Ode au temps qui passe, celui après lequel on cours alors qu’il fuit entre nos doigts

Photo: IStock

Ce matin, tout juste l’extrait d’un texte écrit par le philosophe Sénèque, il y a quelques 2000 ans! Un texte qui comme vous le verrez, n’a pas pris une ride…  

Je l’ai trouvé sur le blogue Zen et organisée! Je me permets de reproduire l’extrait ici 😉

À quelques jours des fêtes de fin d’année, il m’inspire des résolutions !

«Oui, c’est cela mon cher Lucilius, revendique la possession de toi-même. Ton temps, jusqu’à présent, on te le prenait, on te le dérobait, il t’échappait. Récupère-le, et prends-en soin. La vérité, crois-moi, la voici : notre temps, on nous en arrache une partie, on nous en détourne une autre, et le reste nous coule entre les doigts. Pourtant, il est encore plus blâmable de le perdre par négligence. Et, à y bien regarder, l’essentiel de la vie s’écoule à mal faire, une partie à ne rien faire, toute la vie à faire autre chose que ce qu’il faudrait faire.
Peux-tu me citer un homme qui accorde du prix au temps, qui reconnaisse la valeur d’une journée, qu’il comprenne qu’il meurt chaque jour ? car notre erreur, c’est de voir la mort devant nous. Pour l’essentiel, elle est déjà passée. La partie de notre vie qui est derrière nous appartient à la mort. Fais donc, mon cher Lucilius, ce que tu me dis dans ta lettre : saisis-toi de chaque heure. Ainsi tu seras moins dépendant du lendemain puisque tu te seras emparé du jour présent. On remet la vie à plus tard et pendant ce temps, elle s’en va.
Tout se trouve, Lucilius, hors de notre portée. Seul le temps est à nous. Ce bien fuyant, glissant, c’est la seule chose dont la nature nous ait rendu possesseur : le premier venu nous l’enlève. Et la folie des mortels est sans limite : les plus petits cadeaux, ceux qui ne valent presque rien et qu’on peut facilement remplacer, chacun en reconnaît la dette, alors que personne ne s’estime en rien redevable du temps qu’on lui accorde, c’est-à-dire de la seule chose qu’il ne peut pas nous rendre, fût-il le plus reconnaissant des hommes.»

(Sénèque, Apprendre à vivre. Lettre à Lucilius (an 4 avant J.-C  / an 65 après J.-C) 

Suivez et aimez nous:
error0

Quelques suggestions de lecture supplémentaire :

(Re)Naissance

«Vint un temps où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d’éclore.» (– Anaïs Nin )  Cette magnifique citation me fait penser à ce billet, écrit il y a bien longtemps[...]

Écrire

Photo: IStockUn citation qui me parle tellement ces jours ci....«Cherchez en vous-mêmes. Explorez la raison qui vous commande d'écrire; examinez si elle plonge ses racines au plus profond de votre coeur; faites-vous cet aveu :[...]

Le temps pour penser

En ce vendredi matin, une toute petite pensée à mijoter !«Ce ne sont pas les événements de leur vie qui troublent les humains, mais les idées qu’ils s’en font.» (Épictète)Bonne journée ;-)

Sans compromis

 Photo: PABvision.com Lundi matin plutôt frais qui ne laisse plus aucun doute sur le fait que l'été soit en train de fuir, lentement mais sûrement... Et une citation sur laquelle je suis tombée[...]

Les mots des autres...ou Nancy Huston parlant de son besoin d'écrire

Crédit: Photo-libre.fr Dans une entrevue donnée à un journal Belge concernant son dernier livre, Reflets dans un œil d'homme, Nancy Huston parle de son désir-besoin d'écrire.... «Il est vrai que c'est plus un besoin qu'un désir. Ma mère[...]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.