Ni garçon, ni fille

Trompette des anges (c) 2009 Pierre-Alain Bourquin PABvision.com

Après des siècles de guerre des sexes, il semble devenu tendance de nos jours de n’appartenir à aucun genre…. 

Je parlais notamment du phénomène l’an dernier, alors qu’un couple d’Ontariens faisait la manchette pour le refus de révéler le sexe de leur enfant, sous prétexte qu’ils voulaient éviter pour lui (ou elle !) les limitations liées au sexe… Dans le genre coupe de cheveux courtes et camions pour les garçons, cheveux longs et poupées pour les filles. 

Du bleu pour les uns. Du rose pour les autres…

J’en parlais ici.

Et puis, on a parlé dans les médias de cette école maternelle suédoise, Egalia, qui propose un enseignement dans lequel garçons et filles sont traités de la même façon, sans distinction de sexe. Ainsi par exemple, la bibliothèque de l’école a-t-elle été soigneusement choisie pour n’avoir que des livres « neutres » où les récits traditionnels à la Cendrillon n’ont plus leur place alors qu’on y trouve plutôt des histoires de girafes qui adoptent un crocodile…
Et semble-t-il, la liste d’attente pour ces parents qui voudraient y inscrire leur enfant est titanesque ! On en parle notamment ici.

Hier, je suis tombée sur un article qui m’a quelque peu questionnée quant au phénomène ! Ainsi, dans le Courrier International, parlait-on d’un livre suédois pour enfants, Kivi & Monsterhund, dans lequel le héros n’appartient… à aucun genre. Le but avoué étant d’offrir aux enfants une figure neutre à laquelle ils puissent s’identifier…
Ni garçon. Ni fille.
Bien que personne bien sur ne puisse affirmer que le principe d’éduquer les jeunes enfants à la parité dès leur plus jeune âge soit une mauvaise chose, pour ma part je me questionne un peu sur cette façon de faire… N’est-il pas illusoire de croire que des enfants puissent grandir sainement sans s’identifier à un genre en particulier alors qu’entre 3 et 7 ans environ, les enfants sont justement en quête d’identité ?

Se pourrait-il qu’après des siècles de vaines luttes des sexes, à tenter de trouver pour chacun, hommes et femmes, la juste place qui soit respectueuse de tous, nous ayons ainsi jeté la serviette ? En se disant finalement que puisque nous n’y arrivons pas, autant ne plus être ni l’un, ni l’autre ?
Ce serait triste non ?
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4 commentaires sur “Ni garçon, ni fille

  1. Je dois avouer que j'ai beaucoup de difficulté avec ce concept de « ni garçon, ni fille. »

    Je dois être de la « vielle » école, mais je crois, fermement, qu'il faut que les enfants sachent dès leur jeune âge qu'ils sont – garçon ou fille.

    Pourquoi vouloir le cacher ? Au nom de l'égalité, disent-ils ? Mais, n'est-ce pas cette différence « montrée » qui fait de nous une appartenance, une entité à part entière ?

    Il y a eu – je l'avoue – trop de stéréotypes par le passé qu'il faut éviter à tout prix.

    Mes filles ont porté de ravissantes robes roses et joué à la poupée lorsqu'elle étaient petites et mes garçons ont joué avec des camions pour leur plus grand plaisir. Cependant, je leur ai appris à se respecter et à respecter les autres.

    Mes garçons ont, dès leur jeune âge, fait leur chambre, contrairement à moi lorsque j'étais enfant (ma mère me faisait faire le ménage de la chambre de mon frère.) Tu peux être certaine que même à cet âge, je savais que jamais au grand jamais – si j'avais des filles et des garçons – que mes filles deviendraient les servantes des « petits mâles. »

    Vive la différence ! Ne dit-on pas que l'ennui naquit de l'uniformité… ?

    Bonne journée Marie,

    Marjo

    1. Je pense comme toi Marjo qu'il n'est pas très sain de nier les différences. Car différences il y a ! C'est bien à mon avis de favoriser le plein épanouissement de chacun, en fonction de sa vérité, mais de là à nier les différences, je n'adhère pas tellement ! Je regarde mon petit garçon et j'aurais du pain sur la planche si je voulais l'inciter à jouer avec des poupées ! Il a eu sa phase « trains » et maintenant, ce sont les Transformers qui ont toute son attention…. Je pense que certaines choses sont innées, quoi qu'on en dise 😉

      Marie

  2. J'ai beaucoup de difficulté à comprendre cette façon de penser. J'ai gardé beaucoup d'enfants chez-moi ils jouaient tous ensemble et c'était pas long que la petite fille allait naturellement vers les poupées et les garçons vers les camions.Quand je racontais des histoires,il y en avaient pour les goûts de chacuns. C'était naturel pour eux. Mais de là à avoir des écoles sans distinction de sexes.Je ne comprends pas le pourquoi ni la nécessité. On se bat depuis des années pour l'égalité des sexes et on a encore du chemin à faire.D'où ça vient tout ça,pourquoi? Les mêler encore plus. Je suis dans la jeune cinquantaine et déjà depuis mes études il y a eu beaucoup d'évolution.On parle plus ouvertement de sexualité, d'homosexualité,bisexualité, transgenre,bisexualité, etc..tous des mots qu'on ne connaissaient pas dans « mon temps ».Nos jeunes aujourd'hui apprennent plus et pour eux c'est correct d'avoir disons deux papa ou deux mamans.On doit avant tout en tant que parents apprendre à nos enfants à vivre dans une société où il y a des différences.et à les respecter. L'évolution s'est faite très vite en tout cas ici au Québec,il s'en est passé des choses. Mais je n'adhère pas du tout à cette nouveauté.J'avoue bien franchement que ça me dépasse on y va un peu fort.Poutant je me considère une personne ouverte. merci pour ce billet très intéressant. et bonne fin de journée Marie.

    1. Merci pour ton commentaire que je partage entièrement ! J'ai un peu l'impression que sous un prétexte d'égalité, nous tombons dans un autre excès, soit celui de nier les différences. Et à la limite, de priver les enfants de ce pouvoir de s'identifier en apprenant de leur entourage. Je l'avoue, cela me laisse perplexe aussi !

      Bonne journée à toi !

      Marie

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