11/13/09

Et les pièces du casse-tête se mettent en place..

Comme dans toutes histoires familiales – et la mienne ne fait pas exception à la règle – il est plus aisé de parler de ses ancêtres éloignés avec détachement puisque leur aura est alors baigné, pour une large part, de légende.

Les anecdotes entendues à leur sujet font d’eux, plus souvent qu’autrement, des personnages dignes d’un roman en raison du fait, probablement, qu’on les a parfois connu un peu mais le plus souvent, pas du tout.

Il en va tout autrement lorsqu’on arrive à parler de ses grand-parents et de ses parents qui eux, ont un visage dans notre esprit…Mais en même temps, je pense qu’il est frappant de constater qu’en parallèle de celui de notre famille, c’est le portrait de l’évolution de la société elle-même qui s’en trouve brossé du même coup…

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11/12/09

De surprise en surprise !

Je suis surprise de constater qu’une de mes très peu nombreuses mais plus fidèles lectrices est…ma mère…qui suit mes chroniques comme on dévore un roman policier : avec curiosité (et une pointe d’angoisse ?) m’appelant pour savoir ce qui arrivera ensuite dans mon histoire !!

Comme quoi les secrets familiaux ont une certaine parenté avec la célèbre marmotte qui, au printemps, n’est pas tout à fait certaine si elle sortira de sa cachette ou non…

Enfin bref…

Je suis à écrire la suite et vous reviendrai sous peu ;-) Mais de grâce ! Rassurez-moi et dites-moi que je ne suis pas seule à avoir une histoire familiale aussi rocambolesque !!!

11/10/09

Là ou le mystère s’épaissit

Lucienne, la toute jeune épouse de Dollard m’apparaît comme une totale énigme ! Née en 1908, on sait peu de choses d’elle sinon qu’elle épousa mon arrière-grand-père à St-Charles-de-Limoilou, en juillet 1923.

Calqua-t-elle son humeur sur la Grande Dépression de l’époque ? Fut-elle atteinte d’un syndrome post-partum suite à la naissance de ses deux enfants ? Ou était-elle simplement une femme qui était incapable de se conformer aux normes du moment, ou encore, contestataire ? Là dessus, je n’ai aucune réponse ! Peut-être que le mariage et la maternité n’étaient tout simplement pas sa tasse de thé…

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11/9/09

Au début…

C’est en janvier 1877 qu’est effectivement née Adeline , cette femme qui était destinée à devenir mon arrière-arrière grand-mère (ou plutôt de qui j’étais destinée à devenir l’arrière-arrière petite fille !).

Le 11 juin 1894, elle épouse à St-Raymond dans le Compté de Portneuf mon arrière-arrière grand-père, Édouard. Au moment de leur mariage, dans la tradition de l’époque, Adeline était tout juste âgée de 17 ans…. Ensemble, ils auront plusieurs enfants, dont deux en particulier qui reviendront plus tard dans mon histoire; Dollard et Anne-Marie.

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11/5/09

À la recherche de soi

Certaines personnes pourraient penser que je suis ce qu’on pourrait appeler une « superwomen », partagée entre travail, enfants (le petit garçon que j’ai, la petite fille que j’ai perdu), mari, amis, mère malade, famille que l’on pourrait qualifier de…hors-norme…mais le temps tout de même de faire mes confitures et mon pain !

Mais pour paraphraser Simone de Beauvoir qui disait « nous ne naissons pas femme, nous le devenons », je dirais simplement que le fait d’être une « superwomen », loin d’être inné relèverait plutôt de l’instinct de survie. Essayez d’installer une souris sur un tapis roulant, puis augmentez la vitesse du tapis…vous comprendrez assez vite ce que je veux dire ! Les chances que la dite souris comprenne d’instinct qu’elle est mieux de savoir pédaler sont en effet assez probables !

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10/27/09

Un voyage ?

Photo: IStock

J’ai compris très jeune qu’au lieu de garder honteusement pour moi les secrets et déboires de ma famille, risquant ainsi l’asphyxie émotionnelle, ou dans le pire des cas, la dépression majeure, je pouvais en toute sécurité tout raconter.

Du père alcoolique à la grand-mère lesbienne, du frère préférant de loin affronter les Talibans que de supporter son sentiment d’impuissance face à notre mère, au grand-père vivant mieux avec les arbres qu’avec les humains, de la mère trois fois mariée, deux fois veuve, trois fois divorcée (qu’est-ce qu’elle n’a pas compris ? comme dirait mon grand-père !) , à la tante qui s’était sauvée par la fenêtre à 17 ans pour aller rejoindre son amoureux, un peu comme dans une fresque de Garcia Marquez, et qui en était revenue 7 ans plus tard …pour souper.

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08/25/09

Le principe de la relativité…

 

Crédit: IStock

Tout est relatif !

On a beau entendre cette petite phrase à toutes les sauces, on en comprend tout le sens qu’à quelques moments privilégiés !

Ainsi, alors que je lunchais avec une amie que je n’avais pas vue depuis longtemps, j’ai eu l’immense soulagement de constater que je n’étais pas la seule à vivre une crise existentielle ! Mon amie (que nous appellerons Lizzie) en était au même stade de sa vie ! Soit, remise en question professionnelle, sentiment d’inutilité, sensation d’être dans la vie de quelqu’un d’autre… Enfin, vous savez ce que je veux dire !

En fait, c’est ce que je compare au phénomène du chandail trop petit: on a beau avoir porté ce chandail pendant un bon bout de temps, avec même une certaine fierté et un contentement non feint, n’en demeure pas moins qu’on se lève un matin avec le sentiment que quelque chose cloche, n’est pas comme la veille. Nous n’en saisissons pas nécessairement le sens immédiatement mais on finit bien par se rendre à l’évidence: notre chandail commence sérieusement à être trop petit ! On peut toujours se dire qu’on continuera de le porter un peu, soit le temps nécessaire pour finir la saison peut-être ? Mais vient forcément un jour ou on ne peut plus faire semblant, faute d’avoir l’air d’un saucisson mal emballé ! Ce chandail a beau avoir été le plus confortable du monde, faire malgré ses années l’envie de tous, il ne nous va tout simplement plus !

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08/24/09

La bourse ou la vie !

 

Crédit: Pixabay

L’amour dure trois ans. La première année, on achète des meubles, la seconde, on les déplace et la troisième année, on se les sépare ! Ce n’est pas moi qui le dit mais l’auteur français Frédéric Begbeder.

Il ne fait aucun doute à mes yeux que si l’amour ne se termine pas toujours après trois ans, l’art de la cohabitation, avec les années, en vient quant à lui à se confondre étrangement avec certains principes d’Économie… Ça demande alors un peu plus de talent dans l’art d’agencer lesdits meubles !

Un exemple de ce que j’avance ?

Lors de notre dernier 5 à 7, mon amie Karla me raconta-t-elle justement une anecdote vécue avec son conjoint, démontrant dans toute sa splendeur ma théorie sur les couples et la bourse.

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08/17/09

Le chaos et les limites de l’imagination

Rendu à cette étape de votre lecture, peut-être vous êtes vous demandé «Mais d’ou elle sort cette Marie-Quatre-poches» ???

Outre la série télévisée jeunesse qui fut diffusée sur les ondes de la société d’État de 1967 à 1968 avant d’être rediffusée à quelques reprises par la suite, une petite recherche sur Internet et vous découvrirez qu’une Marie-Quatre-poches est une femme «sans ordre, mal habillée et qui tient mal sa maison». Si les deux dernières caractéristiques me définissent moins (appel à témoins !), le désordre, le chaos et moi ne faisons assurément qu’un !

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08/12/09

Parce qu’on vient tous de quelque part…

Vous ais-je déjà parlé de ma mère ? J’imagine que non car je puis vous affirmer sans l’ombre d’un doute que vous vous en souviendriez !

Toute femme a sans doute avec sa mère (dites moi que c’est le cas sinon je vais être vraiment mais alors là, vraiment très déprimée !) une relation qui bien que teintée d’un mélange de respect et d’admiration peut parfois être aussi le reflet de ce à quoi on ne veut surtout pas ressembler !

La mienne, aussi loin que je me souvienne, a toujours été le genre de femme ayant beaucoup de difficulté à identifier ses propres rêves et désirs et laissant plus souvent qu’autrement la vie décider pour elle. Ce qui a fait que j’ai par conséquent été plus une mère qu’une fille pour elle. Et avec l’arrivée de la quarantaine pour moi et l’accusé d’un diagnostique de Parkinson pour elle, disons que je me sens un peu moins missionnée pour être la mère de qui que ce soit, autre que mon fils, ayant découvert que j’étais bien incapable de supporter tout le poids du monde !

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