N-O-N

Je vous parlais hier du sentiment grisant apporté par un « Non », ce tout petit mot tout simple mais qu’on a bien souvent tellement de peine a prononcer.

Et a assumer surtout !

Plus menaçant que la guerre en Irak dans notre esprit ou sans doute plus tabou que de parler religion…

Mais le malheur, c’est qu’en disant « oui » à tout le monde et pour tout, nous finissons fatalement par être incapable de livrer la marchandise ! Et c’est ainsi que j’ai réalisé que c’est dans mes «envies» personnelles que je me retrouvais immanquablement à couper… Comme si de me négliger moi c’était sans conséquence… Ignorant en effet que la possibilité la plus terrible était de risquer de ne plus entendre ces voies venues du plus profond de moi, qui comme la sève des arbres au printemps, montent du plus profond, me donnant l’impression de me guider dans les périodes de brouillard: mes «envies»,ces petites lumières dont le clignottement peut parfois être bien dérangeant…

Et c’est sur ces bonnes résolutions que j’étais déterminée à dire non à une cause dans laquelle on m’a déclarée « volontaire » l’an passé et qui bien que fort noble (la coordination dans mon milieu de travail de la campagne de charité annuelle pour les démunis), n’a eu pour mérite que d’alourdir mes obligations qui débordent pourtant ! Comment faire en effet pour demeurer debout entre un travail à temps plein, des heures de transport hebdomadaire, un enfant qui demande, – et à qui on se meurt de donner ! -, du temps de qualité avec nous, une maison à tenir, un BAC universitaire à compléter, à distance bien sur ! (parce que des promotions, on aimerait bien, nous aussi !), des parents vieillissants qui demandent notre soutien.

Et…

…si un jour on a du temps pour ça (!!!)…

des envies d’écrire…
Ou de lire un bon livre…
Ou de juste dormir un peu à travers tout ça !

Bien sur l’an passé j’ai livré ! Car nous les femmes, c’est ce qu’on fait de mieux je pense: tout gérer ! Et bien en plus ! Pour notre plus grand malheur ! Mais bien sur, ça a eu un coût puisque j’ai du annuler un cours d’université pour y parvenir… Que je suis arrivée à Noël sur les genoux…Et tout ça, en pleine tempête qui frappait alors ma vie, dans le deuil de ma fille (chose qui malheureusement ne se fait pas en deux secondes et quart !) et dans ma remise en question de mon couple. Alors que j’avais en plus eu la «bonne idée» de m’inscrire à un cours d’anglais sur mes heures de lunch !!!

Ces derniers jours, j’ai donc accompli ce qu’on pourrait qualifier de «révolution» puisque j’ai dit «Non» ! Et je me suis alors sentie légère à un point tel que vous ne pouvez imaginer ! Avec un grisant sentiment de délinquance au coeur !

Mais bien sur et comme on peut s’en douter, les révolutions ça ne s’accomplit pas d’un coup ! Puisque les «volontaires» ne sont pas légion (notez l’euphémisme ici !). Et puisque l’entourage est habitué qu’on dise oui peut-importe les circonstances…

Pas facile n’est-ce pas ? Mais néanmoins un si beau projet de vie ! Auquel j’ai envie de croire en ce jeudi matin 😉

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