L’éternelle conciliation travail-famille !

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Probablement que je ne révélerai pas de secret d’état en affirmant que la conciliation travail-famille, c’est un peu mon dada, n’est-ce pas? Clairement le genre de sujet qui attire immanquablement mon oeil de femme multi-taches, professionnelle, maman d’un pré-ado, blogueuse, aidante naturelle, …trouvant paradoxalement le temps de fouiner sur internet!

C’est pourquoi je n’ai pu faire autrement que d’être interpellée par cet article publié sur Slate dans lequel on raconte que deux études récentes ont fait le lien entre parentalité…et salaire. Ainsi, si devenir père est largement profitable aux hommes, devenir mère le serait beaucoup moins pour nous, les femmes. Au point même de ralentir considérablement nos opportunité d’avancement de carrière !

Surprise n’est-ce pas? (notez l’humour!)

On parle ici de discrimination tant au niveau du salaire reçu pour un même type d’emploi que du traitement réservé aux candidats lors d’un entretien d’embauche, en fonction du sexe du candidat; au retour d’un congé de maternité ou même, tout au long d’une carrière.

Ainsi, selon les données de l’une de ces études (que l’on peut trouver en cliquant ici), les hommes voient leur salaire augmenter d’environ 6% lorsqu’ils deviennent père.

Celui des femmes ?

Il diminue de quelque 4%…À CHAQUE NAISSANCE!

Pour citer Michelle Mudig, chercheuse ayant analysé les données pour tenter de trouver des explications au phénomène:

«Dans l’esprit des employeurs, les pères sont plus stables et plus investis dans leur travail, ils ont une famille à charge et ne peuvent pas se permettre de se disperser. C’est l’exact opposé de la manière dont les mères qui travaillent sont trop souvent perçues. Dans l’imaginaire collectif, elles travaillent moins et sont plus facilement distraites». (Slate)

Terriblement frustrant n’est-ce pas ? Ainsi, à compétences et disponibilités égales, les femmes sans enfants gagnent 96% du salaire d’un homme, alors que les mères elles, doivent se contenter d’à peine 76% du salaire de leurs homologues masculins….

Et pourtant, une vérité que l’on évite trop souvent de dire tout haut !

Laquelle d’entre nous n’a pas un jour eu cette envie de travailler de la maison, au moins une journée ou deux par semaine, se disant que de simples ajustements ou assouplissements d’horaires auraient rien de moins que le pouvoir de changer nos vies ?

Je le sais pour avoir expérimenté, le temps de quelques mois, cette possibilité de travailler quatre jours/semaine! La chose constituant rien de moins qu’une révolution dans ma vie de femme, professionnelle, maman et tout ce qui vient avec et dont je ne parle pas ici!

Mais de tels ajustements sont très difficiles à obtenir pour nous les femmes alors que le même type de demande provenant d’un père est valorisé. Qui pourra prétendre le contraire ? Car un homme dans tous les cas bénéficiera toujours d’une immense reconnaissance sociale alors que les femmes elles, passent pour un paquet de troubles aux yeux des employeurs qui, trop souvent, n’hésitent pas à remettre en cause notre investissement envers l’entreprise qui nous embauche.

On parle de tout cela sur Slate. Mais aussi dans cet article publié sur Coup de pouce ce matin.

***

J’évoquerai sans doute encore et encore ce sujet de la conciliation familiale qui n’a pas fini de faire couler de l’encre (et d’user des touches de claviers!)

Je me suis en effet inscrite à un cours universitaire à distance qui – à titre de projet test – vise à faire le tour de ces mesures de conciliation familiale, selon les pays.

Qui sait, peut-être y trouvera-t-on des idées à proposer chez-nous?

Assurément, je compte bien partager mes découvertes !

 

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