Le temps qui file… et qui défile

Pixabay

Parfois je me dis que tout va de plus en plus rapidement.

Qu’on fait de plus en plus de choses. 

Cela toujours plus vite. 

Et, un peu paradoxalement, en prenant de moins en moins le temps de le faire bien.

On mange sans y penser des aliments qu’on a pas cuisiné (pas le temps pour cela, n’est-ce pas!)

On se texte et on se promet de déjeuner avec des amis qu’on ne prend pas le temps de voir aussi souvent qu’on le voudrait.

Puis on oublie les promesses. 

Que veux-tu?

On s’excuse presque avec ce prétexte que c’est la vie qui veux ça!

Puis? 

On se parle sans se regarder… 

Parfois même sans s’entendre.

Là sans y être vraiment.

Ici mais comme ailleurs.

Parfois, je me dis qu’on vit sur du temps emprunté. 

Celui qu’on a pas. 

Ou qu’on croit pouvoir voler. 

Celui qu’on voudrait bien pouvoir étirer.

Au moins un peu.

Avant qu’il nous file entre les doigts

Comme cette eau qui s’écoule par l’interstice du temps qui n’a pas su se retenir.

Un temps fou à vouloir que les choses soient terminées avant même que d’avoir commencé.

Ainsi a-t-on hâte que l’hiver finisse;

Que le froid passe;

Que le soleil revienne;

Que le printemps se montre enfin le bout du nez.

Puis on se dit que le jour ou l’on sera à la retraite,

on l’aura enfin ce temps qui aujourd’hui se défile.

Qu’alors, on l’aura cette liberté idéalisée.

En qu’alors voleront les chaînes d’un quotidien

qui maintenant nous enserre.

Et puis voilà ! 

C’est l’été qui est déjà derrière soi.

Le temps qui s’est dématérialisé.

Les années qui se sont accumulées

Et parfois même, l’énergie qui n’y est plus.

Et puis un jour, on se retrouve au bout du chemin,

Sur une route qu’on a pas vraiment choisie

ou sur laquelle on a s’est égaré.

Par hasard ou par mégarde.

Ou même, par inconscience ou sans s’en rendre compte.

Et  alors, on se met à rêver.

À un nouveau début

À un retour en arrière impossible

À une histoire qu’il serait possible de réécrire d’un coup de crayon.

Au bout du compte, à cette page de nouveau blanche

qu’on donnerait sa vie pour pouvoir barbouiller, 

une fois encore,

de milles couleurs criardes et barbares.

Suivez et aimez nous:
error0

Quelques suggestions de lecture supplémentaire :

Le motif dans le tapis

Parfois, un peu comme le font ces autistes qui se mettent à ce concentrer intensément, et presque de façon obsessionnelle, sur un détail que d’aucun jugeraient sans importance, j’ai l’impression que la vie est pleine[...]

À l'abri du monde

Mon grand-père est sans aucun doute l’image masculine la plus positive que je conserve à l’esprit !  Lorsque je pense à lui, je ne peux m’empêcher de ressentir une gratitude sans nom pour l’homme qu’il[...]

Maudits mots dits

Les maudits mots dits É-crits avant d'être cri-és puis réécrits. Ah ces maudits mots Ceux dits ou non-dits qui tels des maux se font tortionnaires de mon esprit. Des mots que j'aurai raturés, effacés, altérés, modifiés, biffés, rayés, pensés avant de les rejeter Tous dépassés. Chacun résigné à être oublié. Des mots[...]

Des mots, des mots

Alors que le sort m'essore le port m'emporte. Sous le vent vantard ...le bord de ma robe se dérobe. Le temps, lui, tempère pendant que son fil se défile ...se disloque Puis s'envole.

Un 6 décembre sur la terre

Je me souviens d’un souper de fondue partagée, un certain soir de décembre de la fin des années quatre-vingts, par des jeunes femmes de tout juste vingt ans. Heureuses d’être passées au travers une session[...]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.