Les mots des autres

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Jeanette  Winterson, une auteure britannique que je ne connaissais pas jusque là et dont les mots résonnent particulièrement pour moi…

«Je préfère m’appréhender comme un personnage plutôt que comme un fait. Si je me lis comme un personnage, je peux me réinventer. »

Et parlant de sa mère décédée sur qui elle a abondamment écrit:

«Elle a existé, clairement. Mais pour lui survivre, lui rendre hommage et, plus tard, lui pardonner, j’ai dû la réinventer. C’était un processus nécessaire. Et même si elle était sans doute monstrueuse, je crois qu’on la comprend mieux dans ce livre. Je suis arrivée à un âge où je peux commencer à bâtir des ponts entre elle et moi. Ce n’est pas parce que quelqu’un est mort que le dialogue s’arrête. Elle est décédée il y a vingt ans, et notre relation continue à évoluer chaque jour

(- Jeanette Winterson, auteure de «Les oranges ne sont pas les seuls fruits» et «Pourquoi être heureux quand on peut être normal?», en entrevue pour Libération)

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Les mots des autres

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Ce n'est pas moi qui l'ai dit !

Photo: IStock                  « Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur.»    (- Albert Camus, La Peste, 1947)

4 commentaires sur “Les mots des autres

  1. Bon matin Marie,

    N'est-ce pas en nous d'embellir certains souvenirs de notre enfance ?

    Ce tendance ne l'aurions-nous pas héritée des « conteurs » d'autrefois ?

    Je viens de m'inscrire à la Télé Université du Québec à un cours de « Conteurs et Nouvellistes québécois » de Fred Pellerin à Louis Fréchette.

    En lisant mon livre d'étude et en visionnant certains DVD, je réalise que ces conteurs et nouvellistes ont le don de nous raconter des faits réels tout en embellissant quelque peu la réalité.

    N'est-ce pas ce que nous voulons dans le fond ; connaître une réalité, mais plus belle encore que dans nos souvenirs ? Ou réinventer – comme Jeanette Winterson – son personnage ? Il y a bien assez les souvenirs « douloureux » qui persistent malgré tout.

    Bonne journée,

    Marjo

  2. Bonjour Marjo ! Je crois sincèrement que de ré-écrire son histoire en laissant aller son imaginaire c'est une magnifique façon de se réaproprier son histoire. Ou est-ce écrit de toutes façons que nous devions prendre le tout en un paquet, sans oser y mettre notre couleur ? Nulle part bien sur !

    Comme toi, j'ai fait mes Certificats universitaires avec la TELUQ et j'ai adoré l'expérience. Une belle offre de cours que la leur en plus ! Je ne doute pas deux secondes que tu auras beaucoup de plaisir avec ce cours sur les conteurs et nouvellistes du Qc ! Cela te donnera sans doute le goût d'écrire 😉

    Une belle journée !

    Marie

  3. La preuve que parfois nous embellissons où enlaidissons nos souvenirs d'enfances est quand nous en parlons avec nos frères et soeurs. On a tous vécus ensemble dans la même maison mais les souvenirs avec nos parents sont parfois très différents. On pourrait avoir tous vécus le même évènement et prendre une photo chacuns et la voir très différente. Suite à un deuil je crois que la vie fait bien les choses quand même.On évolue avec le passé. On vieilli et on comprend mieux.J'aime beaucoup quand elle écrit de bâtir des ponts. Bonne journée Marie et merci!

    1. Bonjour Étoile ! J'ai particulièrement aimé ce passage ou elle parle des ponts, moi aussi. Ça laisse l'impression que même si une relation a été plutôt difficile avec un proche, même une fois mort, la relation peut évoluer et nous enrichir… J'aime à le croire.

      Une bonne journée à toi !

      Marie

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