’éternelle et difficile conciliation travail-famille. Dans cet autre article, du Huffington Post cette fois-ci, on raconte qu’à l’université, un étudiant sur sur cinq présente des symptômes d’anxiété et de détresse psychologique. Enfin, dans cet autre article du Devoir datant cette fois de la fin octobre, on affirmait que l’anxiété chez les jeunes était en très forte hausse…

Clairement, ça donne froid dans le dos de réaliser que lorsqu’on se sent dépassés par le quotidien et écrasés sous le poids des responsabilités, on est bien loin d’être seuls dans notre bateau! Mais qu’au contraire, et d’une façon un peu pathétique, une très forte majorité d’entre nous vivons cela de façon quasi permanente.

C’est pourquoi en découvrant ce bouquin de Léa Stréliski «La vie n’est pas une course», j’ai eu envie d’y jeter un oeil. Car c’est justement au sujet de cette course frénétique du quotidien que Léa Stréliski s’interroge en s’adressant aux «essoufflés, à ceux qui ont tout essayé. Aux éreintés qui poursuivent le bonheur sans l’atteindre.»… Un peu comme si la seule option qui nous était offerte c’était de se résoudre à l’idée que la vie moderne soit destinée à nous broyer.

Parce que, qu’on se le dise, la vérité c’est que la pression est trop souvent partout. Dans le fait par exemple d’avoir le couple le plus épanouis qui soit; d’avoir les enfants qui réussissent le mieux à l’école; de passer les vacances les plus «instagrammables» de l’univers; d’avoir la meilleure carrière, le meilleur salaire, la plus belle maison, alouette! Parce que l’évidence, c’est que cette course à la performance, c’est une course perdue d’avance. Une course à laquelle on en vient à survivre en se gavant de café, les yeux cernés et l’humeur massacrante face à cette constatation que décidément, du fun on en a de moins en moins!

Lorsque moi-même je m’arrête deux secondes et quart pour analyser l’ampleur des obligations de mon quotidien, une accumulation qui amène trop souvent mon agenda au bord de l’explosion, il m’arrive d’être frappée d’une révélation. Soit que mis à part le fait que comme tout le monde, mes journées ne comportent pour moi aussi que vingt-quatre heures, je n’ai trop souvent d’autre choix que de jouer au Tetris pour y faire entrer une quantité inimaginable de taches. Au point ou je me dis parfois que ça aussi, cet espoir, comme Wonderwoman, d’être capable d’être sur tous les fronts et de tous les combats, c’est un combat lui aussi perdu d’avance. Et que, malheureusement, il n’y a pas de trophée pour les éclopés qui se retrouvent au bout de la route au bord du burnout.

Bref! Tout cela pour en venir au fait que j’ai trouvé dans ce livre beaucoup plus qu’une réflexion sur la nécessité de revenir à l’essentiel et de préserver son hygiène mentale, un petit bijou que j’aurais envie de vous offrir. Mais également à toutes celles qui comme moi, sont bien tannées de courir tout le temps comme des poules sans tête.

Vous l’avez lu ? Sinon, ruez-vous dessus (mais de grâce, sans courir quand même !)

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