L’éducation sexuelle au temps d’Aristote

L'éducation sexuelle au temps d'Aristote
Photo David Moir. Reuters, photo tirée du Libération français

«Si une femme a plus de désir que d’ordinaire, et si elle a pris plus de plaisir lors de l’acte sexuel, c’est un signe de conception» (-Compleat Master-Piece, œuvre signée Aristote, the Famous Philosopher», vers 1680)

Je réalise qu’il y avait longtemps déjà que je ne vous avais fait découvrir de ces petits « bijoux » de littérature! Du genre qui nous fait réaliser en un clin-d’œil à quel point nos sociétés ont pu évoluer au cours des siècles…

En effet, en surfant sur Twitter ce matin, je suis tombée sur cet article tiré du Libération Français dans lequel on raconte avoir ressorti de l’ombre une vieille édition d’un livre longtemps – et faussement! – attribué à Aristote . Un peu comme si on avait voulu entourer ce brûlot d’une aura de légitimité.

On se demandera pourquoi!!!  Tant il est vrai que ce magnifique guide d’éducation sexuelle, indispensable de tout jeune couple digne de ce nom, a été mis à l’index pendant plus de deux-cent ans ! Soit du milieu du XVIIIe siècle jusque vers les années 1960. Ce qui néanmoins, ne l’a pas empêché de circuler sous le couvert pendant tout ce temps !

Étonnamment, l’auteur y valorisait le plaisir féminin. Non pas pour l’orgasme atteint mais plutôt parce qu’on pensait à l’époque que plus l’excitation des deux partenaires était importante, plus les chances de concevoir un enfant s’en trouvaient décuplées.

«Quand on a réalisé qu’une femme n’avait pas besoin de l’orgasme pour tomber enceinte, l’idée qu’elle devait aimer l’acte sexuel est devenue beaucoup moins prioritaire», regrette Cathy Marsden, spécialiste des livres anciens pour le commissaire priseur. (Libération, 4 janvier 2013)

Il y aura, le 16 janvier prochain à Édimbourg, une vente aux enchères d’une édition de 1766 de ce magnifique guide d’éducation sexuelle vu comme des plus subversifs. Mais à moins de disposer de quelques centaines d’Euros à miser sur cette édition, il est possible (O’ miracle d’Internet!) de lire ce texte, en anglais, tout juste ici!

J’en suis convaincue, vous m’en remercierez;-) (en plus d’y trouver peut-être même, un peu de plaisir 🙂

Source: Libération

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