Le comment du pourquoi

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Au risque de passer pour la fille la plus instable de l’univers, celle qui dit une chose et qui vous arrive avec son contraire – annonçant la fin de son blogue pour revenir quelques semaines plus tard comme si de rien n’était, par exemple – me voici à devoir coucher noir sur blanc le comment du pourquoi.

Parce que j’en conviens, même une cinglée doit bien pouvoir sembler présenter un minimum de logique dans sa stratégie.

C’est forcé !

Alors «Stop? Encore? Je m’arrête ou j’continue» comme le chantait Plastic Bertrand il y a des décennies…

La vérité, comme le confirment d’ailleurs plusieurs études (dont celle-ci) c’est que si environ 95% des blogueurs abandonnent leur blogue dans les six premiers mois de leur création (énorme!!!), c’est peut-être que ces chroniques sur lesquelles je m’évertue depuis dix ans maintenant sont peut-être devenues l’équivalent des dinosaures. Un peu dépassées.

Bref! Des questions, je m’en suis posées beaucoup ces derniers mois. Treize à la douzaine oserais-je affirmer ! Des points d’interrogations pour lesquels je continue pourtant de chercher des réponses. Parce que, je me dis que si comme le veut le proverbe, chaque chausson trouve sa chaussette, il faut forcément que chaque question puisse trouver sa parfaite réponse, non ?

L’évidence, c’est que très clairement je ne parviens pas à faire mon deuil de cette danse régulière avec les mots. Un pas de deux dans un mouvement qui pendant des années, plus souvent qu’autrement, m’a empêché de perdre l’équilibre sur la corde parfois plus ou moins raide du quotidien. Et cela, même si par moments, j’ai un peu le sentiment d’avoir perdu la bataille et que ce quotidien qui bouffe tout soit finalement parvenu à m’avaler toute entière… Tel un monstre qui dévore la moindre parcelle de votre énergie…pour vous recracher un instant plus tard avec cette impression d’être devenu un peu plus beige…

Mais, je ne parviens pas à m’avouer vaincue. J’ai envie de croire que ce n’était qu’un passage à vide! Et que, peut-être, je ne l’ai pas encore dit (ou écrit?) ce fameux dernier mot.

Qui saurait dire ?

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