Les mots des autres…ou faire table rase de la page blanche

Crédit: Photo-libre.fr

Le fameux syndrome de la page blanche, quelle personne souhaitant écrire n’a pas connu cela un jour hein ?

Voilà que je suis tombée ce matin sur cet article tiré de Slate  dans lequel on demande justement à quelques écrivains leur « recette » pour y faire face… J’ai particulièrement aimé cette citation de la poétesse et écrivaine Maya Angelou…

«Il se peut que j’écrive, deux semaines de suite « le chat s’est assis sur le tapis, c’est comme ça, c’est pas un rat ». Et il se pourrait bien qu’il s’agisse des mots les plus ennuyeux et les plus laids qui soient. Mais j’essaie. Quand je suis dans une période d’écriture, j’écris quoi qu’il arrive. Et à la fin, c’est comme si une muse quelconque était convaincue de mon sérieux, et disait « D’accord, d’accord. Je viens. »» (Maya Angelou, Slate)

Et j’ai adoré cette version de l’écrivain Joël Dicker qui dans son roman  «La vérité sur l’Affaire Harry Quebert » parle justement du phénomène de la page blanche à travers un personnage principal, comme par hasard écrivain lui aussi…

«Vous vous êtes mis à écrire parce que vous deviez écrire un livre et non pas pour donner du sens à votre vie? Faire pour faire n’a jamais eu de sens: il n’y avait donc rien d’étonnant à ce que vous ayez été incapable d’écrire la moindre ligne. Le don de l’écriture est un don non pas parce que vous écrivez correctement, mais parce que vous pouvez donner du sens à votre vie. (…) Les écrivains vivent plus intensément que les autres, je crois. N’écrivez pas au nom de notre amitié, Marcus. Écrivez parce que c’est le seul moyen pour vous de faire de cette minuscule chose insignifiante qu’on appelle vie une expérience valable et gratifiante.»(Joël Dicker, « La vérité sur l’Affaire Harry Quebert », extrait cité dans Slate)

Voir de grands écrivains douter eux aussi, c’est plutôt rassurant non ?

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