Les coulisses du blogue, semaine 6: Pourquoi je blogue?

Crédit: Pexels

S’il y a une question à laquelle on néglige trop souvent de répondre lorsqu’on débute un blogue c’est à mon avis celle du «pourquoi?»

Et pourtant, c’est celle qui me semble être la plus pertinente à bien des égards tant elle nous sert de guide par la suite pour donner une personnalité qui soit unique à son blogue.

À ce titre, l’idée de mon blogue, comme je l’ai déjà raconté, est venu lors d’un souper de fille (un peu trop bien arrosé diront certains!). C’était quelque part en 2009 lors d’un souper partagé avec mon amie Karla. Toutes deux, en nous racontant les derniers revirements de nos vies, nous étions fait cette réflexion que parfois, nous avions ce sentiment d’être épiées. Un peu comme par ces caméras cachées qui à la télé nous filment dans des situations un peu chaotiques dans le but unique de faire rigoler les téléspectateurs….

Nous nous étions dit alors que si quelqu’un nous entendait parler toutes seules dans la rue, comme ça nous arrivait parfois, c’est clair, on nous aurait enfermées sur le champs ! Sans autre forme de procès  ! Et surtout, comme au Monopoly, sans passer par Go!

C’est donc ainsi que ce blogue est né. Avec l’idée d’écrire sans me censurer tout ce qui me passait par la tête. Cela en partant du principe que, même si nous avons l’impression de vivre des choses uniques, la vérité c’est qu’en tant qu’humain, nous passons pas mal tous par les mêmes étapes. On naît, on meurt. Entre les deux, nous nous glorifions de cette fausse impression d’être si uniques et différents des autres…

Et puis ! Dieu du ciel ! J’ai fait ce pari qu’il était impossible que je sois la seule sur toute la planète a avoir été gratifiée d’un univers familial à ce point « particulier » que mon amie Karla nous ait trouvé certaines affinités avec la famille des Rougon-Macquart de Zola…! Vous savez ! Cette saga sans fin dans laquelle l’auteur raconte sur plusieurs générations les histoires échevelées de cette famille un brin dysfonctionnelle composée de deux branches, les Rougon et les Macquart… Une aïeule folle, une tare héréditaire qui se transmet comme la grippe au printemps,…

Vous voyez le genre !

Enfin! Je me suis dit que plutôt que de m’acharner à avoir honte jusqu’à la fin des temps, il y avait peut-être dans mes histoires familiales matière à écrire pendant des années ! Et qu’à la limite, un homme qu’on enterre 35 ans après sa mort, une grand-mère qui préférait les femmes, une arrière-grand-mère qui en son temps a abandonné mari et enfants pour venir vivre dans le Red Light montréalais, ça avait ce petit je-ne-sais-quoi digne d’en faire des personnages de roman!  Et, que le pire qui puisse arriver au bout du compte c’est qu’on m’accuse d’exagérer !

À la limite, qu’on finirait bien par m’accuser d’avoir trop d’imagination !

En fin de compte, sept ans plus tard je suis toujours là, bien loin d’avoir fait le tour. Comme quoi, c’est vous dire à quel point la matière est féconde….

Les mauvaises raisons de tenir un blogue

Pourquoi nous souhaitons créer un blogue (et surtout, l’alimenter!), il faut bien l’avouer – et je l’avoue! – la réponse n’est pas nécessairement toujours évidente.

Mais à mon sens, il existe très clairement de mauvaises raisons de créer un blogue. Parmi celles-ci, l’envie de devenir riche (!), célèbre (!!), que l’un de nos billets (ou plusieurs) devienne viral (!!!),…

La vérité c’est qu’après sept ans à écrire ici, je n’ai pas reçu un sous de quelques façons que ce soit. Et que je n’ai par ailleurs reçu aucun revenu publicitaire (pas de pub ici, vous le savez). Mais surtout, je continue de jouir d’un anonymat total alors que jamais, mais alors là jamais, personne n’est venu m’arrêter dans la rue pour me dire «Et vous! Ne seriez-vous pas cette cinglée qui raconte sa vie sur internet?»

Une grande vérité qu’on ne dit jamais, c’est que tenir un blogue, ça demande un travail de fou ! Et croyez moi! L’idée que l’on se fait du travail qu’implique de tenir un blogue, avant d’en avoir soi-même un, est bien en dessous de la réalité ! Il faut d’abord trouver les idées. Puis l’inspiration pour organiser nos idées. Puis celle pour écrire. Il faut «publier» à une fréquence respectable, faute de quoi, comme au Monopoly, on recule de quelques cases.

Il faut surtout être excessivement discipliné, faute de quoi, notre blogue tombe aux oubliettes, perdu dans la liste sans fin de nos priorités…

Alors ? Pourquoi est-ce que je blogue ?

Pour le plaisir, bien sur (oui! oui! j’a bien dit plaisir!)! Mais surtout je dirais, pour préserver au quotidien ma capacité et mon envie d’écrire. Mais surtout, ma capacité d’écrire rapidement sur des sujets divers.

Mais aussi, sans doute un peu, comme un processus d’hygiène mental.

Parce que, d’une façon un peu bassement terre à terre, j’ai réalisé un jour que pour écrire…il fallait juste écrire. Peu importe sur quel sujet. Peu importe en combien de mots. Seulement écrire.

Malgré tout, pendant un temps, je m’étais imaginée que si je consacrais moins de temps à mon blogue, j’en aurais forcément plus à consacrer à mon foutu bouquin que je ne parviens toujours pas à terminer…. Paradoxalement, j’ai du me rendre à l’évidence toutefois que je n’ai jamais aussi peu écrit que pendant cette période pendant laquelle j’avais un peu délaissé mon blogue….pour écrire justement!

Bref ! Pourquoi je blogue ?

Tout simplement parce que je me dis que mon livre, d’une façon un peu ésotérique, il se trouve probablement déjà dans tous ces mots que je jette ici, un peu comme une diarrhée verbale.

Parce que pour l’heure, je n’ai pas encore encore trouvé la façon de les organiser !

Mais, je veux croire que ce n’est qu’une question de temps… Alors ! Comme un Forrest Gump de l’écriture, je blogue parce que je ne sais pas faire autrement.

Et vous ? Qu’est-ce qui vous fait courir ?

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4 commentaires sur “Les coulisses du blogue, semaine 6: Pourquoi je blogue?

  1. Bonjour !
    Je ne saurais te dire à quel point cet article résonne en moi. C’est marrant parce que, comme toi, j’ai écris les raisons pour lesquelles je blogue et je trouve qu’un peu comme toi, il y a des raisons similaires. Écrire est pour moi un exutoire, parce que cela tient à ma personnalité. On est comme on est et moi, je suis timide maladive. Mais les barrières se lèvent. Mon blog, c’est chez moi. J’ai la « protection » de l’écran. Enfin, je me retrouve beaucoup dans ces paroles.

    Hecstulï

    1. Bonjour ! J’en suis convaincue ! Il faut d’abord écrire pour soi ! Parce que si le trafic n’est pas au rendez-vous, que le temps à consacrer est plus important que ce qu’on avait imaginé, qu’on est déçus d’une façon ou d’une autre, c’est clair qu’on lâchera en moins de temps qu’il n’en faut pour cligner de l’oeil. Quant on sait pourquoi on écrit, c’est le meilleur carburant qui soit à mon avis !

      Marie

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