Le jour ou j’ai appris à vivre, Laurent Gounelle

«Si chacun était conscient de l’immense valeur qui est la sienne, c’est toute la face du monde qui serait changée. Mais l’on vit dans une société où l’on dit rarement aux gens le bien que l’on pense d’eux. On a beaucoup de pudeur à l’exprimer et, finalement, beaucoup de retenue:  chacun garde secrètement en soi ses opinions positives comme des graines qu’on laisserait se dessécher au fond de sa poche au lieu de les semer ou de les confier au souffle du vent, à la terre et à la pluie.» («Le jour où j’ai appris à vivre, Laurent Gounelle, page 229)

Ce weekend, profitant d’un dimanche gris, pluvieux et froid pour m’encabaner chez moi, j’ai jeté un œil sur ma table de chevet pour  me rendre compte du chaos qui y régnait! Au moins une dizaine de livres…

TOUS entamés!

Et, à l’image de ce climat bipolaire dans lequel je vis, j’ai eu le sentiment soudain que j’avais sérieusement perdu le contrôle, ma passion des livres me donnant des airs de toxico qui a vaguement dérapé !

Bref, je me suis dit que ce serait sans doute une bonne idée de terminer la lecture d’au moins un ou deux de ces bouquins qui jonchent ma table tels des cadavres de bières vides chez un alcooliques.

Bref !

Je l’avoue, en reprenant la lecture du dernier livre de Laurent Gounelle, «Le jour où j’ai appris à vivre», je n’ai pas vraiment compris pourquoi je n’en avais pas terminé la lecture plus tôt, tant l’histoire est bien écrite, fascinante, tout à fait à l’image de cet autre livre de l’auteur que j’avais adoré et dont j’avais parlé ici. Pas un grand chez-d’oeuvre! Mais un livre qui suscite la réflexion et qui a l’art et le mérite d’apporter un peu de lumière dans la grisaille ambiante.

L’histoire telle qu’on nous la propose d’entrée de jeu? Imaginez que vous vous promenez sur les quais de San Francisco un dimanche lorsque soudainement, une bohémienne venue de nulle part vous accoste pour vous lire votre avenir dans les lignes de la main. Celle-ci, livide, vous annonce alors que vous allez mourir.

Et c’est là bien sur que l’histoire débute réellement, les remises en question sur ce qu’a été votre vie se succédant, les regrets suivant allègrement.

Ici, on parle de Jonathan, un assureur d’une trentaine d’années, fraîchement séparé de sa femme Angela, également sa partenaire d’affaire au travail.

De façon un peu stéréotypée, celui-ci ne voit sa fille Chloé qu’une fin de semaine sur deux, mange du gâteau au petit déjeuner et mène une vie tout ce qu’il y a de plus beige…

Jusqu’à l’arrivée de cette fameuse bohémienne qui joue ici le rôle du détonateur, suscitant chez Jonathan une méga prise de conscience sur ce qu’a été sa vie jusque là. De son soudain désir irrépressible de changer de style de vie pour enfin vivre, un peu dans l’urgence, en fonction de ses valeurs. Et surtout, de faire une différence dans la vie des autres.

En résumé, c’est un peu comme une version d’Amélie Poulain…au masculin !

«C’est peut-être la raison pour laquelle les gens ne sont pas habitués à recevoir de tels messages, et c’est difficile de faire un compliment sincère à quelqu’un sans que ce soit mal interprété ou que l’on vous prête des intentions sournoises. Et si par une chance inouïe votre sincérité n’est pas remise en cause, alors cette personne va souvent tenter de minimiser par tous les moyens la qualité que vous lui prêtez, dans un élan de modestie qui cache l’embarras à recevoir un cadeau aussi inhabituel. Pour contourner ces revers, Jonathan avait une solution imparable: complimenter et disparaître. S’accorder juste le temps d’apercevoir la surprise, la naissance d’un sourire ou un début d’illumination dans les yeux, puis s’éclipser après avoir livré ce petit bout de miroir positif. C’était jouissif et il adorait ça.» (page 229)

Personnellement, j’avoue que j’ai assez aimé ce livre qui a le mérite de susciter la réflexion sur le sens de nos vies, sur ce qu’il en restera au jour de notre mort. Sur ce qui compte vraiment pour soi. Et, même si certains trouveront peut-être que l’histoire semble un peu exagérée par moment, stéréotypée à certains égards, j’y ai vu pour ma part un peu comme une fable bourrée d’extraits qui inspirent.

Et juste pour ça, il n’était pas question de bouder mon plaisir !

Une belle découverte en ce qui me concerne !

«Bien vivre, c’est se préparer à mourir sans regrets

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