10/6/16

Ces lieux dans lesquels je suis parvenue à flirter avec les bras de Morphée

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L’un des grands bonheurs de ma vie est sans doute d’avoir su dormir presque n’importe où….

  • Dans des autobus, lors d’au moins cette centaine d’aller-retours Val-D’Or-Montréal et Montréal-Val-D’or, pendant mes années d’études alors que je me sentais comme écartelée entre cette vie que je connaissais et celle que je voulais ;
  • Dans des hôtels à Prague, à Paris, à Vienne;
  • Dans deux ou trois avions;
  • Dans la salle d’attente d’un cabinet de dentiste;
  • En plein milieu d’un livre;
  • Ou en entendant des histoires à dormir debout;
  • Sur une chaise carrée et inconfortable, pendant une conférence;
  • Sur ma causeuse, au cours de quelques après-midis maintenant oubliés;
  • Dans un coffre à jouets, vidé de son contenu l’espace d’un instant et qui parvenait alors à contenir mes trois ou quatre ans;
  • Dans la maison grand-paternelle dans laquelle l’espace d’un été, je me suis sentie chez-moi;
  • Dans le train de banlieue que j’ai pris deux fois par jour, pendant huit ans, y consacrant quelques trois heures de façon quotidienne;
  • En douce, pendant un cours d’université particulièrement ennuyeux;
  • Sous un arbre, un après-midi trop ensoleillé;
  • Dans la salle sombre d’un cinéma, en catimini;
  • Sur la plage, dans un tout-inclus Cubain..

Et, parce que ce n’est pas toujours la nuit qu’on se prend à dormir, il me semble que certaines années de ma vie me paraissent aujourd’hui avoir été, elles aussi, vécues comme endormie…

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10/4/16

Le bruit assourdissant d’un quotidien qui s’emballe

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Ces temps-ci, j’ai un peu le sentiment d’être devenue muette… Sans voie.

Littéralement étourdie par le bruit ambiant.

Et soudainement, je me prends à rêver d’un lieu d’où seraient absents tous ces bruits qui étourdissent.

Twitter, Facebook et tous ces représentants de notre humanité qui se perd aujourd’hui dans le grand nuage de l’intangible. Témoins numériques d’une «conversation» qui résonne trop souvent comme un bourdonnement incessant qu’on finit par ne plus entendre.

Ou de cette fameuse «instantanéité». qui fini par nous laisser, nous, complètement décalés…

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10/3/16

Pages féminines d’un autre temps…

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À l’heure ou j’ai moi-même le sentiment de n’avoir rien à dire ;-)

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Mesdames, pour éviter meurtres, suicides ou divorces…

CESSEZ DONC DE PIAILLER AUTOUR DE VOS MARIS!

- «Qu’on brûle les mégères!» Voilà les dernières paroles, d’ailleurs apocryphes, d’un jeune Français retrouvé dernièrement dans son automobile, sur une petite route abrupte et déserte. Là, dans la paix environnante, il s’était gentiment brûlé la cervelle… pour rester dans l’esprit de ses dernières paroles, tout probablement. Cette histoire tragique avait débuté par une idylle. La mariée était fort belle. Elle était, disait-on, d’une douceur angélique. Seuls ceux qui ont lu Pascal, en son passage fameux sur les femmes, savent se méfier des anges. Notre jeune ami n’avait sans doute pas lu Pascal.

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09/22/16

Les mots des autres…Devenez ce que vous êtes

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«Il est tellement important de laisser certaines choses disparaître. De s’en défaire, de s’en libérer. Il faut comprendre que personne ne joue avec des cartes truquées. Parfois on gagne, parfois on perd. N’attendez pas que l’on vous rende quelque chose, n’attendez pas que l’on comprenne votre amour. Vous devez clore des cycles, non par fierté, par orgueil ou par incapacité, mais simplement parce que ce qui précède n’a plus sa place dans votre vie. 

Faites le ménage, secouez la poussière, fermez la porte, changez de disque. Cessez d’être ce que vous étiez et devenez ce que vous êtes»

(-Paulo Cuelho)

 

09/14/16

L’oeuf ou la poule?

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Depuis quelques temps, je me questionne.

Est-ce que nous provoquons réellement les événements par nos pensées? Comme beaucoup le prétendent ? Un cancer, une maladie ou un accident par exemple. Ou si nous les sentons plutôt venir.

Comme une évidence déjà inscrite dans le ciel…

Questionnements existentiels depuis la nuit des temps s’il s’en trouve! Du genre que je serais pour ma part tentée de classer dans la même catégorie que l’indémodable «L’oeuf ou la poule?»…

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09/13/16

L’imperceptible mouvement des plaques tectoniques

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Je suis retombée récemment sur un ancien texte qui, un peu étrangement, m’a semblé avoir trouvé une nouvelle résonance. Me laissant du coup avec cette impression, un peu comme dans le film américain Le jour de la marmotte, d’en être toujours devant les mêmes éternels questionnements existentiels. 

Un peu comme une roue qui tourne, déterminée à ne jamais s’arrêter.

Dans ce billet écrit il y a déjà quelques années, je racontais ainsi ma théorie du chandail trop petit. Une illustration qui m’était alors apparue comme la meilleure description que j’avais pu trouver afin de rendre plus visuelle la façon dont je me sentais alors, avec l’arrivée de la quarantaine.

En fait, dans cette «théorie» j’expliquais ainsi que c’était un peu ce que je comparais alors au phénomène du chandail trop petit.

Vous voyez ce que je veux dire ?

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09/13/16

Du pouvoir de l’apparente insignifiance des vagues

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«Pourquoi est-ce que je t’écris? Parce que j’en ai envie. Et parce que je ne veux pas attendre en silence la septième vague. Oui, ici on raconte l’histoire de l’implacable septième vague. Les six premières sont prévisibles et équilibrées. Elles se suivent, se forment l’une sur l’autre, n’amènent aucune surprise. Elles assurent une continuité. Six départs, si différents qu’ils puissent paraître vus de loin, six départs – et toujours la même arrivée.

Mais attention à la septième vague! Elle est imprévisible. Elle est longtemps discrète, elle participe au déroulement monotone, elle s’adapte à celles qui l’ont précédées. Mais parfois elle s’échappe. Toujours elle, toujours la septième vague. Elle est insouciante, innocente, rebelle, elle balaie tout sur son passage, remet tout à neuf. Pour elle, il n’y a pas d’avant, mais un maintenant. Et après, tout  à changé. En bien ou en mal? Seuls peuvent en juger ceux qui ont été emportés, qui ont eu le courage de se mettre face à elle, de se laisser entraîner.

Je suis assise ici depuis une bonne heure, je compte les vagues et j’observe ce que font les septièmes. Pour l’instant, aucune se n’est emballée. Mais je suis en vacances, je suis patiente, je peux attendre. Je ne perds pas espoir! Ici, sur la côte ouest, souffle un fort et chaud vent du sud

- «La septième vague», Daniel Glattauer.

 

09/12/16

L’amour un jour, l’amour toujours

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Et oui! Je l’avoue !

Il y a en moi une incorrigible idéaliste qui ne peut s’empêcher de craquer devant les histoires d’amour sur lesquelles on tombe parfois. Celles-ci semblant clairement sorties de l’imaginaire d’un romancier tant elles semblent incroyables !

Inutile donc de préciser que je trouve tout simplement magique cette histoire dont on a parlé dans les médias ces derniers jours. Celle-ci racontant en effet que des ouvriers, actuellement en plein chantier de rénovation du grand Hôtel Wilson Plaza de Nice, ont fait une découverte des plus surprenantes alors qu’ils s’affairaient autour d’un faux-plafond. Celui-ci révélant, à l’intérieur d’une vieille boîte à biscuits Brun, une lettre d’amour écrite en 1922 par une certaine Antoinette à son mystérieux Ernest chéri…

«Ernest chéri, (…), mon amour aimé, viens me secourir! Je te le demande de tout mon cœur. Je suis comme un corps sans âme parce que tu n’es pas là. Tu sais que je n’ai que toi n’est-ce pas? De tout cœur Ernest, viens vite, je t’attends et je t’aime. Ta Toinette. Ta chère petite fiancée au cœur brisé qui t’appelle bien fort

Incroyable n’est-ce pas ? C’est pourquoi, déterminée à percer le mystère derrière cette lettre, la direction de l’hôtel a demandé à La Poste de tenter de retrouver le nom des personnes qui auraient pu habiter dans les appartements de fonction qui se trouvaient justement à cette adresse au début des années vingts… En plus d’avoir lancé sur page Facebook  un appel à tous dans l’espoir de retrouver d’éventuels descendants de ces deux mystérieux amoureux.

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