Les années quatre-vingts: dix choses dont on ne s’ennuie pas (1/2)

Parfois, en pensant à toutes ces avancées que permet désormais la technologie dans nos vies, je me dis que c’est complètement dément combien ça a évolué rapidement depuis les deux dernières décennies.

Non mais qu’on y pense !

Deux décennies, c’est vingts ans. Et vingts ans, ça nous ramène aux années 2000. Et avec elles – souvenez-vous! – la peur du fameux bug qui n’a jamais eu lieu, les téléphones à roulettes qui étaient clairement en fin de vie. Mais surtout, les amis qu’on comptait sur les doigts d’une main plutôt qu’en unités «facebook»…

Imaginez maintenant si nous prenions deux minutes pour repenser aux années quatre-vingts. Car si je m’arrête à penser à tout ce qui a changé depuis ces mythiques années quatre-vingts, je ne sais pas pour vous mais en ce qui me concerne, j’ai l’impression que c’était il y a mille ans !

Du coup, en réalisant que c’était aussi l’époque de mon adolescence, disons que ça me donne un sérieux coup de vieux!

D’où cette idée, histoire d’en rire un peu, de cette liste des dix choses issues des années quatre-vingts dont on ne s’ennuie – mais alors là! – vraiment pas!

  1. La mode de l’époque. Et dans cette catégorie, on y va allègrement avec les permanentes qui vous donnaient un air de balaie tout autant que le look cheveux crêpés dans lequel on mettait une tonne de fixatif (inflammable c’est certain!); le look «physical» d’Olivia Newton Jones qui venait avec un beau maillot jaune fluo; les camisoles en filet à la Madonna. Advenant que vous ayez la nostalgie de cette époque «bénie» qui donnait tout son sens au proverbe qui veut que le ridicule ne tue pas, je vous conseille vivement cette vidéo. Un tue-nostalgie, je vous en passe un papier ! Mais je vous préviens ! Gare à vos yeux!
  2. Les ordinateurs, gros comme des frigos. Je me souviens qu’au secondaire, on nous offrait le choix entre un cours de dactylo ou bien d’informatique. «Visionnaire», je m’étais dit que de l’informatique, je n’aurais jamais besoin de cela…. L’avenir allait me donner mille fois tort! Mais heureusement, grâce à mon doigté appris à la dactylo, je n’ai pas complètement perdu la face !
  3. La seule ligne téléphonique à se partager en famille; Je me souviens que chez mon grand-père qui habitait à une vingtaine de minutes de La Sarre en Abitibi, la ligne téléphonique – avec téléphone à roulette s.v.p.! – a été partagée entre trois clients jusqu’à la fin des années 1990. Un coup, c’était chez ma grand-tante en bas de la côte. Deux coups, l’appel était destiné à un autre voisin dont je ne me souviens plus du noms. Trois coups, il s’agissait d’un appel pour mon grand-père. Non, non! Je ne vous parle pas des années cinquante mais bel et bien des années quatre-vingts! Bien que vu autrement, je dois me rendre à l’évidence que c’était le siècle passé ! Je vous laisse imaginer maintenant le «placottage» dans le village alors que n’importe qui des trois pouvait écouter les conversations des autres… De quoi écrire un roman !
  4. Les chaînes de lettres. Avouez que vous les aviez oubliées celles-là ! Ces belles lettres qu’un ami «bien intentionné» vous remettait, lesquelles vous enjoignaient de recopier le texte en entier dix fois et de le partager avec autant de personne dans la semaine. Cela sous peine de voir les pires ignominies débarquer chez-vous. Je ne sais pas si je suis la seule dans cette situation mais je ne pouvais m’empêcher de m’exécuter, comme si j’avais crains, comme dans le Nouveau Testament, de voir s’abattre sur moi les sept plaies d’Égypte. Mais, le procédé a évolué et avec le temps, celui-ci s’est transformé pour devenir devenir une quelconque chaîne de partage. Comme dans un système pyramidal, la fameuse lettre à envoyer à dix personnes qui devaient en retour vous envoyer un billet de loterie. Le système devait faire en sorte que ces personnes envoyant aussi la lettre à dix autres personnes, chacun était supposé recevoir dix billets. Mais je vous laisse imaginer que dans les faits, on ne recevait que rarement grand chose. N’empêche, les participants ont fait preuve de créativité, des recettes et des parties de gâteau devant servir à en cuisiner d’autres (le célèbre gâteau de l’amitié) ayant été au cœur de ces chaînes de lettres. Mon amie Karla m’a même raconté qu’au Cegep, elle avait elle-même pris part à une chaîne….de petites culottes… Avouez-le! Ça vous en bouche un coin !
  5. Les télés: qu’on se rappelle cette époque du «sans télécommande»; des cassettes vidéo qu’il fallait aller louer au club vidéo, avec la certitude de tomber sur un navet une fois sur deux; de la pénalité qu’il fallait payer lorsqu’on ne rembobinais pas le ruban de la dite vidéo avant d’aller la rendre en fin de location, des chaînes de vidéos clips en continue (Musique Plus ici au Québec). Mais surtout, les succès télévisuels que tout le monde écoutait en même temps. Si vous êtes québécois, vous vous souviendrez de certaines soirées au cours desquelles les rues étaient désertes. Et pour cause! «Les Filles de Caleb» étant diffusées à la télé ! À des années lumière du numérique !

La suite au prochain billet!

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