12/23/09

En attendant les résolutions…

En bonne « cinglée » que je suis, j’ai comme l’impression d’entendre ces jours-ci des voix me disant « Long time no see » ! Et il est vrai que je me fais plutôt silencieuse par les temps qui courent ! 

Mais soyez sans crainte, je vous reviendrai bientôt avec la suite sans queue ni tête de mon histoire familiale – tout ce qu’il y a de plus « typique » – comme le dirait sans doute mon amie Karla ! Et surtout que parlant d’elle, nous nous sommes découvert à travers ce blog, des liens de « cousinage »; nos ancêtres respectifs s’étant côtoyés bien avant nous ! Mais cette histoire là, je vous la raconterai,…un peu plus tard ! 

Le temps bien sur d’aller me pencher sur mes résolutions pour 2010 ! 

D’ici là, et comme le dirait le Groupe Beau Dommage : « 23 décembre, Joyeux Noël, Monsieur Côté, Salut ti-cul, on se r’verra, le sept janvier »

12/6/09

Parenthèse

Dimanche, 19 jours avant Noël !

Avez-vous remarqué à quel point, peu importe l’époque ou l’on vit, il y a de ces petits rituels qui nous sortent de notre quotidien et pendant lesquels notre esprit fait enfin la paix avec tous les soucis, nous permettant l’espace d’un instant de tout oublier ?

Pour moi, ces petits moments se produisent lorsque je cuisine. Non pas que je sois un grand chef ! Loin s’en faut ! Cependant, lorsque je cuisine, je ne fais pas que cuire le souper ou préparer de quoi remplir l’estomac. J’y trouve au contraire l’espoir d’ainsi forger mon éternité. Rien de moins ! (Intense vous dites ???)

Continue reading

12/3/09

Déracinement

Pexels

À ce point de mon histoire, vous vous demandez peut-être ce qui a amenée la famille de mon grand-père en Abitibi ?

La guerre bien sur !

En effet, la guerre de 14, et avec elle l’arrivée de la conscription rendra un peu inquiet mes arrière-arrière grand-parents, Alfred et Julie, pour l’avenir de leurs fils. En effet, trois des dix fils vivants sont alors en âge d’être enrôlés, Ernest, Joseph et Émile. C’est ainsi que devant l’insistance des recruteurs militaires qui désirent les enrôler, Alfred décide-t-il de faire un beau « cadeau » à ses trois fils (dont mon grand-père Joseph) en leur achetant chacun une terre en Abitibi. Disons que j’aurais bien envie de lui demander pourquoi il n’a pas eu la créativité de penser à un endroit plus chaud mais bon… Il semble qu’on fasse avec ce qu’on a ! Mais il ne fait aucun doute que c’est cette décision qui allait séparer physiquement cette grande famille en deux clans, ceux de l’Abitibi et ceux qui étaient demeurés en Mauricie.

Continue reading

12/1/09

L’appel de l’aventure…

Bien qu’il m’apparaisse difficile de cerner ce qui a bien pu réunir un jour mes grand-parents, il reste néanmoins que l’histoire familiale de mon grand-père fut tout aussi « romanesque » que celle de Jeanne, ma grand-mère.

Ainsi, mon arrière-arrière grand-mère, Julie, (la grand-mère de mon grand-père, vous l’aurez compris !) naquit-elle près de Plessisville en 1866. Instruite (elle avait pu aller à l’école jusqu’à 14 ans !), elle refuse cependant un emploi d’institutrice pour, comme beaucoup d’autres jeunes de l’époque, aller tenter sa chance aux États-Unis. Hébergée chez une tante à Lowell, elle y trouve un emploi dans une manufacture de coton, ou elle fera d’ailleurs la connaissance de celui qui allait devenir son mari, mon arrière-arrière grand-père Alfred.
Continue reading

11/27/09

Fabulation ?

Lorsque j’ai débuté ce blogue il y a quelques mois, je vous disais que j’adorais les livres. Pour les mondes qu’ils nous font découvrir ; pour les personnages qu’ils nous font aimer ou détester ; pour la vision du monde qu’ils nous apportent.

Mais également, pour la façon qu’ils ont parfois de nous aider à vivre. Il en va de même pour le cinéma que je consomme sans modération ! (Et il n’y a pas de thérapie, j’ai vérifié!)

Ainsi, vous souvenez-vous du film Big Fish du réalisateur Tim Burton (La légende du gros poisson en français) ? Ce matin, en route vers le travail, je me suis rappelé ce film de 2003 que j’avais beaucoup aimé, et je me suis souvenue qu’il s’agissait là d’une belle façon de voir la notion de famille.

Continue reading

11/25/09

Là ou les mots manquent

Mon grand-père est sans aucun doute l’image masculine la plus positive que je conserve à l’esprit ! En effet, lorsque je pense à lui, je ne peux m’empêcher de lui vouer une certaine admiration pour l’homme qu’il a été et qu’il est toujours.

Lui et ma grand-mère, aussi loin que je me souvienne, ont toujours vécu séparément mais sans jamais divorcer. Ainsi, il a été à côté d’elle jusqu’à la mort de celle-ci, la veillant au chevet de son lit d’hôpital jusqu’à la fin, il y a quelque cinq ans déjà.

Bien qu’ils aient vécu chacun de leur côté pendant des années, je me souviens que lorsque j’étais toute jeune, ma grand-mère allait tous les dimanches faire le souper pour toute la famille qui se rassemblait alors dans la maison « grand-paternelle » pour le souper dominical. Une petite maison qui dans mon souvenir, restera toujours celle qui trônait fièrement sur le haut de la côte, dans ce rang qui serpentait comme un ruban dans la campagne, au milieu des champs et de tous ces arbres que mon grand-père a passé sa vie à planter. Car « l’homme qui plantait des arbres », c’était bien lui !

Continue reading

11/16/09

Mutinerie

Bon, ça suffit les folies !

Vous aurez sans doute compris, amis lecteurs, que l’auteure de ce blog s’est jusqu’ici cachée derrière mon identité, moi Marie-Quatre-Poche, afin de vous raconter l’histoire de sa famille, la vie de ses ancêtres. Ainsi, Mademoiselle joue-t-elle la carte de la transparence mais, elle n’assume pas vraiment, vous pensez bien !

En effet, je commence à me rendre compte qu’elle semble depuis quelques jours un peu plus frileuse à l’idée que le récit se rapproche dangereusement d’elle et qu’elle devra forcément un moment donné raconter des choses dans lesquelles elle est impliquée directement et émotivement !

Continue reading

11/13/09

Et les pièces du casse-tête se mettent en place..

Comme dans toutes histoires familiales – et la mienne ne fait pas exception à la règle – il est plus aisé de parler de ses ancêtres éloignés avec détachement puisque leur aura est alors baigné, pour une large part, de légende.

Les anecdotes entendues à leur sujet font d’eux, plus souvent qu’autrement, des personnages dignes d’un roman en raison du fait, probablement, qu’on les a parfois connu un peu mais le plus souvent, pas du tout.

Il en va tout autrement lorsqu’on arrive à parler de ses grand-parents et de ses parents qui eux, ont un visage dans notre esprit…Mais en même temps, je pense qu’il est frappant de constater qu’en parallèle de celui de notre famille, c’est le portrait de l’évolution de la société elle-même qui s’en trouve brossé du même coup…

Continue reading

11/12/09

De surprise en surprise !

Je suis surprise de constater qu’une de mes très peu nombreuses mais plus fidèles lectrices est…ma mère…qui suit mes chroniques comme on dévore un roman policier : avec curiosité (et une pointe d’angoisse ?) m’appelant pour savoir ce qui arrivera ensuite dans mon histoire !!

Comme quoi les secrets familiaux ont une certaine parenté avec la célèbre marmotte qui, au printemps, n’est pas tout à fait certaine si elle sortira de sa cachette ou non…

Enfin bref…

Je suis à écrire la suite et vous reviendrai sous peu ;-) Mais de grâce ! Rassurez-moi et dites-moi que je ne suis pas seule à avoir une histoire familiale aussi rocambolesque !!!

11/10/09

Là ou le mystère s’épaissit

Lucienne, la toute jeune épouse de Dollard m’apparaît comme une totale énigme ! Née en 1908, on sait peu de choses d’elle sinon qu’elle épousa mon arrière-grand-père à St-Charles-de-Limoilou, en juillet 1923.

Calqua-t-elle son humeur sur la Grande Dépression de l’époque ? Fut-elle atteinte d’un syndrome post-partum suite à la naissance de ses deux enfants ? Ou était-elle simplement une femme qui était incapable de se conformer aux normes du moment, ou encore, contestataire ? Là dessus, je n’ai aucune réponse ! Peut-être que le mariage et la maternité n’étaient tout simplement pas sa tasse de thé…

Continue reading