L’écriture comme un combat

Crédit: Photo-libre.fr

Le besoin d’écrire, c’est un peu je pense comme une bête vorace qui demande a être constamment nourrie…

Jusqu’à vous laisser complètement vidé de votre substance.

Aussi, écrire je me dis que c’est parfois plus une plaie qu’une grâce…

Les premières années au cours desquelles j’ai commencé à écrire ce blogue, j’ai bien souvent eu cette impression un peu inexplicable que les mots coulaient de ma plume plus que de moi-même tant la chose me semblait facile.

Les mots, alors, semblaient avoir leur vie propre. Semblant couler avec la facilité des fleurs qui jaillissent au bout de leur tige. Presque comme par un effet de magie.

Puis, ces dernières années, le flot a semblé se tarir. Combien de fois en effet n’aie-je eu ce sentiment que je ne pourrais plus écrire ? Combien de fois ais-je eu cette impression que d’écrire semblait être devenu pour moi une bataille? Parce qu’avec les mots, j’ai eu l’impression depuis un an ou deux de devoir me battre…

Hier, alors que je prenais quelques minutes dans un samedi occupé pour flirter avec les coussins de mon salon, à regarder le plafond et à laisser errer mes pensées, voilà que soudainement, j’ai entraperçu comme une évidence la forme que devait prendre mon roman, « Le sang des insoumises »… Projet traînant sur mes tablettes depuis un bon moment déjà mais que j’avais laissé reposer, ne sachant trop quelle forme lui donner.

Inutile de dire que je me suis empressée d’aller mettre toutes ces idées sur papier. Pour réaliser avec excitation que tout s’y trouvait. La prémisse de départ, la question sur laquelle tout le livre devrait reposer, l’évolution, la fin… Tout!

En rapatriant toutes les notes que j’avais prises et qui traînent un peu partout chez-moi, j’ai réalisé que certains textes déjà écrits s’inséraient parfaitement dans mon « squelette », presque comme par magie. Mais surtout, comme si en les écrivant, j’avais su sans savoir vraiment quelle forme tout cela allait prendre.

Alors voilà, tout cela pour dire que je flotte devant ce sentiment que pour la première fois depuis des mois, je vais pouvoir me pencher sur mon projet d’écriture.

Et écrire.

Et pour exprimer cela, j’ai bien peur qu’il n’y ait pas de mots!

 

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