Les mots des autres…Train de nuit pour Lisbonne

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Nous laissons quelque chose de nous quant nous quittons un lieu.

Nous y restons bien que nous en partions.

Il y a des choses en nous que nous ne pouvons retrouver qu’en y retournant.

Nous partons vers nous-même quant la monotone trépidation des roues nous porte vers un lieu ou notre vie à fait un bout de son chemin, aussi court fut-il.

Mais en partant vers nous-même, nous devons affronter notre propre solitude.

Et s’il est vrai que tous nos actes sont en partie déterminés par la peur de la solitude, est-ce pour cela que nous renonçons à toutes ces choses que nous regretteront à la fin de notre vie?

Est-il finalement question de l’image que l’on a de soi?

De l’idée déterminante de ce que l’on devrait avoir accompli et vécu pour que cela devienne une vie dont on pourrait être satisfait ?

Si c’est le cas, la peur de la mort pourrait être décrite comme la peur de ne pas pouvoir devenir celui que l’on s’est donné pour but.

Quand s’abat sur nous la certitude que la complétude ne sera jamais plus atteinte nous ne savons plus soudain comment vivre le temps qui ne peut plus être vécu en fonction d’elle.

(-Amadeu de Pradou, Train de nuit pour Lisbonne (film dont les mots sont tirés du livre L’Orfèvre des mots de Pascal Mercier)

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