Ménopause ou méga-pause qui s’impose? Là est la question

Crédit: Pexels

Depuis quelques temps, une question un peu obsédante s’est peu à peu frayé un chemin dans mon esprit avec la délicatesse d’un 4×4…

Et si c’était la ménopause ?

Vous voyez le genre ? De ces interrogations, convenons-en, qu’on s’arrête franchement peu souvent a évoquer autour de soi tant la « thématique » est bien loin de faire envie à qui que ce soit.

Qui oserait prétendre en effet que cette période, soi disant qualifiée d »étape normale dans la vie de toutes femmes », ait quoi que ce soit qui puisse nous donner envie de nous vanter ?

Qu’on me le dise!

Il suffit en effet de chercher sur internet pour constater à quel point ça rime avec galère cette affaire là! Mais aussi et surtout peut-être, comme le dernier des tabous ! Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, palpitations, troubles du sommeil, étourdissement, anxiété, nausées, troubles de concentration, fatigue, irritabilité, pertes de mémoires, sautes d’humeur..

Et ne me dites pas que j’en oublies !!! Je vous répondrais que visiblement, vous me cherchez !

Depuis des mois, j’ai cette impression de littéralement perdre la tête, de constamment chercher le fil de mes idées, d’oublier, en plein élan, ce que j’étais partie faire, que ma peau est devenue trop petite pour moi de sorte que je me supporte à peine moi-même… Sentiment mille fois amplifié lorsque je me retrouve confrontée au regard de bébé orignal devant les feux d’une voiture de l’homme de la maison, qui visiblement, n’y comprend rien ! Et qui dans les circonstances, trouve plus judicieux de faire le mort! Un peu comme s’il espérait ainsi que la tornade puisse passer à côté de lui sans trop de dommages…

Le bonheur total, je ne vous dis pas!

Toutefois, cette évidence que je devrai bien finir par me résoudre à cesser de faire du déni sur la question m’a sauté au visage lorsque l’autre jour, j’ai du admettre que clairement, je n’avais plus toute ma tête.

Mais que je vous raconte plutôt! Même si je vous le dis tout de suite: même sous la torture, une fois ce billet écrit, je n’avouerai jamais au grand jamais que je vous ai VRAIMENT raconté tout cela sur ce blogue !

Comme le dit le proverbe: Un gars (ou une fille) averti(e) en vaut deux !

Bref! Lorsque j’étais jeune, j’ai longtemps vu ma mère faire les cartes. Vous savez ? Ce genre de personne qui prend un jeu de cartes et qui prétend, à la vue d’As de coeur et de Valets de pique vous révéler votre avenir? Et bien dans le petit village ou nous vivions, c’était elle. Et cela, ce n’est pas vraiment un secret puisque je l’ai déjà évoqué dans l’un de mes billets. Cet état de fait a par ailleurs toujours été un élément de fascination pour moi: D’une part pour cette évidence qui m’a rapidement sauté aux yeux que ça fait de sacrément bons personnages de romans ce genre de personnes un peu décalées (ma famille a gagné le gros lot à ce chapitre, j’en ai bien peur!). Mais surtout, de constater que des gens, en apparence sains d’esprit, pouvaient écrire à ma mère, à un casier postal anonyme, pour trouver remède à tous leurs maux, peines de coeur, soucis financiers et autres sources d’inquiétudes auxquels aucun humains sur terre n’est exempté au cours de sa vie.

Rien de moins que la vérité, toute la vérité ! Et cela, pour 5$ (on parle des années 70).

Aussi, j’ai toujours été complètement dépassée de réaliser à quel point ces gens pouvaient faire confiance à un étranger (dans le cas présent, une étrangère) pour les rassurer. La vérité étant que s’ils avaient su à quel point ma famille pouvait être chaotique, sans doute auraient-ils eu du coup l’impression que leur vie n’était franchement pas si mal finalement! Et clairement, ils auraient retiré leurs billes discrètement, évitant de soumettre leur avenir à ma mère devineresse.

Bref, tout cela pour en venir au fait que (non, non, non, je ne vais pas raconter ça!?!?!), un peu par jeu, j’ai à certains moments de ma vie, moments ou j’étais particulièrement anxieuse il faut le dire, joué au jeu du pendule. Oui, oui ! Un collier que je laissais pendre, prenant pour un oui qu’il se fasse aller de l’avant vers l’arrière. Ou pour un non qu’il décide plutôt d’aller de gauche à droite.

Et ne me dites pas que vous trouvez ça pire ou plus douteux que de se faire faire les cartes !

Bon d’accord ! Un jeu un peu innocent j’en conviens mais, qui étrangement, avait l’art de m’apaiser. Car parenthèse ici: qui trouverait encore ses problèmes assez graves en constatant qu’il est capable de parler à un pendule !

Je vous le demande !!

Quoi qu’il en soit – mais surtout pour me sentir moins idiote – je me disais qu’au moins moi, j’avais la « consolation » de me dire que je pouvais bien faire ça, que personne ne le saurait !  Car oui, on peut admettre qu’on est par moment un peu anormale. Mais de là à le dire publiquement, il y a une marge que je n’étais pas prête à franchir!

Bref, ce long préambule pour en venir à cette anecdote dont je parlais plus haut et qui m’a fait réaliser à quel point j’avais pu m’avancer longtemps sur cette route de la ménopause, dans le déni le plus total !

Un soir, donc, alors que j’étais sur le point d’aller dormir, ais-je décidé de faire aller mon pendule !

Mais le temps de m’asseoir, j’avais oublié cette fameuse question qui m’avait semblé nécessiter une réponse ultra urgente, dussé-je la poser à un pendule!

Voilà que je me recouche donc. Avant de partir d’un fou rire incontrôlable quelques minutes plus tard en me rappelant cette fameuse question.

Celle ci étant de savoir…si mes pertes de mémoire, c’était un début d’Alzeimer!

Bref ! Vous comprendrez sans doute que je me sois finalement dit que  la ménopause, ce n’est peut-être pas si catastrophique. Que du moins, cette étape est peut-être moins pire à envisager que l’Alzeimer lui-même.

Et qu’il n’est aucun besoin de pendule pour le comprendre !

La vérité étant que ça doit bien passer cette « étape » là ? Et qu’au bout de ce tunnel, il y a fort probablement une autre vie…

De grâce ! Dites moi que c’est le cas !

Car j’angoisse tout à coup!

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