L’arbre qui cache la forêt…

L’arbre qui cache la forêt, Pierre, Flickr

Écrire sur soi, ce n’est pas toujours une partie de plaisir.

Encore moins, peut-être, lorsqu’on est une femme.

Voilà que ce matin, je suis tombée sur cet article de La Gazette des Femmes dans lequel on parle justement d’un essai de l’auteure Patricia Smart sorti récemment et dont le sujet porte justement de la difficile conquête de l’individualité féminine par l’écriture à travers l’histoire…

«La maternité – une forme de fusion entre la mère et l’enfant – et les circonstances de la vie ont orienté les femmes vers l’écoute de l’autre, une attention aux besoins de l’autre. Or, c’est le contraire de l’impulsion autobiographique. Je pense que c’est ce qui explique l’hésitation des femmes à s’engager dans un projet autobiographique où il faut dire : voici ma vie. Dans «Une chambre à soi», Virginia Woolf décrit ainsi la présence du moi masculin dans l’écriture : « C’est comme un arbre. Il prend toute la place et ce qui est autour est dans l’ombre. » Visiblement, les femmes ont du mal à se prendre pour des arbres.»   (- «De Marie de l’Incarnation à Nelly Arcan, Se dire, se faire par l’écriture intime», Patricia Smart, Gazette des femmes, 2 juin 2015)

Moi qui joue justement avec ce blogue dans les sphères de ce qu’on appelle l’autofiction, vous vous doutez bien que j’ai déjà comme projet de passer très bientôt à travers ce livre n’est-ce pas ?

Pariez qu’on en reparlera très très prochainement !

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