Maternitude, couches souillées et gagne-pain

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Il y a une tendance lourde dans la société ces dernières années et qui se reflète comme si elle était grossie mille fois dans les médias.

Et j’ai nommé le complexe de la super maman.

Vous savez ce dont je parle j’en suis convaincue ! Il suffit de se rendre sur n’importe quel forum de discussion portant sur la vie de maman pour se retrouver en deux secondes et quart avec un festival de celles – mamans à la maison – qui se mettent à culpabiliser les autres – celles qui travaillent et n’ont par conséquent pas le choix d’envoyer leurs enfants à la garderie – d’être des égoïstes de la pire espèce ! Et le principe se répercute, peu importe l’angle que l’on puisse choisir. Vous n’allaitez pas ? Misère, vous êtes une ingrate ! Vous laissez votre enfant à la garderie ? Mais quelle genre de mère êtes-vous ? Vous donnez du Kraft Dinner à vos rejetons ? Vous aurez beau crier haut et fort qu’il s’agit de la meilleure source de jaune fluo qui soit, affirmer catégoriquement que vous en avez vous même mangé lorsque vous étiez petite, sans en mourir, vous ne gagnerez pas ce combat !

Adjugé ! Vous êtes la pire des mères !

Ce matin dans la Presse, je suis tombée sur cet article dans lequel on raconte qu’en Suède, ce pays qu’on dit le meilleur endroit au monde en ce qui concerne les droits de la famille, un homme, David Eberhard, père de famille et psychiatre vient de sortir un livre dans lequel il lève le drapeau rouge sur une société qui a littéralement perdu le contrôle face à ses enfants. Rien de moins qu’«une génération de petits cons » en devenir selon ses propres termes.

Car c’est le moins que l’on puisse dire: « Comment les enfants ont pris le pouvoir» ne fait pas dans la dentelle et est bien loin de ménager les parents de ce paradis sur terre que semblait être jusque là la Suède !

En ce qui me concerne, « pu capable » !!!

J’en suis personnellement venue à la conclusion bien personnelle que le grand problème de nos sociétés modernes, ce n’est ni de travailler, ni de choisir de demeurer à la maison avec ses enfants.

Non !

Le grand problème c’est probablement de se sentir coupable d’aller travailler – et Oh Horreur ! – d’aimer le faire. Ou pire encore ! D’avoir b-e-s-o-i-n de ces quelques heures par jour pendant lesquelles nous ne sommes pas des mères au service des autres. Mais un humain, tout simplement, avec des désirs et des ambitions.

Le grand problème c’est de sentir coupable au point de ressentir cette nécessité de s’en excuser et d’ainsi tout laisser passer à nos enfants. Pour qu’ils nous en veuillent moins maintenant peut-être. Mais en oubliant ces monstres d’égoïsme en devenir que nous devrons gérer tôt ou tard!

Alors et vous ? Pour faire un peu différent ici, de quelle espèce de mère ingrate êtes-vous ? (histoire de se déculpabiliser collectivement 😉

Au pire, il sera toujours temps de culpabiliser après :-))

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