Le Salon du livre de Montréal, rendez-vous incontournable des livro-maniaques compulsifs: Mes coups de coeur

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C’est aujourd’hui que s’ouvre la 39e édition du Salon du livre de Montréal. Un événement ou je compte bien aller faire un tour d’ici dimanche !

Pour l’occasion, j’ai pensé partager ici trois coups de cœur parmi ces livres à m’être tombés sous la main au cours des derniers mois.

Dans l’ordre et dans le désordre.

Liste non exhaustive, est-il besoin de le préciser !

TAMARA DE LEMPICKA * ICÔNE DE L’ART DÉCO, Vanna Vinci

J’ai toujours été fascinée par la peintre Tamara de Lempicka qui fut rien de moins que la reine de l’art déco du début du XXième siècle et qui est malgré tout, très rarement exposée et malheureusement trop peu connue à mon humble avis.

Née sous le nom de Maria Korska à Varsovie en 1898, celle qui devint dans les années vingts la Tamara de Lempika que l’on connaît aujourd’hui était un peu tristement destinée à littéralement tomber dans l’oubli après la deuxième guerre mondiale. Avant, enfin et heureusement pour nous, que la redécouverte dans les années soixante-dix de l’art déco ne fasse resurgir son nom.

Et voilà donc que depuis des mois, il y avait cette fameuse BD qui me faisait de l’oeil chaque fois que je passais devant la vitrine de ma librairie (oui, oui ! À moi les livres font de l’œil !). C’est pourquoi ce n’était clairement qu’une question de temps, peut-on penser, avant que je ne succombe!

Et dans les faits, j’ai vraiment craqué pour cette biographie de Vanna Vinci sous forme de bande dessinée dans laquelle on retrouve, racontée à la première personne et avec une certaine ironie, l’histoire de cette femme qui avait tout pour devenir une scandaleuse. Et qui sans doute, ne s’en priva pas ! La découverte des mondanités à la cour impériale de Saint-Pétersbourg, les nombreuses relations amoureuses, tant avec des hommes qu’avec des femmes, son divorce puis son remariage. Puis la fin de sa vie au Mexique ou ses cendres allèrent se mélanger à celles du Popocatépetl. Selon les dernières volontés de la dame.

Le genre de livre à laisser traîner sur sa table à café. Dans mon cas, sur ma table de nuit ! Là dessus, pas de prescription !

«Tamara de Lempika * Icône de l’art déco», Vanna Vinci, Nouveau Monde Éditions, 2015

LA FEMME QUI FUIT, Anaïs Barbeau-Lavallette

C’est sans doute un secret de polichinelle que je suis littéralement fascinée par les années trente, quarante et cinquante! Mais surtout, par ces histoires de femmes fortes qui ont su tracer leur route en dehors des sentiers tout tracés et balisés d’avance par la société. Inutile de dire que c’était par conséquent inévitable que je mette la main sur ce livre! Celui de la réalisatrice québécoise Anaïs Barbeau-Lavalette qui dans «La femme qui fuit» est partie sur la trace de sa grand-mère, Suzanne. Dut-elle embaucher un détective privé pour retracer cette «insoumise» qui en 1948, aux côtés des peintres Borduas, Gauvreau et Riopelle au moment de la publication du Manifeste du Refus global, se jeta à corps perdu dans l’art.

Avec Barbeau, Suzanne fonde une famille. Mais très tôt, elle décide en effet d’abandonner ses deux enfants, son art ne souffrant pas de passer en deuxième.

Pour ceux d’entre vous qui me lisez depuis un certain moment, inutile de dire que cette histoire a résonné particulièrement pour celle (tient donc, moi!) dont l’arrière-grand-mère a elle aussi abandonné ses deux enfants en 1929. Partant elle de Québec pour venir vivre dans le Red Light Montréalais. Bien placée pour savoir ce que ce refus des conventions a pu signifier pour mon arrière-grand-mère Lucienne qui a fini dans une fosse commune, un peu comme une tache familiale qu’on est déterminé à ne pas regarder, inutile de préciser que l’histoire de la grand-mère d’Anaïs Barbeau-Lavalette est venue me chercher !

Et je ne suis pas la seule, visiblement, le livre n’en finissant plus de remporter les honneurs ! Récipiendaire du Grand Prix du livre de Montréal ce mois-ci. En plus d’avoir été récompensé de celui du Prix littéraire France-Québec le mois dernier.

«La femme qui fuit», Anaïs Barbeau-Lavalette,  Marchand de feuilles, 2015

HAPINESS, LE GRAND LIVRE DU BONHEUR, Léo Bormans

Partant du principe que le bonheur est une quête globale et que ceux qui ont le privilège d’en être gratifiés, peu importe leur origine, ont des points en communs, l’auteur a ici rassemblé les témoignages de plus de cent experts de la psychologie positive à travers le monde chargés de faire la lumière sur les fameux «ingrédients» de ce Saint-Graäl mythique qu’est le bonheur.

Clairement LE livre a avoir sur sa table de chevet tant son contenu est littéralement un concentré d’inspiration !

Pour ma part, si je je lui avais, je l’avoue, pas vraiment porté d’attention en librairie, c’est plutôt le hasard qui a mis ce livre sur ma route. L’agent d’immeubles qui a vendu notre duplex à l’Homme de la maison et moi le printemps dernier, ayant trouvé opportun de nous offrir ce livre ! Après m’être bien sur posée deux ou trois questions, à savoir quel pouvait bien être le «message» derrière ce cadeau (souhaitait-il s’assurer de nous vendre notre éventuelle prochaine maison ? Ou simplement nous remercier de lui avoir fait gagner pas mal d’argent?), j’ai finalement craqué pour ce qui s’avère être rien de moins qu’une mine de positivisme.

Et convenons-en! En ces temps troublés, qui dirait non à cela ?

Certainement pas moi !

«Hapiness, le grand livre du bonheur», Léo Bormans,  Éditions de l’Homme, 2011

Et vous ? Sur quel livre avez-vous récemment jeté votre dévolu ?

Histoire d’allonger encore un peu la liste de nos envies -)

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