Au début…

C’est en janvier 1877 qu’est effectivement née Adeline , cette femme qui était destinée à devenir mon arrière-arrière grand-mère (ou plutôt de qui j’étais destinée à devenir l’arrière-arrière petite fille !).

Le 11 juin 1894, elle épouse à St-Raymond dans le Compté de Portneuf mon arrière-arrière grand-père, Édouard. Au moment de leur mariage, dans la tradition de l’époque, Adeline était tout juste âgée de 17 ans…. Ensemble, ils auront plusieurs enfants, dont deux en particulier qui reviendront plus tard dans mon histoire; Dollard et Anne-Marie.

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À la recherche de soi

Certaines personnes pourraient penser que je suis ce qu’on pourrait appeler une « superwomen », partagée entre travail, enfants (le petit garçon que j’ai, la petite fille que j’ai perdu), mari, amis, mère malade, famille que l’on pourrait qualifier de…hors-norme…mais le temps tout de même de faire mes confitures et mon pain !

Mais pour paraphraser Simone de Beauvoir qui disait « nous ne naissons pas femme, nous le devenons », je dirais simplement que le fait d’être une « superwomen », loin d’être inné relèverait plutôt de l’instinct de survie. Essayez d’installer une souris sur un tapis roulant, puis augmentez la vitesse du tapis…vous comprendrez assez vite ce que je veux dire ! Les chances que la dite souris comprenne d’instinct qu’elle est mieux de savoir pédaler sont en effet assez probables !

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Un voyage ?

Photo: IStock

J’ai compris très jeune qu’au lieu de garder honteusement pour moi les secrets et déboires de ma famille, risquant ainsi l’asphyxie émotionnelle, ou dans le pire des cas, la dépression majeure, je pouvais en toute sécurité tout raconter.

Du père alcoolique à la grand-mère lesbienne, du frère préférant de loin affronter les Talibans que de supporter son sentiment d’impuissance face à notre mère, au grand-père vivant mieux avec les arbres qu’avec les humains, de la mère trois fois mariée, deux fois veuve, trois fois divorcée (qu’est-ce qu’elle n’a pas compris ? comme dirait mon grand-père !) , à la tante qui s’était sauvée par la fenêtre à 17 ans pour aller rejoindre son amoureux, un peu comme dans une fresque de Garcia Marquez, et qui en était revenue 7 ans plus tard …pour souper.

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Le principe de la relativité…

 

Crédit: IStock

Tout est relatif !

On a beau entendre cette petite phrase à toutes les sauces, on en comprend tout le sens qu’à quelques moments privilégiés !

Ainsi, alors que je lunchais avec une amie que je n’avais pas vue depuis longtemps, j’ai eu l’immense soulagement de constater que je n’étais pas la seule à vivre une crise existentielle ! Mon amie (que nous appellerons Lizzie) en était au même stade de sa vie ! Soit, remise en question professionnelle, sentiment d’inutilité, sensation d’être dans la vie de quelqu’un d’autre… Enfin, vous savez ce que je veux dire !

En fait, c’est ce que je compare au phénomène du chandail trop petit: on a beau avoir porté ce chandail pendant un bon bout de temps, avec même une certaine fierté et un contentement non feint, n’en demeure pas moins qu’on se lève un matin avec le sentiment que quelque chose cloche, n’est pas comme la veille. Nous n’en saisissons pas nécessairement le sens immédiatement mais on finit bien par se rendre à l’évidence: notre chandail commence sérieusement à être trop petit ! On peut toujours se dire qu’on continuera de le porter un peu, soit le temps nécessaire pour finir la saison peut-être ? Mais vient forcément un jour ou on ne peut plus faire semblant, faute d’avoir l’air d’un saucisson mal emballé ! Ce chandail a beau avoir été le plus confortable du monde, faire malgré ses années l’envie de tous, il ne nous va tout simplement plus !

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La bourse ou la vie !

 

Crédit: Pixabay

L’amour dure trois ans. La première année, on achète des meubles, la seconde, on les déplace et la troisième année, on se les sépare ! Ce n’est pas moi qui le dit mais l’auteur français Frédéric Begbeder.

Il ne fait aucun doute à mes yeux que si l’amour ne se termine pas toujours après trois ans, l’art de la cohabitation, avec les années, en vient quant à lui à se confondre étrangement avec certains principes d’Économie… Ça demande alors un peu plus de talent dans l’art d’agencer lesdits meubles !

Un exemple de ce que j’avance ?

Lors de notre dernier 5 à 7, mon amie Karla me raconta-t-elle justement une anecdote vécue avec son conjoint, démontrant dans toute sa splendeur ma théorie sur les couples et la bourse.

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Le chaos et les limites de l’imagination

Rendu à cette étape de votre lecture, peut-être vous êtes vous demandé «Mais d’ou elle sort cette Marie-Quatre-poches» ???

Outre la série télévisée jeunesse qui fut diffusée sur les ondes de la société d’État de 1967 à 1968 avant d’être rediffusée à quelques reprises par la suite, une petite recherche sur Internet et vous découvrirez qu’une Marie-Quatre-poches est une femme «sans ordre, mal habillée et qui tient mal sa maison». Si les deux dernières caractéristiques me définissent moins (appel à témoins !), le désordre, le chaos et moi ne faisons assurément qu’un !

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Parce qu’on vient tous de quelque part…

Vous ais-je déjà parlé de ma mère ? J’imagine que non car je puis vous affirmer sans l’ombre d’un doute que vous vous en souviendriez !

Toute femme a sans doute avec sa mère (dites moi que c’est le cas sinon je vais être vraiment mais alors là, vraiment très déprimée !) une relation qui bien que teintée d’un mélange de respect et d’admiration peut parfois être aussi le reflet de ce à quoi on ne veut surtout pas ressembler !

La mienne, aussi loin que je me souvienne, a toujours été le genre de femme ayant beaucoup de difficulté à identifier ses propres rêves et désirs et laissant plus souvent qu’autrement la vie décider pour elle. Ce qui a fait que j’ai par conséquent été plus une mère qu’une fille pour elle. Et avec l’arrivée de la quarantaine pour moi et l’accusé d’un diagnostique de Parkinson pour elle, disons que je me sens un peu moins missionnée pour être la mère de qui que ce soit, autre que mon fils, ayant découvert que j’étais bien incapable de supporter tout le poids du monde !

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Péripéties littéraires

J’ai avec les livres une relation qu’on pourrait qualifier de particulière. Je les accumule, les lis, les survole et ce, que ce soit lentement avec délectation, rapidement à la vitesse grand V ou bien en diagonale. Quoi qu’il en soit, je résiste difficilement au plaisir sans nom de toucher et de sentir un beau livre et la vue d’une librairie me rend folle, un peu comme un enfant devant un magasin de jouets.

Et sur ma table de chevet, peuvent se voisiner dans un désordre total autant un Soyez femme mais pensez comme un homme de Steve Harvey que La prophétie des andes de James Redfield ou bien encore, Conseils d’une amie pour des temps difficiles de Pema Chödrön (ce dernier livre m’est très utile par les temps qui courent 🙂

À travers tout ça, il y a de ces livres qu’on a littéralement détesté, au point ou on a connu un moment d’extase sans nom le jour ou on a refermé le livre en question. Pour moi ce fut sans aucun doute le livre Belle du Seigneur de Cohen ! C’est long, il y a des descriptions à n’en plus finir. L’un des personnages est le comble de la fainéantise qu’on suit pendant au moins trois chapitres alors qu’il joue avec un crayon,…L’autre (sa femme) prend son bain pendant quelque 3-4 chapitres et on assiste au défilement sans queue ni tête de ses pensées (et ce sans aucune virgule ni aucun point…) Long que je vous dis! (et essoufflant !) J’avais à l’époque trouvé ce titre sur une liste du genre « les 100 meilleurs livres du XXième siècle ».

Me voilà donc qui court à la librairie pour me procurer celui-ci, prenant soin de le suggérer à mon amie Carla. J’ai finalement délaissé ce livre à la 500ième pages (sur environ 1500). Mais, le destin qui aime s’amuser; voilà l’amie en question qui arrive avec le même livre qu’elle venait d’acheter….J’ai finalement lu le livre en entier, ça m’a pris environ 1 an mais, encore aujourd’hui c’est le livre qui m’a le plus marqué. Par son style, par ses descriptions, par son rythme, etc. Indescriptible !

Disons que je pourrais qualifier ça « d’expérience » !

Vous comprendrez donc que lorsque j’ai envoyé un courriel à Carla pour lui suggérer un nouveau livre que j’avais découvert, « Un cœur glacé » de l’auteure espagnole Almudena Grandes, elle s’est (comment dirait-on?) méfiée un peu et a plutôt suggéré que je lise les 500 premières pages en premier (en éclaireur ?) !

Elle a cru bon au passage de me rappeler la « passe de l’aiguisoir » du livre de Cohen, me citant un extrait au cas ou j’aurais oublié : « je les vois pris devant ma matérialité d’un malaise de supériorité d’une hauteur de spiritualité jamais expliquée mais toujours écrasante […] leur spiritualité justifie l’injustice et leur permet de garder leur bonne conscience et de leurs rentes […] oui Dieu existe si peu que j’en ai honte pour Lui […]».

Sommes- nous donc les deux seules folles à avoir lu ce livre en entier ? Dans le genre d’un couvert à l’autre ? (Vous ais-je dit que les questionnements n’épargnaient aucune sphère de ma vie ?)

Et ainsi commença mon histoire…

 

Pixabay

Je suis cinglée !

Voilà, c’est dit ! Convenons donc dès maintenant que je ne suis aucunement responsable des dommages que vous pourriez subir à la lecture des péripéties de mon univers tout ce qu’il y a de plus typique !

Ce fait accepté, je puis maintenant commencer à vous faire partager mon quotidien qui, vous serez forcé de le constater, est à des années lumières de la banalité !

Tout d’abord (ceux qui sont déjà passé par là comprendront !), le monstre de la quarantaine m’a rattrapé ! Moi qui pensait que c’était comme les extra-terrestres, qu’on en parlait beaucoup mais que personne n’en avait jamais vu ! Je puis vous confirmer aujourd’hui que c’est un moment de la vie qui nous entre dedans à la vitesse d’un 4×4 pas assuré ! Ça peut donc faire mal !

Je vous invite donc à me suivre dans mon univers ! La seule chose que je puis vous garantir c’est que vous ne vous y ennuierez pas ! Le pire qui puisse arriver étant que vous découvriez rapidement que même une chatte y perdrait ses petits !

Alors ! Bienvenue chez-moi?

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